Les Défis du CEA n°156 déc 10/jan 2011
Les Défis du CEA n°156 déc 10/jan 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°156 de déc 10/jan 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : physique statique... les collectifs en mouvement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 À la pointe les défis du cea déc. 2010 - janv. 2011 Fermilab À LA POURSUITE DU BOSON DE HIGGS TEXTE : Vahé Ter Minassian PARTICULES ÉLÉMENTAIRES se resserre autour du boson de Higgs, cette particule que les L’étau physiciens n’ont pas encore réussi à débusquer… Plus précisément, le domaine où devrait se situer sa masse se réduit légèrement. Les physiciens l’estimaient jusqu’alors entre 114 et 185 GeV/c² 1. Ceux travaillant sur les expériences CDF et DZéro du « Tevatron », dont certains du CEA-Irfu 2, ont montré qu’elle ne serait pas comprise entre 158 et 175 GeV/c². Restent donc deux plages possibles : entre 114 et 158 GeV/c² et entre 175 et 185 GeV/c². Même s’il ne dira pas grand-chose aux non-spécialistes, ce résultat relance la course à la découverte du boson de Higgs entre les collisionneurs « Tevatron » américain 3 et LHC du Cern 4. Une course pour laquelle des physiciens du CEA sont impliqués auprès de ces deux notes : 1. Pour comparaison, une masse de 100 GeV/c² correspond à 107 fois la masse d’un proton. 2. Voir rubrique « Les laboratoires », p.3. 3. Le Tevatron est l’accélérateur de particules du Fermilab, situé à Batavia, Illinois, États-Unis. 4. Le LHC est l’accélérateur de particules du Cern, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, situé à la frontière franco-suisse. Salle de contrôle de l’expérience DZéro au Fermilab, États-Unis. « Ce résultat relance la course à la découverte du boson de Higgs entre les collisionneurs « Tevatron » américain et LHC du Cern. » machines. Les résultats expérimentaux des dernières années, s’ils sont interprétés dans le cadre strict du modèle standard, semblent en effet indiquer que le boson de Higgs tant recherché est peut-être plus « léger » qu’on ne le pensait jusqu’ici. L’intervalle situé entre 114 et 185 GeV/c² (moins désormais la plage 158 à 175 GeV/c²), accessible aux deux machines, concentre ainsi actuellement l’attention de la communauté scientifique. Il n’est toutefois pas l’unique domaine candidat. Certains experts rappellent, en effet, qu’il est tout à fait possible que l’entité tant convoitée s’avère beaucoup plus lourde que cela. Auquel cas, elle ne pourrait être débusquée qu’au LHC (qui peut générer plus d’énergie que le Tevatron), et, surtout, elle remettrait en cause la cohérence du modèle standard. GeV//Milliard (giga 10 9) d’électrons-volt, unité de mesure de l’énergie. Modèle standard//Cadre théorique de la physique des particules décrivant les constituants élémentaires de la matière et leurs interactions (sauf l’interaction gravitationnelle).
numéro 156 les d éfis du cea MICRO-ALGUE MAIS MAXI-TOXIQUE TEXTE : Anne Orliac BIOLOGIE minutum : vous n’avez Alexandrium peut-être jamais entendu ce nom, mais les conchyliculteurs et les ostréiculteurs, eux, le connaissent bien ! Il s’agit de l’espèce de phytoplancton la plus toxique touchant les côtes bretonnes et méditerranéennes. Les toxines qu’elle produit contaminent les mollusques et exposent les hommes qui les consomment à des troubles paralytiques dangereux, voire mortels. Aujourd’hui, la surveillance de cette micro-algue nécessite l’analyse au microscope d’échantillons d’eau. Un procédé long et fastidieux demandant une grande expertise réservée aux taxonomistes. Photo d’Alexandrium minutum au microscope électronique à balayage. L’équipe de Fabienne Gas du CEA-Ibeb 1, en collaboration avec l’Ifremer 2, s’est lancée dans l’élaboration de nouveaux tests. Elle a ainsi développé des anticorps qui reconnaissent spécifiquement Alexandrium minutum. Grâce à eux, un test Elisa a été mis au point sur microplaque : les échantillons d’eau à analyser sont répartis dans les puits de la microplaque où se trouve l’anticorps. Si un complexe anticorps-algue toxique se forme, il entraîne alors l’apparition d’une coloration jaune. Il suffit de mesurer l’intensité de la couleur pour en déduire la quantité de complexe formé et, donc, la concentration de micro-algues dans l’échantillon. « Ce test réalisé en quatre heures montre des résultats similaires à la méthode habituelle de surveillance », commente Fabienne Gas. L’équipe a aussi utilisé ses anticorps pour développer un « test bandelette » fonctionnant sur le même principe que les tests rapides de grossesse. La détection de la micro-algue ne prend alors pas plus de 15 minutes et peut être effectuée directement sur site. Sa sensibilité doit encore être améliorée pour que le test devienne quantitatif, mais une fois optimisé, il pourrait être utilisé par les ostréiculteurs. À terme, la collaboration Ifremer/CEA devrait donner naissance à un système in situ de type balise en mer pour détecter les espèces de micro-algues toxiques. notes : 1. Voir rubrique « Les laboratoires », p.3. 2. Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. TÉLEX Le vent souffle moins fort dans l’hémisphère nord. Une étude menée au LSCE indique une baisse de 10%, depuis trente ans, dans plusieurs régions (États-Unis, Europe, Chine, etc.). L’observation de ce phénomène à une telle échelle et sur le long terme, grâce à l’analyse des données de plus de 800 stations, est une première. CEA Test bandelette qui permet en 15 minutes de repérer la micro-algue toxique dans un échantillon d’eau. Conchyliculture//Élevage des coquillages comestibles. Taxonomie//Science de la nomenclature des êtres vivants qui décrit les organismes afin de les regrouper en entités. CEA 13



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