Les Défis du CEA n°155 novembre 2010
Les Défis du CEA n°155 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°155 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : radioactivité... les effets des faibles doses sous surveillance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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P.Stroppa/CEA 12 À la pointe les défis du cea novembre 2010 TEXTURES VIRTUELLES À SENSATION TEXTE : Patrick Philippon TECHNOLOGIES POUR LA SANTÉ l’Agence nationale pour la recherche lançait le projet Reactive consacré aux environnements virtuels pour la rééducation de En2007, personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral. Le Laboratoire des interfaces sensorielles et ambiantes de l’Institut CEA-List 1 s’est intéressé à la partie tactile du projet. Les chercheurs ont d’abord rencontré patients et médecins, puis constaté l’importance de la reconnaissance des textures pour la rééducation motrice. « Or, pour cela, ils ne disposent aujourd’hui que de jeux plutôt enfantins, tels que des dominos dont la surface présente différentes rugosités. Nous avons donc cherché un système pouvant reproduire des textures dans des environnements virtuels plus réalistes : au marché, à la maison, etc. », explique Michael Wiertlewski, chercheur au CEA-List. Les systèmes existants, basés sur le retour de force, rééduquent la motricité des patients mais ne fournissent que peu d’informations tactiles. Il fallait un dispositif pouvant reproduire les sensations cutanées afin d’enrichir leur contenu. En effet, le parcours de notre doigt sur une surface texturée engendre une vibration mécanique perceptible par la peau. Le laboratoire a conçu un dis- positif électromécanique capable de capter ces vibrations et de les mémoriser pour les reproduire lors des déplacements du doigt. Les premiers tests avec des volontaires ont démontré sa capacité à « mimer » des textures de manière satisfaisante. Grâce à ce capteur, le laboratoire assemble actuellement une « bibliothèque » de profils de vibrations, représentant autant de textures. Celles-ci seront bientôt reproduites par un appareil plus compact que le prototype : un simple actionneur de la taille d’une grosse pièce de monnaie. Au-delà de la rééducation, un tel système pourrait devenir un périphérique d’ordinateur pour des applications telles que les jeux ou la vente en ligne, pour laquelle on pourrait ressentir la finesse des tissus. note : 1. Voir rubrique « Les laboratoires », p.3. « Nous avons donc cherché un système pouvant reproduire des textures dans des environnements virtuels plus réalistes : au marché, à la maison, etc. » Prototype du dispositif électromécanique capable de reproduire les subtiles vibrations qu’un doigt sentirait au toucher d’une texture.
numéro 155 les d éfis du cea LE MÉLANGE, SELON ALEXIA TEXTE : Anne Orliac RADIOPROTECTION d’Alexia devrait être bien accueillie dans les hôpitaux – ceux du moins où se pratiquent régulièrement des scintigraphies. Ce proto- Lanaissance type de mélangeur a été développé par des radiopharmaciens du Service hospitalier Frédéric Joliot (SHFJ) du CEA et des ingénieurs du CEA-Irfu 1 et du CEA-List 2, en application du principe ALARA. Il doit en effet permettre d’améliorer encore la radioprotection du personnel hospitalier lors de l’utilisation de cette technique d’imagerie médicale. Pour pratiquer une scintigraphie, il faut préparer, mettre en seringue et injecter au patient une solution contenant un traceur radioactif qui ira se fixer sur un tissu cible, comme le poumon ou l’os. Jusqu’à aujourd'hui, ces trois tâches se faisaient manuellement en Europe. « Le prototype Alexia automatise entièrement la préparation de la solution », explique Catherine Vuillemard, radiopharmacienne du SHFJ qui a imaginé et réalisé les premiers essais de l’appareil. Grâce à un habile dispositif de robinets, de pousse-seringues et de moteurs, Alexia peut remplir en une dizaine de minutes un flacon de 5 à 10 ml de solution, contenant la quantité de traceurs nécessaire pour plusieurs scintigraphies. Les praticiens n’ont, dès lors, plus à exposer leurs mains lors de cette étape, bien qu’elles soient déjà fort protégées. Cette innovation a fait l’objet d’un dépôt de brevet européen fin 2009. Les chercheurs travaillent aujourd’hui à l’automatisation de la deuxième étape précédant une scintigraphie : la mise en seringue prête à l’emploi. notes : 1 & 2. Voir rubrique « Les laboratoires », p.3. Scintigraphie du corps entier. Principe ALARA//Principe As low as reasonably achievable, dérivé du principe de précaution et observé dans les domaines de la toxicologie et de la radioprotection. Il exprime le fait de prévenir le plus possible les risques, selon des paramètres techniques, économiques et sociaux. BSIP INFOS EN STOCK TEXTE : P.P. TECHNOLOGIES POUR L’INFORMATION « Nous poursuivons tous le même but : stocker toujours plus d’informations sur la même surface en gardant un bon signal à la lecture et des coûts de production réalistes », explique Jérôme Moritz, chercheur à Spintec (laboratoire mixte CEA-CNRS) de l’Institut nanosciences et cryogénie (Inac 1). Cet institut du CEA, avec d’autres laboratoires dans le monde, travaille depuis les années 2000 sur des supports de mémoire informatique formés non pas d’une couche continue de matériau magnétique, mais de « plots » nanométriques de silicium recouverts d’une fine couche magnétique. Chaque plot stocke un bit d’information (0 ou 1) selon le sens de son aimantation : vers le haut ou vers le bas. La suite était logique : pourquoi ne pas superposer plusieurs couches magnétiques afin de stocker plus d’un bit par plot ? Le CEA-Inac a essayé des systèmes à deux couches à aimantation perpendiculaire (haut/bas) superposées. Mais, lors du passage de la tête de lecture au-dessus du plot, le signal de la couche supérieure tendait à masquer celui de la couche inférieure. « Nous avons alors essayé d’empiler deux couches, l’une à aimantation perpendiculaire, l’autre planaire. Le signal à la lecture de cette dernière se manifeste surtout à la périphérie du plot plutôt qu’au centre, comme dans le cas de l’aimantation perpendiculaire », explique le chercheur. Prometteuse sur le papier, la technologie a confirmé son potentiel aux essais. Il est donc possible de stocker, et de lire, deux bits au lieu d’un sur un plot de 140 x 80 nanomètres. Reste toutefois à développer une technologie industrielle d’impression sur toute la surface d’un disque dur de 3’5 pouces, alors que les essais de laboratoire portent sur de très petites surfaces. note : 1. Voir rubrique « Les laboratoires », p.3. Image d’holographie magnétique décrivant les champs de fuites que détecterait une tête de lecture d’ordinateur, au-dessus de plots à aimantations horizontale et verticale. 13 CEA-Inac-Lemma



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