Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
Lectures Pour Tous n°04-02 novembre 1901
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°04-02 de novembre 1901

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Hachette

  • Format : (155 x 238) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 66,7 Mo

  • Dans ce numéro : fêtes du sacre et entrée des rois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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I48 Lectures pour Tous géant, encore allongée par son extrême maigreur. Peu de temps après eut lieu une seconde explosion. Une statue de bois enflammée fut projetée comme par une catapulte, et vint retomber sur un toit de chaume qui prit feu ; plusieurs paysans furent écrasés par la chute de blocs de pierre, et les autres s'enfuirent sur une colline, où ils prièrent à genoux jusqu'au matin, croyant à la fin du monde. Les explosions se succédèrent avec rapidité, et détruisirent entièrement la nef, tandis que le vieil Ulrich, les bras le long du corps et la tête dressée, restait seul sur la'place à attendre la chute de l'immuable clocher qui se dressait encore au-dessus des ruines. De la cabane en feu l'incendie gagnait maintenant le village avec une effrayante rapidité. Un écroulement se produisit, et dans le clocher qui trembla sur sa base, le bourdontinta lugubrement. Alors (les ruines de l'église surgit lentement une forme grise et fantastique ; dans le cercle (le feu qui se rétrécissait de,o.C, plus en plus, un rire sonna, clair et railleur, et le seigneur comte entendit une voix sévère qui disait tout près de son oreille  : « Comte Ulrich, je me venge ! » Ulrich le meurtrier comprit le rire, se souvint de la voix, et dans son esprit terrifié passa comme un éclair l'affreuse vision d'un jugement sans appel et d'un châtiment sans espoir. Déjà ce n'était plus une vision  : c'était une réalité. Des décombres de l'église, un corps décapité se levait, s'avançait gravement, levait le bras. Et, comme le poing du chevalier-fantôme s'abattait sur son front, Ulrich se souvint d'avoir aussi jadis, de longues années auparavant, levé le bras sur un homme sans défense. Alors il tomba à la renverse raide mort, écrasé par son crime Et c'est la légende (lu comte Ulrich, du comte Ulrich le meurtrier, telle qu'on la raconte encore quelquefois le long du Rhin, entre Mayence et Carlsruhe.. - :., PAUL GEN LATE. LA TÊTE DRESSÉE, LE VIEIL ULRICH CONTEMPLAIT L'EXPLOSION LIBÉRATRICE.
UN ALIGNEMENT DE JARRES MONSTRES. Tandis que nous gardons le vin dans des tonneaux de bois, les Espagnols le conservent dans d'énormes vases d'ar ile appelés « tinajas ». Faute de magasins assei grands pour les contenir, on les aligne, au sortir de la fabrique, sur les places publiques, où elles demeurent en attendant l'acheteur. Des Bouteilles de Seize Mille Litres abriqués d'après des procédés qui remontent à la plus haute antiquité, certains F objets qui nous étonnent tout à la fois par l'énormité de leurs dimensions et la simplicité de leur exécution font,rapprchés de ceux que nous employons aujourd'hui, le même effet que produiraient des mastodontes réapparaissant soudain parmi les espèces actuellement vivantes. Tels sont ces monstres d'argile dont on ne soupçonne guère l'existence en dehors de leur pays d'origine et qui évoquent l'idée de bons géants dont l'humeur débonnaire nous réserverait purs d'une surprise amusante. bon vigneron, les vendanges terminées, renferme son vin dans sa cave et range LE avec méthode les tonneaux le long des murs ; puis, le moment venu, il le soutire, et les bouteilles, couchées les unes près des autres sur des tringles (le fer ou des lattes de bois, montent en ordre imposant vers la voûte. Sur ces cercles de fer, dans ces bouteilles, va se conserver le précieux liquide, celui dont les poètes ont, dans toutes les langues, chanté les vertus bienfaisantes. Nous sommes disposés à croire que (le tout temps, en tous pays, on n'a jamais conservé le vin d'autre manière, ou peut-être encore que notre système est un perfectionnement. Erreur ! C'est plutôt le procédé moderne qui risque fort d'être tenu pour barbare. Un tonneau de bois, qu'il s'appelle fût, barrique, ou même foudre, quel misérable instrument pour protéger l'un des plus aimés parmi les dons de la nature ! Ne doit-on pas s'ingénier à garder avec respect, dans des O O O prisons dignes d'elle, une boisson dont la valeur est si précieuse et qu'il importe de préserver si soigneusement ? Un tonneau de bois ! L'antiquité ignora cette invention médiocre, et bien des pays aujourd'hui la dédaignent et s'en voudraient de l'employer. ANIÈRES PITTORESQUES ET VARIEES DE CONSERVER LE VIN. Chez les Hébreux, lorsque le raisin avait été pressé dans une auge (le pierre par cinq hommes travaillant en mesure au son des instruments, on recueillait le jus dans de grandes cruches en terre, et on l'y laissait fermenter ; quelquefois, on le faisait cuire, de manière à le réduire à l'état sirupeux. Les Grecs, quand le vin sortait du pressoir, le versaient dans des récipients de terre cuite si grands qu'un homme pouvait facilement s'v cacher et que les mendiants venaient souvent s'y réfugier. Ainsi s'explique la triste aventure de Piasos noyé par sa



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