Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°04-02 de novembre 1901

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Hachette

  • Format : (155 x 238) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 66,7 Mo

  • Dans ce numéro : fêtes du sacre et entrée des rois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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178 J Lectures pour Tous HOSPICE DE VIEILLARDS (FEMMES) A PÉKIN, DIRIGÉ PAR LES SŒURS DE LA CHARITÉ. La condition des vieillards en Chine est des plus tristes. On les jette la plupart du temps dans la rue, comme des chiens, et ils s'en vont mourir misérablement dans quelque coin désert. Les missionnaires, qui luttent pour faire disparaître toutes les coutumes barbares de ce pays, accueillent ces vieillards, hommes et femmes, et les hospitalisent dans leurs établissements. avec ses larges manches pagodes, retenue seulement par cinq boutons sur le côté ou par une ceinture serrée aux reins ; l'étoffe varie suivant les saisons, de gaze blanche ou jaune l'été, de drap pour la demi-saison, elle est fourrée ou ouatée pour les rudes hivers chinois. Enfin, sur la robe, on enfile une sorte de pardessus court, bleu de roi, qui se boutonne au milieu du corps. Ce n'est pas tout, le missionnaire doit encore « se faire une tête » chinoise ; le cràne est rasé, sauf une touffe de cheveux que l'on laisse croître jusqu'à ce que, tressée avec art, elle forme cette longue natte à laquelle le Céleste tient comme à la prunelle de ses yeux. La coiffure, une calotte hémisphérique en soie bleue que l'on n'ôte jamais en présence d'une personne honorable, couvre heureusement la nudité du crâne. La métamorphose est complète  : c'est maintenant un Chinois que nous ajons d.vant nous. Certains missionnaires, après un séjour en Chine de trente-cinq ou quarante ans, sont si bien « chinoisés » qu'un Français qui les voit pour la première fois ne devine pas en eux des compatriotes. Ceux qui ont vu récemment, lors de son voyage en Europe, l'évêque de Pékin Mgr Favier, n'ont pu s'empêcher de remarquer sur son visage quelque chose du teint et de la physionomie chinois. VOYAGES ACCIDENTÉS. — LES ÉGARDS DUS AUX ESPRITS AERIENS. Le nouveau missionnaire maintenant n'a plus qu'à se rendre dans le district qui lui est assigné. Le voyage s'effectue cahin-caha ; c'est tantôt sur une mule qui trottine durement par les routes défoncées, bute aux ornières, gravit d'étroits sentiers à pic où l'on manque à chaque minute de choir dans un précipice ; c'est tantôt sur une barque qui avance péniblement, manoeuvrée à la perche par des bateliers indigènes, et tantôt sur la brouette chinoise qui vous cahote pendant des lieues. Si le missionnaire voyage durant l'hiver, un froid terrible, presque toujours de
Le Martyre au Service de l'Influence Française I79 20 degrés au moins, l'oblige de s'enfouir sous les couvertures et les peaux (le mouton et (le se couvrir la tète d'un capuchon de fourrure. L'été, par 42 degrés de chaleur, il est littéralement enveloppé par d'épais tourbillons de poussière qui s'élèvent de la route et obscurcissent la lumière du soleil. Cette poussière rougeàtre piqùe ses yeux et ses narines, l'aveugle à moitié, dessèche sa gorge et lui cause une sensation de soif atroceAutour de lui, le paysage brûlé des champs de sorgho et de maïs s'étend à perte de vue ; des paysans chinois infatigablement courbés sur la terre se redressent avec colère pour regarder passer le fang Kceiie (diable d'occident). I Ieureux quand leur haine de l'étranger ne va pas jusqu'à leur faire assaillir le missionnaire à coups de mottes de terre et de pierres ! Enfin, celui-ci arrive à la mission. C'est une petite maisonnette du plus pur style chinois avec ses légères murailles couvertes d'arabesques aux vives couleurs, avec son toit relevé aux quatre coins. Auprès d'elle se trouve l'église qui, elle aussi, est « chinoise ». Elle n'a pas de clocher par suite d'une (les superstitions chinoises les plus enracinées  : les Célestes s'imaginent que l'espace aérien est parcouru par des esprits ; un clocher gênerait dans leur promenade ces esprits qui ne manqueraient pas de se venger en attirant sur le pays les pires calamités. De sa station, le missionnaire va rayonner sur tout le territoire qui lui est confié ; et puisqu'il ne peut attaquer (le front les préjugés chinois et prêcher d'emblée la morale chrétienne, il va exécuter un mouvement tournant et user d'habileté. Cliche] E MISSIONNAIRE SE FAIT MÉDECIN, VÉTÉRINAIRE, INGÉNIEUR. Dans une de ses promenades, le missionnaire a aperçu un groupe de Chinois misérables et vêtus de guenilles, labourant un maigre champ ; il a lié conversation avec eux et les a invités à venir à la mission chercher (les vêtements propres. D'une saleté repoussante, ces malheureux sont tout couverts de plaies en putréfaction ; il se met en devoir (le les laver au sublimé et de les panser. Au bout de quelques jours, les plaies se cicatrisent et les Chinois tout heureux viennent remercier  : « Voilà dix ans que nous souffrions de ces ulcères et personne ne nous soignait. Vous seul avez eu pitié de nous ». Petit à petit, une foule (le malades, d'infirmes, assiègent la porte de la mission. Le bruit s'est répandu que le missionnaire opère des guérisons merveilleuses, et de partout on vient réclamer ses soins. Ainsi, il est déjà parvenu à se rendre indispensable. La fondation de pharmacies et de dis- [Courtellemont. LA MESSE Â L'ÉGLISE DE LA MISSION. Pour ne pas choquer les Chinois, qui tiennent par-dessus tout à leurs coutumes, les missionnaires endossent le costume et prennent les usages du pays. C'est ainsi qu'ils célèbrent la messe vêtus de la robe chinoise et portant la natte sur le dos comme leurs paroissiens. pensaires fonctionnant régulièrement, d'hôpitaux pour les malades gravement atteints, achève de faire de lui le bienfaiteur de toute une région. Secondés par leurs dévouées collaboratrices, les religieuses, qui se prodiguent au chevet des malades, les soignent et les consolent, les missionnaires ont pu ainsi réaliser d'admirables créations. Les prêtres des Missions ne possèdent pas moins de 200 hôpitaux, et les Lazaristes 22, qui, rien quen 1899, ont reçu 16 237 malades. La clientèle des dispensaires et des pharmacies n'est pas moins nombreuse. En 1899, les Lazaristes donnèrent, dans leurs



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