Les Défis du CEA n°162 jui/aoû 2011
Les Défis du CEA n°162 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°162 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : nanosciences... la toxicologie change d'échelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 À la une les défis du cea juillet-août 2011 Croissance par la base de nanotubes de carbone, en plusieurs couches. CEA
↖ PLUS D’INFORMATIONS SUR numéro 160 www.cea.fr les d éfis du cea NANOSCIENCES La révolution « nano » engendre des préoccupations environnementales et sanitaires qui sont à la hauteur de ses enjeux scientifiques et techniques. Le CEA a donc étendu son programme de recherche en toxicologie pour étudier les nanoparticules et déterminer leur impact. Biologistes, chimistes, modélisateurs conjuguent leurs forces et expertises pour apporter des éléments de réponse. TEXTE 1 : Capucine Romefort LA TOXICOLOGIE CHANGE D’ÉCHELLE Textiles, matériaux de construction, médicaments, cosmétiques… Les produits d’usage courant comportent de plus en plus de nanomatériaux manufacturés. L’Anses 2 en dénombre déjà 246 commercialisés sur le marché français 3, et la tendance va en s’accentuant. Dans un avis rendu en mars 2010, cette agence pointait notamment la nécessité d’améliorer la méthodologie d’évaluation du risque sanitaire pour prendre en compte les spécificités des nanomatériaux. En d’autres termes, il n’en va pas de la toxicologie des nanoparticules, de l’ordre de 1 à 100 nanomètres (soit environ 1000 fois plus petit que l’épaisseur d’un cheveu), comme de celle des composés déjà connus et expertisés. « Compte tenu de la vitesse à laquelle de nouvelles nanoparticules sont inventées, il faut faire vite. Aujourd’hui, la communauté scientifique s’accorde à dire qu’il faut à la fois faire entrer l’étude de ces particules dans des référentiels existants, et élaborer de nouvelles méthodes au cas où les précédentes seraient incomplètes », Compte tenu de la vitesse à laquelle les nanoparticules sont inventées, il faut faire vite. notes : 1. Cet article a été publié dans le magazine Bio’actif, du CEA/Fontenay-aux- Roses, en avril 2011. 2. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, du travail et de la consommation. 3. Selon un rapport publié par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail publié le 15 mars 2010. constate Éric Quéméneur, directeur du programme transversal Toxicologie au CEA (voir interview p.10). Afin de gagner en efficacité, les acteurs français ont choisi de pousser leurs recherches sur trois grandes familles de nanoparticules parmi les plus employées dans l’industrie : les oxydes de titane, les oxydes de silice et les nanotubes de carbone. Pour déterminer les référentiels à utiliser, une approche consiste à tenter de les classer par familles de risque. C’est l’un des objectifs de Sylvie Chevillard, du CEA-iRCM. La grande difficulté est que chaque nano doit être considérée comme singulière. Cela va même plus loin car, pour une même composition chimique et une même forme, il faut regarder différemment une nanoparticule de 5, 10, 50 ou 100 nm de diamètre. Son équipe étudie les effets de 20 nanoparticules caractérisées selon une dizaine de critères physico-chimiques (taille, forme, charge, volume…) en pratiquant une dizaine de tests systématiques sur des cellules de colon, de foie, de rein et de poumon et leur ADN. En compilant les résultats de ces tests, l’équipe espère distinguer des critères déterminant les différents types de toxicité de ces particules, ce qui permettrait de les classer par famille. « Classiquement, on établit des relations entre la masse de produit et l’effet, il semble évident que pour les nanoparticules, il fau- 7 » >



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