Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jun/jui/aoû 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : lesuricate.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Graspop 2014 avec en tête d'affiche les fondateurs du heavy metal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« Papa, c'est qui Ozzy Osbourne ? » Bien loin des gesticulations de Zakk Wylde, se trouve un royaume de destruction massive d'une efficacité redoutable  : le hardcore. Dans ce monde, les rois se nomment sans aucun doute Hatebreed. Habitués du Graspop, le quintet américain nous a donné sans doute le meilleur live de la journée. De l'arrivée sur scène d'un Jamey Jasta heureux comme un gosse à la montée de brutalité qui lui fait suite, les coreux originaires du Connecticut nous ont une fois de plus impressionné. Variant subtilement leur set list entre des nouveaux morceaux (quatre chansons du dernier album The Divinity of Purpose) et des grands classiques, ils nous en ont encore mis plein les yeux ou plutôt plein la face. Car Jamey Jasta n'a pas son pareil pour parvenir à chauffer une foule, à la faire sauter, pogoter, faire quelques circle pit ou mosh bien sentis. Bref, Disneyland pour les métalleux et fans de hardcore. Le groupe nous finit enfin avec un enchaînement Never Let it Die, This is Now, I will be heard et Destroy Everything dont personne ne ressort indemne. Les blessés se comptent par milliers, les cadavres jonchent le sol. Hatebreed quoi. Et pour terminer la journée me direzvous ? Et bien pour finir, on l'espère, en beauté nous avions le privilège de pouvoir assister à un show de Black Sabbath, les fondateurs du heavy metal, rien que ça. Alors bien sûr, suite aux multiples déboires du prince des ténèbres Ozzy Osbourne, c'est avec suspicion que nous nous rendons à ce concert mais tout de même remplis d'espoir. Et soudain, la magie opère. Les quatre légendes vivantes, ou du moins en apparence, commencent le concert par un tonitruant War Pigs qui nous renvoie aux prémices de cette musique que l'on aime tant. On se retrouve alors transporté par la voix et les gesticulations d'Ozzy Osbourne, les solos magistraux de Tony Iommi, les beats dévastateurs de Tommy Clufetos et le groove de Geezer Butler. La magie perdure encore quelques temps et puis fait place à autre chose  : l'ennui. Alors oui, ces musiciens sont tous incroyables et sont impressionnants de maîtrise mais quand on voit Ozzy Osbourne on a l’impression de voir une grand-mère atteint d’Alzheimer se promener. Il va un coup à droite, se ravise, un coup à gauche, se ravise, un coup à droite, et ainsi de suite. Spécial festival 2014 Finalement, il ne lâche son pied de micro qu'en de rares occasions pour venir communier avec la foule. Quant à Tony Iommi et Geezer Butler, s'ils étaient paraplégiques, on aurait pas vu la différence. Alors oui, nous sommes un peu dur mais qui aime bien châtie bien et consolons nous, ce ne fût tout de même pas un mauvais concert et le rappel qui le clôture a au moins eu le don de nous redonner le sourire. On se quitte en bons amis avec un petit Paranoid de derrière les fagots et tout le monde repart content tandis que les membres de Diablo Blvd tentent de mettre l'ambiance en jouant les DJ's dans une after party improvisée suite au désistement de Megadeth. Comme d'habitude, le Graspop nous aura enchanté, fait râler, fait mal et nous aura cassé la voix. Rendez-vous l'an prochain donc pour, très certainement, le retour d'Iron Maiden à Dessel. Il faut bien qu'ils remplissent leur quota d'une année sur deux de présence au Graspop ceux-là. Olivier Eggermont 17



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