Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jun/jui/aoû 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : lesuricate.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Graspop 2014 avec en tête d'affiche les fondateurs du heavy metal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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56 Le 6 septembre Dans la cadre romanesque et champêtre du château de Beloeil, les Musicales nous emmènent de bosquet en bosquet nous délecter de dix heures de musique classique, dans le plus bel écrin que ces riches partitions n’auraient pu rêver. Au travers huit scènes répartis dans la parc, organisé en jardin à la française, musiciens et acrobates ravissent petits et grands à chaque instants de l’après-midi. Tout est pensé pour le bien-être du spectateur qui peut, dès 12h et l’ouverture des grilles, se glisse dans le par cet profiter d’un panier pique-nique proposé par le service du festival. Cette pause gastronomique permet d’apprécier d’un premier coup d’œil le cadre historique dans lequel se produiront les musiciens, ainsi que d’étudier le programme des concerts de l’aprèsmidi. Malgré la foule présente, les différentes scènes permettent une fluidité du public et les espaces répartis partout dans le parc évitent aux spectateurs de se piétiner. Le parc est organisé en huit scènes, réparties autour de l’étang central. Chaque artiste s’y produit trois fois, afin de laisser la possibilité au public de voir plusieurs artistes sur l’aprèsmidi. La première scène, le bassin vert, laisse le champ libre aux membres de la Chapelle Reine Elisabeth afin de continuer à s’exercer à jouer devant un public et à se familiariser avec la scène. Se sont alternés un violoncelliste, Ori Epstein, dans un récital d’œuvres de Beethoven en duo avec le pianiste Julien Brocal, avec des chanteurs sur des œuvres et opérettes autour du Danube  : Diana Gouglina, Denzil Delaere et Sarah Laulan qui a emporté le public par son enthousiasme et son bagout. Le champs des roses, deuxième scène, a laissé quant à lui la place aux membres de la musique de chambre  : Woo Hyung Kim au violon, Lilit Grigoryan au piano et Kacper Nowak au violoncelle, pour un trio passionné et envoûtant.
Christophe Pauly Le Malibran String Quartet et Irina Lankova ont quant à eux enflammé le parc avec leurs mélodies bohémiennes de Dvoràk. La scène du vivier aux poissons rouges et la bassin des dames ont laissé la place à l’école du cirque de Bruxelles et à la petite école du cirque et de musique pour des animations pour les enfants. La grande scène a permis aux élèves de dernières années du Conservatoire royal de Mons de se produire en premières scènes, avec l’orchestre royal de chambre de Wallonie. Nous avons pu entendre dans des œuvres de Gluck, Doppler et Beethoven la pianiste Pauline Oreins, les flûtistes Min Young Park et Charlotte Brun, dirigés par Jean-François Chamberlan. L’orchestre National de Belgique a ensuite joué des œuvres de Handel, Haydn, Rossini, Beethoven et Strauss, avec Lev Solodovnikov au violon, Pau Codina au violoncelle et Christopher Warren-Green à la direction. Le cloître offrait pour sa part une évasion autour du jazz et de la musique du monde avec Soledad, groupe formé par un accordéon, un piano, un violon, des percussions et une contrebasse ; ainsi que Philip Catherine et Nicola Andrioli Duo. Le bassin des dames a fait l’éloge du piano, avec Julien Libeer autour de Bach et de Beethoven, suivi de Jean- Spécial festival 2014 Philippe Collard pour Beethoven et Brahms. Saluons le jeu de ce grand pianiste qui a su transporter un public quelque peu indiscipliné jusqu’à l’extase musicale. Entre les partitions qui s’envolent, les feuilles mortes qui atterrissent sur les instruments, la fraicheur et l’humidité du parc, les applaudissements en différé d’une scène à l’autre, rien ne remplace l’expérience d’un après-midi musical au château de Beloeil, que ce soit pour le public que pour les musiciens. Déborah Lo Mauro 57



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