Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°04-02 de novembre 1901

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Hachette

  • Format : (155 x 238) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 66,7 Mo

  • Dans ce numéro : fêtes du sacre et entrée des rois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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176 Lectures pour Tous pressent sur les rives des grands fleuves. La difficulté des communications paralyse les échanges commerciaux. Le mauvais état de routes, qui n'ont pas été réparées depuis des siècles, ne permet pas le transport des grains d'une région à l'autre. Aussi n'est-il pas rare de voir éclater des famines qui ravagent des provinces entières et dont les victimes se comptent par centaines de mille. la double misère, matérielle et morale, qui s'abrite derrière ce mur d'une civilisation vieillie et qu'entretiennent soigneusement de déplorables préjugés. URIEUSE MÉTAMORPHOSE D'UN FRANÇAIS EN CHINOIS. Comment s'attaquer à cette barbarie ? UNE DES COURS INTÉRIEURES DE L'HÔPITAL DE PÉKIN. Hostiles â tout ce qui leur vient des « Diables d'Occident », lus Chinois, au premier abord, repoussent de parti pris les bons soins des missionnaires. Peu à peu, cependant, devant les guérisons qu'obtiennent les Pères par des procédés souvent élémentaires, ils leur accordent leur confiance ; c'est ainsi, en secourant les infirmes, que les missionnaires commencent leur oeuvre. Ajoutez à ces calamités les brigandages des bandes affamées qui parcourent les campagnes, pillant, tuant, incendiant. Les souffrances endurées par le paysan chinois développent chez lui la cruauté. On raconte volontiers que les Célestes donnent leurs petits enfants à'manger aux pourceaux. Le fait, sous cette forme, n'est pas exact, mais il cache une triste vérité. Si, en effet, les Chinois n'abandonnent jamais un enfant mâle, ils considèrent les petites filles comme des bouches inutiles ; aussi les exposent-ils souvent dans les champs, où les chiens errants les dévorent. La mort d'un enfant d'ailleurs est toujours considérée comme un soulagement ; les parents ne lui rendent aucun honneur funèbre, le cadavre est jeté dans les champs. A Pékin, un tombereau passe chaque jour pour recevoir les corps d'enfants qui sont portés hors de la ville ou  : plongés dans la chaux vive. Telle est Constitution sociale,hostilité des populations, immensité même de l'Empire, tout ici semble rendre impraticable l'oeuvre de la civilisation. Des hommes pourtant l'ont tentée  : ce sont les missionnaires. Dans les régions les plus fermées de la Chine,en Mandchourie,en Mongolie, au Thibet, ces apôtres hardis sont allés, méprisant les fatigues et bravant la mort pour soulager les misères, éclairer les ignorances et dépenser les trésors inépuisables de la charité. Les Chinois étant rebelles à tout ce qui est étranger, il faut donc s'insinuer parmi eux, pour ainsi dire sans qu'ils s'en aperçoivent. Voilà ce qu'ont admirablement compris les missionnaires  : pour évangéliser la Chine, ils se sont transformés à l'image des Chinois ! Au missionnaire qui s'enfonce dans l'inconnu de cet énorme empire s'impose un premier devoir  : c'est de prendre la langue, le vêtement, les usages du pays.
Le Martyre au Service de l'Influence Française 177 Le voici débarqué sur le quai (le Canton ou de Chang-Haï ; aussitôt commence la transformation ; au bout d'un an d'études dans un séminaire, elle est achevée ; (le l'extérieur et des allures du Français de jadis, il ne reste plus rien, pas même le nom. A ce parfait Chinois, en effet, il faut un nom chinois, ou plutôt trois noms  : nom ale famille, nom personnel d'usage courant et nom personnel de civilité. Pour le premier, il faut le choisir sur le « Catalogue des cent noms », car il est censé n'exister en Chine que cent noms de famille ; en réalité, on en compte plus de quatre cents ; mais toutefois, quel que soit celui que le missionnaire choisira, il est sûr UNE SALLE D'HÔPITAL A PÉKIN, MAISON DU SACRÉ-CŒUR. Pour être organisés d'une manière. forcément un peurimitive, les hôpitaux des Missions n'en sont pas moins fort appréciés des Chinois, qui y trouvent avec des soins vigilants une sollicitude éclairée à laquelle. ils n'ont jamais été habitués. LA PAYE DES NOURRICES. Les bébés chinois abandonnés que recueillent les religieuses sont confiés aux soins de femmes du pays qui consentent à leur servir de mères. Elles viennent, à des époques fixes, toucher, à la Mission, des mains dune religieuse-caissière, la rémunération de leurs services. 4'Année. — 2e Liv. d'avoir au moins un million d'homonymes. Il faut aussi adopter un prénom qui rappelle, de près ou de loin, un de nos noms de baptême. Vous appelez-vous Henri ? vous devenez Ileng-li (perpétuelle raison). Le vêtement lui aussi est « chinoisé ». La chemise européenne ellemême est sacrifiée et fait place à la chemisette chinoise, plus courte et ridiculement large. Un pantalon en toile bleue ou brune se serre à la ceinture par une bande de toile et aux chevilles par des cordons. Les souliers, bas et à moitié découverts, avec leur haute semelle de papier, de toile ou de fil de palmier, sont en drap ou en soie. Puis, c'est la robe, ample comme une toge, 13



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