Les Défis du CEA n°162 jui/aoû 2011
Les Défis du CEA n°162 jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°162 de jui/aoû 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : nanosciences... la toxicologie change d'échelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 À la une les défis du cea juillet-août 2011 » > programme européen Nanogenotox, qui s’intéresse à la toxicité des nanos sur le patrimoine génétique (voir encadré p.8), a sollicité le savoir-faire de ces équipes pour suivre la trajectoire de quatre types de NtC déjà commercialisés. L’ultime enjeu reste de limiter au maximum le recours à l’expérimentation animale. Il est donc nécessaire de disposer de modèles biologiques fiables concernant notamment le passage ou non des barrières biologiques par les nanoparticules. C’est l’ambition du projet français Nano-Trans. Suivre les nanoparticules dans notre organisme Dans ce cadre, l’équipe d’Aloïse Mabondzo à l’iBiTec-S teste le passage d’oxydes de titane du système sanguin vers le cerveau à l’aide du modèle de barrière hémato - encéphalique que son équipe a développé pour les industriels de la pharmacie. L’équipe de Marie Carrière s’intéresse, quant à elle, à leur éventuel passage à travers interview L’ultime enjeu reste de limiter au maximum le recours à l’expérimentation animale. Éric Quéméneur, directeur du programme transversal Toxicologie du CEA Pour éviter la redondance des expertises toxicologiques, les études des nanoparticules sont réparties au niveau mondial dans différents projets, dont le programme transversal Toxicologie du CEA. LES DÉFIS DU CEA Comment le CEA aborde-t-il la nanotoxicologie ? E. Q. | Au niveau mondial, la toxicologie des nanoparticules n’a pas progressé aussi vite que les développements industriels. Il y a donc un enjeu d’organisation afin d’obtenir au plus vite une réponse collective quant aux risques sur la santé humaine et l’environnement. En premier lieu, il faut éviter la redondance des expertises. Ainsi, les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) se sont réparti les nanoparticules sur lesquelles ils veulent travailler. Des projets européens et nationaux voient le jour. Au CEA, le programme transversal Toxicologie coordonne les savoir-faire des laboratoires pour optimiser notre force d’action. Et pour l’étude de l’impact des nanoparticules sur la santé humaine, nous orientons fortement nos efforts vers la toxicologie prédictive. LES DÉFIS DU CEA Qu’est-ce que la toxicologie prédictive ? E. Q. | C’est une nouvelle approche en toxicologie qui s’appuie davantage sur les modèles cellulaires humains et numériques pour analyser et prédire les dangers que sur l’approche plus classique qui consiste à décrire les effets des produits en ayant recours assez systématiquement à l’expérimentation animale. Outre son aspect éthique évident, l’avantage de cette approche réside dans sa capacité à produire des résultats à haut débit, la barrière digestive. « Des nanoparticules sont d’ores et déjà incluses dans la composition d’aliments, nous devons donc comprendre leurs voies d’entrée et surveiller leur devenir dans l’organisme », alerte la biologiste. Malgré leur pertinence, ces recherches n’informeront que sur les effets biologiques et la nocivité potentielle des nanoparticules et ne permettront pas seules d’évaluer les risques sur la santé. Pour évaluer ces derniers, il faut aussi quantifier et qualifier l’exposition des populations et des travailleurs : quelle est la probabilité qu’un individu soit exposé à une particule ? Sous quelle forme entre et s’accumule la particule, et dans quel organe ? Des populations seraient-elles plus vulnérables (enfants, femmes enceintes…) ou plus exposées ? C’est en prenant en compte l’ensemble des études mondiales concernant tous ces paramètres qu’un comité se positionnera sur les risques liés à ces nouveaux produits. dans des délais rapides et pour un coût acceptable. Car il ne faut pas se leurrer, les industriels n’accepteront de soumettre leurs produits à ces tests que si les conditions économiques coïncident avec leurs exigences de compétitivité. LES DÉFIS DU CEA Pourquoi un programme transversal ? E. Q. | Le CEA a fait des nanoparticules un secteur clé. Or, le développement de ces technologies doit se faire dans un contexte maîtrisé. Un programme transversal en toxicologie permet de prendre en compte les données très en amont. De plus, l’apport des sciences physiques, chimiques et informatiques à la biologie est fondamental car leur étude nécessite un gros arsenal technique. Laure Sauboy
numéro 162 À la pointe Remettre en cause des postulats, investiguer les constituants hypothétiques de la matière noire, sonder le cœur d’une étoile en fin de vie ou encore développer des start-up à partir de technologies prometteuses… la palette de compétences des chercheurs du CEA est large et attire autant les industriels que les instances publiques. J.-M. Bouquet et J. Slama/Science/AAAS UN ZOOPLANCTON PEU BANAL ! Grâce à cette drôle de bestiole appelée Oikopleura dioica, un consortium international, dont le CEA-Génoscope fait partie, remet en cause les liens supposés entre l’ordre des gènes et la morphologie des êtres vivants. Le séquençage du zooplancton Oikopleura a en effet révélé une organisation des gènes complètement différente des espèces voisines. AVIONS À L’ÉPREUVE Le CEA/Gramat participe à un programme du Conseil pour la recherche aéronautique civile qui vise l’intégration des techno - logies et la réduction des risques majeurs. Ses équipes ont été retenues pour réaliser des essais « foudre » et mécaniques sur un avion d’affaires. En plus du pilotage et de l’exploitation des expérimentations, elles devront réaliser des instruments de mesure d’encombrement très réduit, ainsi qu’une caméra ultrarapide (un million d’images par seconde) pour observer en temps réel des phénomènes d’étincelage ou d’ablation. les d éfis du cea ÉCHANGE DE BON PROCÉDÉ Le III-V Lab, structure créée en 2004 par Thales et Alcatel- Lucent Bell Labs, accueille 30 chercheurs du CEA-Leti. Objectif : optimiser la capacité d’innovation de ce laboratoire déjà de pointe dans le domaine des semi-conducteurs III-V. Il pourra bénéficier de l’expertise du CEA sur l’imagerie proche infrarouge, l’électronique de puissance à base de GaN sur silicium, les circuits photoniques intégrés sur silicium et les capteurs optiques de gaz. Quant au CEA, il pourra accéder à un très riche capital technologique. 11



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