Lectures Pour Tous n°04-01 octobre 1901
Lectures Pour Tous n°04-01 octobre 1901
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°04-01 de octobre 1901

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Hachette

  • Format : (155 x 238) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 62,3 Mo

  • Dans ce numéro : boutiques du vieux Paris et marchands d'autrefois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Lectures pour Tous RESTAURANT ÉCONOMIQUE DES I3ROTTEAUX, A LYON. Encouragées par le succès des maisons économiques, certaines sociétés ont fondé des restaurants dans lesquels on donne pour 5o centimes i co grammes de pain, 14o grammes de viande, une forte assiettée de légumes, 8o centilitres de soupe et un flacon de vin. Séparer le restaurant du cabaret, n'est-ce pas la meilleure manière de combattre l'alcoolisme ? (Cliché communiqué par M. Germain.) une de ces maisons ouvrières de Noisiel qui respirent l'aisance et l'honnêteté. Le contraste s'imposera de lui-même. Dans la cité ouvrière de Noisiel, chaque maison ouvrière est isolée et contient deux logements tout à fait indépendants l'un de l'autre. Chacun de ces logements, auxquels on accède par un jardin où les enfants peuvent jouer sans sortir dans la rue, comprend une grande pièce à deux fenètres servant de chambre ou de salon, une vaste cuisine avec fourneau monté et un évier, un hangar clos pour faire la lessive, conserver le bois et les diverses provisions, ainsi qu'une grande cave. Au premier étage se trouvent une grande chambre à coucher, puis une autre un peu plus petite pour les enfants et, au-dessus, pour l'étendage (lu linge et les débarras, un grand grenier auquel on accède par une échelle spéciale. La demi-maison, dont le terrain et la construction coùtent ensemble environ 5 000 francs, n'est louée que 15o francs par an, payables mensuellement à raison de 12 fr. 5o par mois. MM. Menier accordent en outre à leurs ouvriers des primes d'ancienneté proportionnelles au temps de service. Après 15 ans de service, la prime atteint 15o francs, et l'ouvrier qui a travaillé à la fabrique pendant ce temps a son loyer pour rien. Au bout de 20 ans de service la prime monte même à 200 francs. Tout autre est naturellement l'aspect des logements dans les maisons ouvrières bàties par les Sociétés des habitations à bon marché, soit à Paris, soit à Lyon. Ceux de nos lecteurs que cette question intéresse peuvent voir ces maisons dont l'une se trouve rue Jeanne-d'Arc, une autre boulevard de Grenelle, une troisième avenue de Saint- Mandé, enfin la quatrième rue d'I Iautpoul. Sur un vaste palier bien éclairé s'ouvrent les portes des logements comprenant une, deux ou trois pièprécédées d'une petite entrée. Chaque ces, logement a sa cuisine avec fourneau, bec de gaz, pierre à évier. Dans un coin du palier est établi, sur une courette, un petit balcon d'où l'on secoue les tapis. Le prix du loyer varie entre 25o à 33o francs par an, suivant l'importance du logement, et ce prix est de 20 à 3o francs inférieur à celui des maisons voisines plus mal habitées et moins bien tenues. Des maisons analogues ont été construites à Lyon par la Société des Logements économiques qui s'est formée sous les auspices de M. Mangini, le grand philanthrope bien connu. pROGRÈS RÉALISÉS A L'ÉTRAN- GER. — LE GRAND CONFORT ANGLAIS. A l'étranger comme chez nous se sont formées des sociétés pour construire et exploiter des habitations à bon marché, et leur action est largement favorisée par les pouvoirs publics. Ainsi la Belgique réduit les droits d'enregistrement et de transcription pour les ventes de maisons ouvrières et elle exempte complètement les habitations ouvrières (le certains impôts nationaux et locaux. En Allemagne, il existe en faveur des habitations ouvrières une réduction de moitié des impôts fonciers, une diminution importante du tarif de l'eau fournie gratuitement dans certains cas, des exemptions totales ou partielles des droits de voirie. En Prusse, une
L'Ouvrier Rendu à loi de 1895 a affecté un crédit de près de 8 millions de francs à la construction d'habitations pour les ouvriers au service de l'État. L'Autriche accorde aux maisons ouvrières une immunité d'impôts nationaux et locaux pendant vingt-quatre ans, etc. Mais c'est surtout en Angleterre que ces LES CHAMBRES À COUCHER. sociétés ont pris un développement considérable. Pour donner une idée de leur extension, il nous suffira de dire qu'en 1891 il existait dans ce pays 2 378 sociétés de construction d'habitations à bon marché dont les recettes ont atteint cette année près de 433 millions de francs ! Les Anglais sont gens pratiques ; ils l'ont montré une fois de plus dans cette question des logements ouvriers. Non seulement ils ont construit des maisons ouvrières dans le genre de celles que nous avons décrites et qui sont destinées aux familles, mais ils ont encore pensé à l'ouvrier célibataire et à toute cette population flottante qui loge ordinairement en des garnis infects. Il s'est donc formé (les sociétés qui ont construit dans un grandnombre (le villes des maisons meublées qu'on désigne sous le nom d'hôtels polir pauvres gens. Le but de ces sociétés n'est pas uniquement philanthropique, et, comme toutes les sociétés de construction, elles servent à leurs actionnaires un intérèt qui varie de 4 à 5 pour i oo. M. Ch. Baulez, qui a visité ces hôtels à Londres, a été frappé de la propreté et de l'ordre qui y règnent. Après avoir payé le prix de la nuit, environ 6o centimes, on la Vie de Famille 31 s'engage dans un vaste couloir qui conduit aux salles de jour des locataires  : salle à manger, salle de lecture, fumoir, etc., situées au rez-de-chaussée. La salle à manger peut contenir près de 5oo personnes. Aux murs, revètus de plaques en faïence vernie, sont appendus des tableaux et de grandes affiches portant le menu du jour, ainsi que le prix de chaque plat. Les portions sont très abondantes et à bon marché. Disons en passant que la vente des boissons alcooliques y est interdite. A côté de la salle à manger se trouve une petite salle destinée aux locataires qui UN HÔTEL POUR LES PAUVRES GENS NOUVELLEMENT INSTALLÉ À LONDRES — ROWTON-HOUSE. LES LAVABOS SONT TOUS EN MARBRE AVEC EAU CHAUDE ET EAU FROIDE. désirent préparer eux-mêmes leur nourriture. Elle est pourvue de douze éviers avec distribution d'eau chaude et d'eau froide au-dessus de chacun d'eux. La vaisselle, les ustensiles de cuisine, les théières sont prêtés gratuitement. Dans le sous-sol se trouve une salle contenant quatre-vingts lavabos gratuits avec tablette en marbre et double jeu de robinets pour l'eau chaude et l'eau froide, puis une salle de bain. Les chambres à coucher sont au-dessus et occupent six étages. Elles sont d'une propreté exemplaire. Ce sont des cabines rangées des deux côtés d'un couloir central, et



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