Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jun/jui/aoû 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : lesuricate.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Graspop 2014 avec en tête d'affiche les fondateurs du heavy metal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 percu, batterie et basses), les membres du groupe ont trouvé dans cette salle chaussure à leur pied ou en tout cas un formidable public pour « tester » leur premier album « Invisible ». On ne niera pas les filiations entre The Feater et le groupe dont ils se sont détachés  : les musiques pop calmes, mélancoliques et introspectives renforcent la comparaison. Kadebostany nous avait fait chanter dans nos chaumières, danser à Saint- Gilles, et les revoilà sur scène à Dour dans le caniar de l’après-midi. Le groupe ne part jamais sans sa mise en scène, ses deux cuivres, son DJprésident kadébostanien, sa chanteuse et sa guitare, mais pour le coup, le président a fait tomber la veste (il s’en excuse, mais on ne lui en veut pas vraiment). Amina donne tout ce qu’elle a malgré la chaleur, tant et si bien que c’est la syncope qu’elle frôle  : rouge pivoine et aux bords des larmes pour l’hymne kadebostanien final, elle semble à bout de forces. Skip the Use ne doit pas être plus au frais, en plein soleil sur la main à 17h. D’autant que le chanteur français n’est pas réputé pour sa torpeur. De fait, malgré la chaleur, il arpente la scène d’un bout à l’autre, il fait jouer le public (trois pas en avant, trois pas en arrière, on s’assied on se relève). Ils interprèteront, pour le plus grand bonheur des fans, les chansons phare Ghost, People in the shadow, Nameless. Epreuve réussie pour les rockeurs français. Notwist c’est une belle découverte électro rock, je dirais même indie électro rock, sinon, « new waves ». La musique n’est pas vraiment novatrice mais le show est agréable, introspectif et planant. On retrouve par moment l’ambiance de The cure. A suivre ! Sidilarsen a la Cannibal prend des allures de Mass Hysteria avec son métal industriel un tantinet teinté d’utopisme « Tant que l’humain s’adresse à l’homme, nous sommes des milliards contre une élite, impossible qu’ils nous évitent ». Oui, on peut faire du métal et aimer les papillons ! Et à vrai dire, ça marche même assez bien. On souligne également une terrible reprise de Prodidgy « Smack my bitchup ». Musicalement, tout y est… Within Temptation peine a trouvé du public sur la main stage (ils sont par milliers quand même mais c’est peu par rapport à Bonobo !). Pour un vendredi soir, la plaine est dispersée. Et ni l’effort scénographique (des escaliers en guise de podium pour la chanteuse Sharon, deux gigantesques têtes de dragons pour encadrer la structure), ni la petite tenue de la chanteuse néerlandaise ne suffiront à faire rester les gens, qui prêtent une oreille rapide et continuent leur chemin. « Sale temps pour les gothiques » comme dirait l’autre. Atari Teenage Riot c’est ce qu’on appelle dans le langage courtois de la musique et de ses catégories du digital Photo  : Kmeron
hardcore. En vrai de vrai, c’est comme si Sexy sushis avait pris énormément de drogues et que l’ingénieur son s’était enfuis laissant un sourd-muet aux commandes. Inaudible, monstrueusement faux et propagé à 10 kilomètres à la ronde. S’il restait une belette sur la plaine de la machine à feu, elle a certainement fait un arrêt cardiaque. Cela dit, ça fait 10 ans que le groupe travaille de la même manière, et ça fait dix ans qu’ils gardent leur public. Il faut donc supposer que la fraicheur vient du concept  : « ON MET TOUT A FOND » ! Mountain bike lance les hostilités du samedi, et quand je dis lancer, c’est un euphémisme. Dans la petite maison dans la prairie, 4 gaillards en maillot de la NBA (Boston Celtics, Chicago Bulls, New York Knicks, et les Charlotte Hornets) et caleçons jouent quelque part entre le garage rock, le surf-rock et la pop, entre les Ramones et Ty Segall. C’est très bon, c’est très frais et punchy ! Stand for truth pour se donner un coup de chaud. Rien d’exceptionnel dans la musique  : du hardcore plutôt classique (enfin pour une oreille novice). Par contre, jumelé ça au public débridé de la Cannibal et le mélange est explosif. Sur les côtés de la salle, on voit une vingtaine de mecs qui dansent poing et pieds jetés comme au Taïbo, mais en beaucoup plus viril ! Le public est exceptionnel cette année, à toute heure, par tous les temps et dans toute les salles l’ambiance est à son comble ! 65daysofstatic a malheureusement perdu son chanteur ! Ah, en fait, il n’y en a pas, me dit-on. C’est un groupe de rock progressif instrumental. Au demeurant, ça passe plutôt bien, mais j’ai toujours eu du mal à comprendre l’instru dans les festivals. Du coup je reste sur ma faim. MLCD n’était pas super en forme en commençant à jouer, mais de fil en aiguille on a réussi à les chauffer un peu. Le chanteur avait un peu perdu sa voix et leur pop langoureuse avait du mal à convaincre. A cinq sur scène, avec trois écrans vidéos, ils interprètent leurs meilleures compositions, et Spécial festival 2014 Photo  : Nicolas Debacker puis les plus récentes comme par exemple « Rabbit hale ». Finalement, la formation reprend meilleure mine, et Redboy ira même jusqu’à prendre un petit bain de foule. Cypress Hill était un bon compromis pour attendre Jagwar Ma. Le bon gros rap made in Los Angeles et les morceaux cultes « Insane in te brain, man », « How I could just killa man » ne sont habituellement pas à mon programme, mais le public est hyper emballé et l’enthousiasme est contagieux. Jagwar Ma, c’est une belle découverte pour ce 26 e festival de Dour. Le groupe d’origine australienne verse dans l’électro rock puissant, psychédélique et nébuleux. Au début, les voix passent mal, le chanteur passe dans les aigus, et je me demande même s’il n’y a pas des ennuis avec le son. Ils ne sont pas non plus très communicatifs et assez statiques sur scène. Mais quand on prend le pli, c’est très digeste  : des riffs enjoués et des revirements hypnotiques à faire tourner la tête ! J’en reprendrai encore ! 23



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