Lectures Pour Tous n°04-01 octobre 1901
Lectures Pour Tous n°04-01 octobre 1901
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°04-01 de octobre 1901

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Hachette

  • Format : (155 x 238) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 62,3 Mo

  • Dans ce numéro : boutiques du vieux Paris et marchands d'autrefois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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66 Lectures pour Tous En 1886, M. Meillot lança un cerf-volant de 72 mètres carrés de surface sans tête ni queue, qui enleva un sac de terre pesant 68 kilogrammes, le poids d'un homme, à Io mètres au-dessus du sol. L'enlèvement d'un voyageur en chair et en os devait être réalisé, il y a quatre ans, par un officier de l'armée américaine, M. Wise. Celui-ci avait commencé par faire planer dans les airs, au moyen d'un accouplement de onze cerfs-volants très puissants, un immense drapeau américain, mesurant 7 mètres sur 12, soit une surface de 84 mètres carrés. Il résolut, après ce premier succès, de tenter l'expérience suprême, de se faire enlever lui-même. Avant de se placer dans la nacelle, il fabriqua, comme l'avait fait jadis le physicien genevois Colladon, un mannequin pesant 15 kilogrammes. Il assit ce mannequin sur une chaise. Le vent avait une vitesse de 27 kilomètres à l'heure, et le système ascensionnel se composait de dix cerfs - volants. Le fardeau fut facilement enlevé à une hauteur de 5oo pieds, soit i65 mètres, et ramené à terre avec une non moins grande facilité. Mais M. Wise avait eu le temps de faire cette remarque, plutôt fâcheuse et inquiétante, que le siège sur lequel reposait impassible le mannequin s'était livré dans l'espace à des bonds désordonnés, qu'un homme eh chair et en os eût difficilement supportés sans péril pour son estomac et peut-être aussi pour ses jours. Il fallait donc, avant tout, assurer au système de cerfs-volants une stabilité plus grande pour épargner à l'aéronaute ces bonds périlleux. Des dispositions furent prises. Une nouvelle ascension fut dé- a cidée, mais la corde d'attache se rompit. Enfin, vint le jour de l'expérience définitive, pour laquelle M. Wise se L'ART DE PRENDRE DES VUES PANORAMIQUES. Après avoir lancé wi premier cerf-volant, on fait glisser, sur sa corde de retenue A, un tube H, remorqué par un second cerf-volant B, et auquel est accroché l'appareil, photographique. Le déclenchement de l'objectif s opère au moyen de la cordeC, qui traîne jusqu'à terre. servit de dix cerfs-volants cellulaires, accouplés deux à deux. Le plus grand de ces cerfs-volants mesurait 4 mètres de largeur. Les cerfs-volants furent d'abord lancés isolément, puis réunis au maitre-càble, une forte corde métallique de 50o mètres de longueur. M. Wise prit place sur la frêle nacelle. La chaise monta à 20 mètres. N'ayant point de parachute, M. Wise donna le signal de la descente. La démonstration était faite ; le cerf-volant, comme un aérostat, pouvait enlever son aéronaute. crehe de] [M. Ba nid. VUE PRISE D'UN CERF-VOLANT À UNE HAUTEUR DE I27 MÉTRES. Cette curieuse photographie, qui représente une ferme a Eulaure (Tarn) a été vise au moyen d'un appareil accroché â un cerf-volant. (Communiqué par M. Gauthier- Villars, éditeur.) SON UTILITE POUR LES OBSERVA- TIONS MÉTÉO- ROLOGIQUES. A plus forte raison, le cerf-volant pourra emporter une petite nacelle enfermant des instruments météorologiques. Les observa-
tions ainsi obtenues peuvent être du plus grand secours aux navigateurs, aux agriculteurs, auxquels elles permettront de se mettre en garde contre les tempêtes ou les orages menaçants. L'ascension la plus haute qui ait été faite avec ces cerfs-volants météorologiques, en 1899, indiqua une altitude de,. 3 81i mètres au-dessus du niveau de la mer, et de 3 659 mètres audessus de l'Observatoire de Blue Hill (Montagnes Bleues) dépendant de Harvard College. Dans cette ascension, neuf cerfs-volants étaient reliés au câble métallique, et il fallut douze heures pour l'ascension et la descente. Les observateurs, entre autres résultats curieux, constatèrent qu'au-dessus de i 000 mètres (le larges étincelles jaillirent dans le voisinage des cerfs-volants, malgré la pureté absolue du ciel. M. Teisserenc de Bort a in - stallé, près de Paris, à Trappes, un observatoire muni de tous les instruments les plus perfectionnés et où les cerfs-volants, tout comme à l'Observatoire de Blue IIill, montent à des hauteurs considérables. G RACE AU CERF-VO- LANT, LES VILLES ASSIÉGÉES COMMU- IQUENT AVEC LE DEHORS. S'il est destiné à rendre des services par lui-même, le cerfvolant peut devenir aussi une aide précieuse pour les aérostats. En 1888, M. Douglas Archibald eut l'idée d'associer un cerfvolant à un aérostat captif, dans le but d'assurer la stabilité de ce dernier et d'augmenter sa force ascensionnelle. Un ballon, qui n'aurait pu être lancé sans danger par un vent de 3o kilomètres à l'heure, s'éleva avec la plus grande facilité quand on attacha à son côté un cerf-vo lant. La force ascensionnelle du ballon fut en même temps doublée. Un ballon de 70o mètres cubes accompagné d'un cerf-volant élèvera clone le même poids qu'un aérostat de i 5oo mètres cubes. Dans un autre ordre d'expériences, le cerf-volant a, de nos jours, renouvelé les exploits que jadis lui avaient fait accomplir les généraux chinois. Dans les premières années du xrxe siècle, au cours de la guerre d'Espagne, lord Dundonald avait imaginé de communiquer au moyen de cerfs-volants Un Rival des Aérostats 67 avec les Espagnols assiégés. Plus tard, l'officier américain dont nous avons déjà parlé, M. Wise, eut aussi l'idée de se servi'du cerf-volant pour la transmission de signaux. Des lanternes de différentes couleurs furent suspendues à de puissants cerfs- LE NOUVEAU TYPE DE CERF-VOLANT AMÉRICAIN. Ces cerfs-volants peuvent monter jusqu'à une hauteur de 3OOo mètres, en enlevant une nacelle qu'il suffit de garnir d'instruments météorologiques pour obtenir de précieuses observations atmosphériques. (Communiqué par le Monde Illustré.) volants et élevées à une certaine hauteur. Les positions respectives des hauteurs pouvaient être variées, au moyen de cordes libres pendant jusqu'à terre, de manière à figurer un code établi d'avance de signaux colorés. Avec (les lanternes blanches, rouges et vertes, M. Wise put envoyer un message qui fut compris et auquel il fut répondu. Le jour, les lanternes sont remplacées par des pavillons de couleurs différentes. Une ville assiégée pourrait ainsi communiquer facilement pardessus les lignes d'investissement avec une armée tenant la campagne. Parmi les plus



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