Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
Le Suricate n°30 jun/jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de jun/jui/aoû 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : lesuricate.org

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 15,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Graspop 2014 avec en tête d'affiche les fondateurs du heavy metal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 Du 27 au 29 juin Le Suricate Magazine a vécu avec passion et sueur le dernier jour du Graspop 2014 avec en tête d'affiche les fondateurs du heavy metal  : Black Sabbath. Retour sur ce cru « graspopien ». graspop Le Graspop, c'est un peu La Mecque des métalleux. Une fois sur place, il se dégage une ambiance que seul ce festival possède, une atmosphère de violence festive et de compréhension mutuelle. En effet, le festival représente un monde à part, un microcosme coupé de la réalité. C'est bien simple, sur la plaine de Dessel durant trois jours par an, le temps s'arrête et fait place à quelque chose de... différent. Comme tous les ans, c'est donc avec un plaisir non feint que nous retrou-vons cette plaine chérie. D'autant plus que cette année, le Graspop a mis les petits plats dans les grands et s'est doté d'une seconde Main Stage juste à côté de la première. Très pratique afin de limiter au maximum les allées et venues des festivaliers entre les tentes et améliorer l'enchaînement entre les concerts. Ce troisième jour du Graspop était clairement placé sous un signe  : celui du retour des vielles légendes. Entre Black Sabbath, Anthrax, Alice In Chains, Soundgarden et Rob Zombie, les papys sont bien présents à cette édition, qu'on se le dise ! Mais entre ces vétérans sortis tout droit de la crypte du cimetière d'à côté, se glissaient quelques formations plus jeunes, à commencer par Comeback Kid. Le groupe venu tout droit du Canada était présent pour défendre la sortie de son dernier bébé  : Die Knowing et l'a fait avec brio. Programmé tôt dans la journée, les cinq coreux menés par un Andrew Neufeld très en verve étaient visi-blement très content d'être là et qui plus est sur une des deux Main Stage du Graspop, une grande première pour eux. Enchaînant quelques titres du très bon nouveau CD (Die Knowing, Wasted Arrows, Should Know Better) et des anciennes chansons toujours aussi savoureuses (Talk is Cheap, False Idols Fall, All in a Year, Broadcasting, Wake The Dead) le groupe a ravi ses fans et s'en est sûrement fait de nouveaux. Grâce à son énergie et à la joie perceptible qu'ils dégageaient, le public ne pouvait que lui donner la réception qu'ils méritaient  : celles de princes. Il faudra compter avec eux dans l'avenir. Avant eux, nous avions déjà eu deux amuses bouches sous la forme de Powerman 5000, un groupe de métal américain composé notamment de Michael Cummings, le frère de Rob Zombie et qui a su tirer un maximum du public par une prestation très sympathique. Nous avions aussi eu droit aux ricains de Black Dahlia Murder pour nous dispenser un Death Metal bien gras, du genre de celui qui colle aux cheveux. Malgré un chanteur dont le niveau de charisme approche celui du nouveau bassiste de Slipknot (oui oui, celui qui joue derrière les amplis là), le groupe nous offre une prestation satisfaisante et qui a le mérite de nous mettre en jambe pour le reste de la journée, un chouette petit échauffement avant le début des choses sérieuses en somme. Le sosie de Johnny Deppet Alice au Pays des Merveilles Et quand on parle de choses sérieuses, c'est un set très sérieux que nous a livré Soundgarden en fin de journée. Apparemment galvanisé par la reformation du groupe, Chris Cornell, qui s'était déguisé en Johnny Depppour l'occasion, a bien réussis à captiver son
audience et réussit son pari de livrer un set rock dans un festival de pur metal, la performance est à saluer. Trêve de gentillesses, vous voulez de la violence ? Il nous en reste encore un peu en rab avec Suicide Silence. À l'approche du concert on se dit « tiens, un groupe avec deux chanteurs, sympa ! ». Mais non, tout faux. Car les californiens n'ont bien qu'un seul et unique hurleur pour satisfaire nos tympans délicats mais quel hurleur ! Hernan Hermida, ancien membre de All Shall Perish, nous livre une prestation remarquable de justesse et de puissance et le groupe nous donne la prestation la plus violente de ce festival, on en redemande. À l'opposé de ce déchaînement de cris et de borborygmes gutturaux, se trouve la prestation tout en classe d'Alice In Chains. Très loin de la polémique qui avait entouré l'engagement de William DuVall à l'époque, les petits génies de Seattle ont tout simplement réussi à bluffer tout le monde, nous offrant un des meilleurs show de cette journée. D'une maîtrise parfaite, le groupe revisite son passé et nous gratifie aussi de plusieurs titres du dernier album  : The Devil Put Dinosaurs Here. De Them Bones à Rooster un chose est sûre, on a pris notre pied. Et pourvu que ça continue. « Ouais, mais Bring Me The Horizon c'est que un groupe d'émos ! » Quand à parler de groupe mythique, comment passer à côté d'Anthrax ? Le groupe le plus honteusement méconnu du Big Four (Metallica, Megadeth, Slayer, Anthrax) est devenu un habitué de la Belgique et s'y produit toujours avec plaisir. Et c'est avec une Spécial Festival 2014 énergie débordante et une joie qui fait plaisir à voir que la bande à Scott Ian s'est démenée durant près d'une heure pour nous fournir un show d'une générosité incroyable. À l'image de Joey Belladonna haranguant le public avec un sourire jusqu'aux oreilles, ils se sont fait plaisir et nous ont même donné une petite reprise d'AC/DC avec un TNT repris par toute l'assemblée. God bless trash metal ! Bien loin de toutes ces vieilleries, la moyenne d'âge avait bien diminué pour l'entrée en piste de Bring Me The Horizon. Certainement un des groupes les plus controversés du festival, BMTH (pour les intimes) déchaîne les passions pour son style musical et ses orientations très peu « underground ». Le dernier album Sempiternal a encore 7



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