Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°04-02 de novembre 1901

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Hachette

  • Format : (155 x 238) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 66,7 Mo

  • Dans ce numéro : fêtes du sacre et entrée des rois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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1 2 Lectures pour Tous VUE GÉNÉRALE DES MINES DE BROKEN-HILL PENDANT L'INCENDIE. Sur cette photographie, prise à une certaine distance, le feu semble bien inoffensif, et pourtant, a cet instant même, il faisait rage dans les galeries percées au travers des collines. tation de Bolanos. Il est évident que, dans ces mines métalliques, ce n'est pas le minerai lui-même qui brûle ; mais elles comportent des boisages qui étayent les galeries. Ces boisages, le plus souvent constitués par des pins résineux, s'enflamment aisément. Ce sont eux qui fournissent au feu un aliment, et par là s'explique la durés de certains de ce 3 incendies. C` LUNES EN FEU. t ai dont nous  : 1.lons retracer les ravages, est un (les plus formidables dont on ait gardé le souvenir- ; il ruina en partie les mines de plombet d'argent de Broken-Hill, dans la Nouvelle-Galles du Sud. Il eut en effet pour origine l'embrasement de ces boisages de soutien. Découvertes vers le milieu du xixe siècle, les mines de Broken-Ilill comptent parmi les plus importantes de l'Australie tout DANS entière ; il y a quarante ans à peine, les stériles étendues de sable rouge qui les entouraient n'étaient parcourues que par les animaux sauvages. Mais la richesse du gisement ne tarda pas à faire accourir les aventuriers, et aujourd'hui, à quelques kilomètres des mines, s'élève une ville de 28000 habitants, qui, elle aussi, porte le nom de Broken- Hill. En treize ans, de mai 1885 à mai 1898, on a extrait 352 780 tonnes de plomb, 2800 000 kilogrammes d'argent et distribué aux actionnaires environ 225 millions de francs. Les mines de Broken-I-Till ne sont pas à proprement parler souterraines ; elles se composent de trois collines, hautes d'environ i 5o mètres et séparées par d'étroites vallées qui ne sont guère que (les crevasses. Une partie est exploitée à ciel ouvert ; mais, pour pénétrer dans la masse du gisement, on a LES RUINES DE BROKEN-HILL. - VUE D'UNE PENDANT L'INCENDIE. TRANCHÉE À CIEL OUVERT Malgré torrs les efforts qui furent faits pour l'arrêter, l'incendie dura plus de quinîe jours. L'eau, la vapeur d'eau même, étant impuissantes à éteindre les flammes, on eut recours à l'acide carbonique, qui finit par avoir raison du feu.
Vingt Jotas d'Embrasement Souterrain 173 creusé des galeries qui rayonnent en tous sens et viennent s'ouvrir sur les flancs des monticules. I.e 21 juin 1895, entre sept et huit heures du soir, c'est-à-dire plus d'une heure après le départ des ouvriers, un homme de garde signala une légère fumée qui s'élevait audessus d'une des crevasses. C'était plus qu'il limite le champ du désastre, et souvent, faute d'aliments suffisants, le brasier s'éteint de lui-même. Ce moyen d'extinction était impraticable à Broken-Hill. Comment pénétrer dans des galeries complètement envahies par les flammes ? On essaya, sans plus de succès, de noyer la mine  : on eut beau disposer des LA LUTTE CONTRE LE FLÉAU. — POMPES A VAPEUR EN BATTERIE. Durant deux jours, à l'aide de nombreuses pompes à vapeur, on projeta vers l'orifice des galeries en feu des quantités d'eau si considérables que de véritables lacs se formèrent dans les bas-fonds. n'en fallait pour faire craindre la pire catastrophe. Plusieurs ingénieurs descendirent aussitôt ; mais, arrivés à ioo mètres de profondeur, ils durent battre en retraite devant une épaisse fumée. A peine étaient-ils remontés que les flammes apparurent, mêlées aux tourbillons de vapeur. Le revêtement de bois d'une des galeries s'était enflammé, sans qu'on pût déterminer l'emplacement exact de l'incendie. Dans ces conditions, la lutte pour l'extinction allait devenir singulièrement difficile. PÉRIPÉTIES DE LA LUTTE. UNE SÉRIE D'ESSAIS IMPUISSANTS. D'ordinaire, quand le feu éclate dans une mine, on cherche à isoler le foyer en fermant les galeries qui y conduisent, à l'aide de barrages faits d'épaisses planches renforcées par une couche d'argile humide. On centaines de mètres de tuyaux qui projetèrent des torrents d'eau, on ne put atteindre que l'entrée des galeries en feu, non le foyer lui-même. Cependant, l'incendie faisait rage ; 'de sourds crépitements ébranlaient la masse des collines ; on devinait que le feu dévorait les grosses poutres des galeries, de gigantesques pins d'Orégon qui devaient flamber comme des allumettes. Vers minuit, tout semblait perdu. Le spectacle, dans l'obscurité, était d'une magnifique horreur ; de hautes flammes s'élevaient sur les flancs de la mine, léchant le roc, sifflant, se tordant dans un brouillard rouge. Un bourdonnement sinistre montait de la fournaise. Parfois, des gerbes d'étincelles jaillissaient vers le ciel avec un bruit sourd (l'explosion. On voyait, noires silhouettes se détachant nettement sur la masse rocheuse des mines tout illuminée, plus de I200 mineurs, sous les ordres des ingénieurs, cou-



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