Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jun/jui/aoû 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : lesuricate.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Graspop 2014 avec en tête d'affiche les fondateurs du heavy metal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 Du 17 au 20 juillet vieilles charrues A l'arrivée dans Carhaix, point de doute  : le festival des vieilles charrues commence bien ce jour. Des milliers de festivaliers la tente sur le dos convergent vers le camping puis vers l'entrée. Deux mois et demi ont suffi aux milliers de bénévoles pour installer en plein champ 4 scènes dont deux très importantes en termes d’infrastructures, et toutes les installations tant de ravitaillement alimentaire que de boissons. Premier concert sur la scène Kerouac, Shantel & Bucovina Club Orkestar. Un mélange savoureux de trompette sur une tonalité quasi Yiddish. Une petite troupe 7 personnes qui mettent dans l'ambiance. Fin du concert, des bouteilles de champagne qu’ils font partager avec la foule déjà massée le long de la scène. Avant d'assister au concert donné par Vanessa Paradis, direction un nouvel espace aménagé sur le site  : la scène Grall. C'est Hollisiz qui l'ouvre cette année. Une petite femme blonde avec une voix parlée et rythmée. Un peu de folk et pour finir un titre inédit spécifique pour les festivaliers. La scène est moins grande que Glenmor et Kerouac mais cela valait le détour. La première artiste attendue monte sur scène sur Glenmor. Vanessa Paradis, veste rouge, nouvelle coiffure entraîne aux premiers sons de sa voix sur ses tubes du moment (I don't know, Battements de mon coeur). Toujours aussi fine et sensuelle, elle est admirablement secondé par Benjamin Biolay qui alterne tous les instruments (piano, violon.). Elle rassemble toutes les générations en n'oubliant pas ses premiers tubes comme Joe le taxi qu'elle n'oublie pas de dédier à ses fans venus nombreux. Elle est lancée dans la symbiose avec la foule, chantant et jouant parfois de l'harmonica. Sous un soleil de plomb, même en anglais, elle ravit le public. Changement radical avec Skip The Use où il suffit de se retourner pour directement le suivre. Avec l'énergie débordante et la chaleur, les chanteurs finissent torse nu. Le suivant, Black Keys donnent le ton pop rock avec des jeux de lumière et un très bon batteur. Leurs tubes sont interprétés dont Say me. Fauve était attendu également en cette première journée. Pas de déception. Haut les coeurs unit le public en transe. Un fond de vengeance dans les chansons. Un bon rap calme dans jour et nuit ou casse-toi ou encore vieux frère  : pas trop d'hystérie. Et on en redemande. Un chanteur assez humble devant son public qu'il remercie pour sa fidélité et présence. Dernière grosse affiche de cette journée  : Indochine. Rien que le mystère avec un rideau blanc couvrant de haut en bas la scène en dit long sur ce qui nous attend. Un très bon moment entre « Je n'oublie pas, Tu te relèveras pas, Ca fait mal. »  : une belle mise en scène au service de textes emplis d'émotion, des espoirs amoureux (Je ferais tout pour être avec toi). Un hommage à un ancien artiste avec Roi des cons. Plein d'émotion avec J'ai demandé à la lune où Le chanteur est ému que la foule, dès les premières notes, chante.
Fin de la première journée pour 33 000 festivaliers qui en ont eu plein les yeux. Et ça ne fait que commencer. Rendez-vous dans une dizaine d'heures pour la deuxième journée. Deuxième jour. Arrivée au fur et à mesure des 55.000 festivaliers prévus. On commence doucement avec Christine Salem, un peu de blues, beaucoup de traditionnel. Quelques minutes de repos et direction la grande roue  : une dizaine de minutes (4 tours) à quelques mètres du sol pour admirer l'étendue du site et le nombre de personnes. Le soleil est au rendezvous en plus ! Retour à Glenmor pour admirer Tinariwen. De vrais touaregs. On ne comprend pas tout mais on est vraiment transporté ailleurs. Changement radical avec Celtic Social Club qui porte bien son nom avec de l'harmonica et une impression des lacs d'écosse dans leur musique. C'est très vivant. Une star au-delà des stars, qui avait du annuler l'an dernier, se présenté sur la grande scène des Charrues  : Sir Elton John. Tout de bleu pailleté et avec des chaussures rouges, il s'installe au piano après nous avoir fait découvrir le talent des deux violoncellistes qui excellent avec leur archet ou à la main. On reconnaît le maître incontesté avec Candle in the wind et Live on. Avec Sorry seems to be, on attendait qu'il se détache de son piano et aille saluer la foule, mais il se rattrapera à la fin. Un excellent concert de 2 heures clôturé par A Litte bit funny et l'm still standing. Autre tête d'affiche de la journée  : Stromae. Là, c'était majoritairement les enfants de ceux qui admiraient Elton John. Il était très ému dès le début, a rigolé avec la foule sur ses origines belges. Dynamique et souple comme on le connaît, il enchaine les chorégraphies et les tubes repris par une foule, dont beaucoup avaient pris leurs billets pour lui. De Bâtard et Ta fête à V en passant par Cancer (chanson très poignante), Paulo (bien plus légère), Tous les mêmes et Formidable, ces 90 minutes s'achèvent avec Papaoutai et un MERCI affiché en gros. Le public est en liesse. Dernier moment habituel aux Charrues  : le set d'un DJ. Et ce soir, c'est Gesaffelstein. Dommage qu'une averse vienne perturber cela même s'il fait encore 24°C sur le site. 55.000 personnes se retrouveront dès demain pour la poursuite des concerts. En attendant, un peu de repos. Troisième jour  : dès l'ouverture des portes, toujours le même nombre de festivaliers  : environ 55 000. Le site est noir de monde mais qu'importe, l'ambiance unique qui caractérise ce festival est toujours excellente. Après une brève averse – on n'est pas en Spécial festival 2014 Bretagne pour rien – et un groupe électro pop Breton qui annonce la couleur, on attend Bertrand Cantat avec Détroit. 13 ans après Noir Désir, Nulland void et Horizons sont vraiment la marque du groupe. Et il n'oublie pas Le vent nous portera. Dommage qu'il soit un peu raillé et boycotté. Mais on est là pour la musique, ne l'oublions pas ! On change de scène et d'ambiance avec Julien Doré. Il est très ému et fait part de son souvenir d'être venu il y a 5 ans déjà. Enchaînant Viens, Kiss and follow, Quitter Paris ; il se met à descendre de la scène, traverser la foule et aller jusqu'à la régie et y projeter des confettis. 27



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