Les Défis du CEA n°155 novembre 2010
Les Défis du CEA n°155 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°155 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : CEA

  • Format : (200 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : radioactivité... les effets des faibles doses sous surveillance.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 À la une les défis du cea novembre 2010 » > étudier non seulement les mesures dosimétriques, mais aussi les biomarqueurs caractéristiques de l’exposition, des effets de faibles doses, tout en suivant leur évolution. Le défi est de mettre en place une épidémiologie moléculaire. » Dès lors, face à la complexité et à la multidisciplinarité des recherches, et compte tenu de la nécessité de les coordonner sur de longues durées, plusieurs organismes de recherche, dont le CEA, ont décidé de s’associer autour d’une structure transnationale, Melodi 5 (lire l’interview ci-dessous). Cinq axes de notes : 5. Multidisciplinary European LOw Dose Initiative, structure dont sont partenaires des organismes d'Allemagne, Belgique, Finlande, France, Italie, Portugal, République Tchèque, Royaume-Uni et Suède. 6. High Level Expert Group. « La priorité des réseaux européens est d’intégrer les meilleures équipes de recherche » Très investi dans la recherche européenne sur les effets des faibles doses, le CEA est partenaire de réseaux et plateformes qui doivent préparer les futures orientations scientifiques. interview LES DÉFIS DU CEA Le CEA est très investi dans la recherche européenne sur les faibles doses… D. A. | En effet, le CEA, tout comme l’IRSN 1, est un partenaire très actif de la plateforme Melodi 2 qui vise à structurer les recherches en Europe dans ce domaine. Le CEA participe ainsi, au sein de cet organe, au développement d’un agenda stratégique de recherche sur les faibles doses et à l’élaboration d’une feuille de route commune pour atteindre les objectifs fixés. C’est d’ailleurs pour poursuivre cette réflexion avec l’ensemble des partenaires impliqués que le CEA et l’IRSN ont organisé à Paris, en octobre dernier, le deuxième colloque de Melodi. Les effets sanitaires des faibles doses sont difficilement observables et demeurent mal connus. vail de structuration. La priorité d’un tel réseau est de mettre en commun les connaissances et d’intégrer les meilleures équipes de recherche du domaine. Il s’agit également de faire un état des lieux des infrastructures nécessaires, de conduire des études de faisabilité, d’organiser les transferts de savoir… Et cela afin de préparer les futures orientations scientifiques. Cette manière de fonctionner est nouvelle car, auparavant, on réunissait des chercheurs qui répondaient à des appels à projets. Aujourd’hui, la volonté est d’aller beaucoup plus loin et d’impliquer les institutions. Ainsi, les partenaires engagés comptent des universités et des organismes de recherche européens, dont le CEA, l’IRSN et l’Institut Curie en France. LES DÉFIS DU CEA Quels sont les principaux axes de recherche ? D. A. | Doremi se décline en sept groupes de travail thématiques, les Work Packages. Ils concernent le recherches ont été déterminés par le rapport 2009 d’un groupe d’experts de haut niveau, HLEG 6 : formes des relations dose-effet et sensibilité des tissus au cancer, variabilité individuelle et prédispositions génétiques, qualité des rayonnements, risques d’exposition interne, effets non cancéreux (cataractes, effets cardio-vasculaires…). Les effets sanitaires des faibles doses constituent un enjeu majeur de santé publique, surtout parce qu’ils sont difficilement observables et demeurent mal connus. Répondant à cet enjeu, la progression de la recherche ne saurait dès lors s’envisager sans une approche transversale aux disciplines et conjointe à différents pays. Dietrich Averbeck, consultant en radiobiologie auprès du CEA et de l’IRSN LES DÉFIS DU CEA Comment va se structurer cette recherche ? D. A. | La Commission européenne a lancé en janvier 2010 le réseau d’excellence Doremi 3, financé sur six ans à hauteur de 13 millions d’euros, pour justement soutenir Melodi dans son tramanagement et la coordination de Doremi (WP1), la mise en place des structures de la plateforme du réseau (WP2) – groupe présidé par le CEA et l’IRSN –, la préparation à l’expertise dans la recherche sur les faibles doses (WP3), les infrastructures pour la recherche (WP4) – dirigé par le CEA –, l’étude de la forme des courbes doseseffets (WP5), la sensibilité individuelle aux rayonnements (WP6), l’induction de maladies autres que le cancer (WP7). Ces groupes de travail nous permettent de déterminer ensemble des pistes de recherche et les stratégies de recherche à court et à long terme. Une réflexion essentielle pour ne pas dupliquer les approches et rentabiliser au maximum chacune d’entre elles. notes : 1. Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français 2.Multidisciplinary European LOw Dose Initiative. 3. Low DOse REsearch towards Multidisciplinary Integration. CEA
numéro 155 À la pointe COLLECTION AUTOMNE/HIVER Rééducation motrice, radioprotection, identification du métabolisme ou encore dépollution, le CEA, avec l’aide de ses laboratoires associés, met tout en œuvre en matière de santé. Sans pour autant négliger les autres domaines de recherche. LE CHARME DISCRET DES MATÉRIAUX NUCLÉAIRES Dans l’œil d’un microscope électronique à balayage à effet de champ, les matériaux pour le nucléaire se révèlent sous un autre jour… Les interactions entre de l’uranium et du béton ont l’allure de sapins féeriques ; le carbure de niobium, constituant des gaines contenant le combustible nucléaire, a l’aspect d’un ballon de football. Ces deux photos, prises par le Département de technologie du cycle du combustible du CEA, ont été primées lors du concours de photographie scientifique du Congrès 2010 de Microscopy & Microanalysis à Portland (États-Unis). Quant au fond marin tapissé d’oursins, il s’agit de rouille qui s’est formée sur de l’acier… 50 e En service depuis 1999, l’installation Airix a procédé à son cinquantième tir. Il s’agit, dans le cadre du programme Simulation du CEA, de mener des expériences de détonique (les tirs froids) pour simuler les premières phases de fonctionnement des armes nucléaires. Tel un appareil photographique fonctionnant aux rayons X avec un temps d’exposition de 60 nanosecondes, Airix réalise des radiographies instantanées de matériaux très denses soumis à des déformations très rapides. les d éfis du cea 145 000 KM/AN Voici l’autonomie que peuvent délivrer les deux stations de recharge solaire du CEA qui viennent d’être inaugurées, l’une sur le centre de Grenoble, l’autre à l’Ines 1. Construites dans le cadre d’un partenariat avec Toyota, elles sont recouvertes de panneaux photovoltaïques et abritent 6 places de parking à Grenoble, 12 à l’Ines. Leur autonomie respective est de 55 000 km/an et de 90 000 km/an. Un bon départ pour tester le concept de parking solaire sur les Toyota Prius hybrides mises à disposition des chercheurs. note : 1. Institut national de l’énergie solaire. 11 Mathilde Bonnehorgne/DTEC/CEA



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