Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jun/jui/aoû 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : lesuricate.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Graspop 2014 avec en tête d'affiche les fondateurs du heavy metal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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46 Du 8 au 17 août Le Brussel Summer Festival, pour ceux qui ne nous ont pas suivis l’an dernier, c’est 10 soirées de concerts plein air sur deux sites prestigieux bruxellois  : la Place des Palais et le Mont des Arts (pour un total de 3 scènes, 4 en comptant le BIP). Un festival qui transpire le « Made in Belgium » avec ses bonnes bières, sa bonne musique (programmation à 50% belge), son Palais Royal et une vue imprenable sur l’Hôtel de ville de la Grand Place bruxelloise. Evidemment, en dix jours, il y a de quoi faire, du très bon comme du moins bon, ou à perfectionner. Je m’explique  : brussel summer festival The Feather (on vous en parlait à l’occasion de Dour Festival, c’est le projet personnel de Thomas Médard, le liégeois, chanteur de Dan San qui met en scène des musiques pop calmes, mélancoliques et introspectives) ouvrira les festivités ce vendredi 8 août sur la Place des Palais. Ils partagent l’affiche avec des artistes internationaux pas des moins connus ce soir  : les français de Skip the Use (pop-punk-rock) qui arpentent nos scènes belges chaque été depuis trois ans presque avec leurs titres Ghost et People in the shadow, Patti Smith (l’artiste britannique a fait tourner bien des têtes avec son titre Because, impossible que vous ne l’ayez jamais entendue !) qui a fait chanter près de 10 000 personnes ce soir-là avec ses titres phares et qui finira son concert à genoux, suppliant le public de ne pas se laisser marcher dessus. Et last but not least, le chanteur parolier françaisM, sautant et susurrant ses tubes comme je dis j’aime qui pourtant n’a pas fait l’unanimité ce soir-là. Du côté Mont des Arts, le weekend est consacré à l’électro. Dans les artistes bien connus, on retrouve Aeroplane, Sound of Stereo et Dr Lektroluv. Pas de quoi vaincre mon agoraphobie en somme, même si 15 000 personnes n’ont pas été du même avis que moi. Les organisateurs saluent d’ailleurs cette Electrocity comme un gros succès. A la bonne heure, pourvu que ça dure ! Samedi, c’est Ozark Henry qui tire la couverture à lui tout seul, sur la place des palais. A l’aise avec ses instruments comme dans la vie (pied nus sur scène, le cowboy, pas fou !) , il interprète des morceaux du grands crus tels que Intersexual, Rescue, We are incurable romantics, etc. sur un fond soigné (des projections psychédéliques sur grand écran). Le belge est chez lui ! Après, à être tout à fait honnête, Ozark Henry gagne à rester coltiné aux grandes salles de concerts  : ses morceaux, pas vraiment caractérisés par leur dynamisme, lassent les badauds en quête de fièvre du samedi soir, ce qui n’est pas sans irriter les fans en quête de frissons, déconcentrés dans leur tentative d’entrer en symbiose par les 2500 personnes de passage ou de trop. Mais cela n’a eu aucune influence sur le show ! La place est, en somme, bien chauffée pour Suede. Ce groupe de pop-rock anglais, à la pointe du succès fin des années 90, s’est assez peu montré récemment. Pas étonnant que la place ait été prise d’assaut par quelque 10 000 personnes. Ils livreront un show sympathique interprétant évidemment quelque-uns de leur plus
grands single, comme Stay together. Le public était ravi et remuait les lèvres, les bras levés vers le ciel, ponctuant chaque nouveau titre par des cris stridents (c’est effrayant un soir où la lune brille pareillement !) alors que, pour être honnête, personne ne se souvenait vraiment des paroles des chansons. Peu importe, on a tous bien fait semblant ! Dimanche 10 août, c’était sans doute le soir des déchirures et des ruptures dans les couples, amateurs de rock  : il fallait choisir entre Texas, le groupe de rock anglais représenté par la tendre figure de Sharleen Spiteri qui a marqué nos premiers pas sur la chaîne musicale MTV ou Channel Zero, l’excellent groupe de heavy metal belge, abonné aux meilleurs festivals et aux très bonnes prestations. Choix trop cornélien, je m’assieds en boule dans un coin, en attendant que ça passe. Lundi 11 août, jour de la Sainte-Claire, c’est la dernière soirée, place des palais, c’est programme « gros sons qui tuent », ouais ! On commence par se faire saigner les oreilles avec PSY 4 DE LA RIME. Ca doit être mon côté un peu sadomasochiste. En plus, en une heure trente de set, on a dégusté ! Visage de la honte, Crise de nerfs, Les cités d’or,… On a par ailleurs appris que Soprano allait sortir un nouvel album. Je pensais qu’ils vivaient de leurs rentes, ces braves hommes. Mauvaise, que diable ! Vous comprendrez que je ne les porte pas dans mon cœur, mais j’ai près de 6000 bonnes raisons de croire que je suis dans le Spécial festival 2014 faux. Et puis, comme dit ce fameux dicton wallon (en version méchamment épurée) « chacun ses goûts » ! Coincé entre ses grosses machines du rap, on retrouve Patrice, plus posé avec sa musique empreintes de milles et unes influences, tantôt reggae, roots, acoustique, tantôt soul, hip hop, blues. Le bonhomme est un peu frêle avec son petit short en jeans et son petit bonnet rouge, mais sa voix est délicate. Le deuxième guitariste est affublé en permanence d’un sourire à s’en décrocher la mâchoire et danse énergiquement, abordant même quelques pas suggestif. Tout cela est tellement chaleureux ! Un peu de douceur dans ce monde de brutes ! C’est peu dire, puisqu’ils sont suivis de près par la machine IAM, hyper 47



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