Le Rire n°61 15 jan 1916
Le Rire n°61 15 jan 1916
  • Prix facial : 0,20 F

  • Parution : n°61 de 15 jan 1916

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 27,9 Mo

  • Dans ce numéro : légère compensation.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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FLIRT DÉFEND U LE KAISER- - Franz ! Franz ! Je suis surpris et peiné. (Punch, Londres.) LA CENSURE EN BELGIQUE (Numero, Turin.) Si vous voulez avoir te Produit Pur, prenez rA  : rifle "Usines du Rhône" LE TUBE DE 20 COMPRIMES ° 1 fr 50 LE CACHET DE 50 CENTIGRAMMES  : o fr. 20 EN VENTE DANS TOUTES PHARMACIES Gatos LIVRES 89, Rue de Miromesnil, PARIS Gravures, Estampes, VENTE et ACHATS, Renseignements gratis. Ecrire  : M m°L. ROULEAU, Bureau restant 38, Paris. Comme spécimen  : un beau volume avec gravures hors texte et Catalogue franco 5 fr. ou 10 fr. 6 DESSINS EXTRA CURIEUX:1 IP. ARTHUR, tosa franco contre mandatde 5 fr. un superbe oucragc illustre- plus 5 volumes miniatures et mon catalog.. Librairie CIIAUBARD, 19, rue du Temple, Paris.'J'ENVOIE SUPPRIME LE FEU DU RASOIR LE RIRE A L'ÉTRANGER — L'ACTUALITÉ POLITIQUE LE PLAT DU JOUR — Le menu n'est pas riche, mais je vous ferai la lecture des communiqués de mes généraux. (Pasquino, Turin.) — Grand'père, quelle différence y a-t-il entre un bull-dogue et un bull-gare ? — Très peu. La différence est dans les pattes. L'un en a quatre, l'autre deux. (Mondo Umoristico, Milan.) LE RENOUVELLEMENT DES BONS MUNICIPAUX Dans sa séance du 6 décembre,(le Conseil Municipal a approuvé le renouvellement facultatif d'une partie des Bons Municipaux émis par la Ville de Paris pendant l'année 1915. Le décret autorisant cette opération vient d'être promulgué au Journal Officiel. Il s'agit des Bons créés à un an et venant à échéance du 28 décembre dernier au 2 mars prochain. Les nouveaux Bons que la Fille va offrir en échange des anciens seront, au gré des porteurs, à six mois ou à un an de date. Ceux à six mois donnent toujours un intérêt de 5.25 0/0 l'an, et ceux à un an, un intérêt rie 5.50 0/0 l'an. Cet intérêt est, pour ces deux catégories, exempt de toute retenue pour impôt ou timbre. Tout comme précédemment, ils donneront, à leurs détenteurs, un droit de souscription par préférence aux Emprunts que la Ville de Paris pourrait émettre avant leur échéance, et pour épargner des démarches successives, ils seront délivrés, séance tenante, contre les anciens,.50 et 2.25 le tube A I ERM DANS LES BALKANS — Voyez-vous quelque Italien, par là. ? — Pas un ! Et vous ? — Apercevez-vous quelque Russe ? Non plus. (Blanco y Negro, Madrid.) WAR BULLETIN GEDIPErawg TSa — Nous matons le monde entier, n'est-ce pas ? — Non, mais nous ne sommes pas en guerreque je sache. — Bah ! vous êtes encore sous l'influence anglaise. (Life, New-York.) om N IA-PATHS A ci at des Variétés 5, Boulevard Montmartre, 0 LE PLUS BEAU CINEMA DE PARIS La Projection la plus parfaite FAIITEIIIL, i fr. ; RÉSERVÉ, 2 fr. : LOGES, 3 fr. (esc. spécial) Ouvert sans interruption de 2h. à 11h. VERMOUTH DE'TU RJN FERET, 37, Faubourg Poissonnière. Paris et Coiffeurs-Parfumeurs
LE CHAR TRIOMPHALBOCHE On a beau s'y mettre tous, ça n'avance pas... LE RIRE DE LA SEMAINE Quand on passait en chemin de fer dans certains pays, on apercevait sur des voies de garage des multitudes de vagons jeunes et de locomotives bien constituées, immobilisés dans un immuable farniente. Les vagons et la locomotive en activité qui constituaient notre convoi regardaient d'une fenêtre courroucée ou d'un fanal flamboyant de colère ces sales embusqués, et leur crachaient â la face leur mépris sous forme de vapeur, de gouttelettes d'eau tiède et de poussière de suie. Mais tous ces convois, témoins, en passant, de cette injuste sécurité et de cette paresse, finissaient toujours par arriver dans une grande ville, et ne se gênaient pas pour raconter sous les halls vitrés des points terminus ce qu'ils avaient vu àX..., à Y... et à Z... Cela finit par tomber dans des oreilles de journalistes qui le reversèrent dans des oreilles d'hommes politiques, et voici que l'on commence à désembusquer tout le matériel roulant qui refusait d'être dans le train. Naturellement, quand on est venu les relancer, les locomotives et les vagons embusqués ont allégué leur état de santé ; ils se sont plaints de rhumatismes, d'éruptions de rouillé, de desséchement des articulations par manque de synovie huileuse ; les locomotives ont prétendu qu'elles avaient l'estomac déboulonné et les tubes rétrécis ; les vagons, qu'ils souffraient d'une ankylose des articulations, et qu'il n'y avait pas, sous l'essieu, d'inaptes plus authentiques... Mais on connaît la chanson ; par habitude, le matériel des chemins de fer raille toujours... Aussi le Dalbiez et le Galliéni des moyens de transports, loin de se laisser intimider par des menaces de pannes et de déraillements, ont-ils proféré un péremptoire « à la visite ! », auquel'il a bien fallu obéir. Comme pour les hommes, des catégories sont prévues. Certains vagons et certaines locomotives passent d'emblée dans le service armé, c'est-à-dire dans celui des grandes lignes. D'autres sont affectés au service auxiliaire, c'est-à-dire aux petits trajets, aux banlieues et aux « navettes ». D'autres, enfin, sont mis en traitement avec prescription de tisanes graisseuses lubrifiantes, de massages au papier de verre, d'interventions allant parfois jusqu'à des opérations mécaniques graves, telles que amputa- tions et remplacements d'organes ou de membres endommagés, biellotomie, soupapotomie, etc. Inutile de dire que les locomotives mobilisées depuis le commencement de la guerre ont exhalé, à la nouvelle de ces justes mesures, des soupirs de vapeur de soulagement. Elles revendiquent maintenant leur droit à une permission de six jours, mais, contrairement à ce qui se passe dans les corps de troupes humaines, sans roulement ! Elles ne désespèrent pas non plus de voir remettre en activité un matériel belge qui, sous prétexte qu'il est réfugié, et qu'il a perdu sa voie, refuse énergiquement toute offre de travail... Pour tâcher de stimuler l'amour-propre et l'énergie un peu somnolents de leurs compagnes flamandes — certains prononcent flemmandes — les locomotives de chez nous qui ont fait leurs humanités leur citent à l'occasion l'expression latine  : Sic transit gloria mundi, que pour les besoins de la cause de l'activité elles traduisent  : u Le transit est la gloire du monde ! *** Puisque, nous parlons chemins de fer, rendons hommage, en passant, à la bonne humeur, à la patience et à lavigilance patriotique des braves garde-voies. Dans l'anatomie de la guerre, si l'argent est le nerf, si Joffre est le cerveau, si les hommes et les munitions sont le sang, les chemins de fer sont les veines et les artères. Tous les « garde-voies et communications » ne sont pas cependant d'obscurs résignés. J'ai un ami qui, à l'ombre des arbustes-acacias, l'arbre de prédilection des voies ferrées, rêvait des lauriers du front... Entendons-nous... Il ne désirait pas autrement échanger le creux du remblai contre celui de la tranchée, non ! Il souhaitait, se piquant d'écrire proprement, de rédiger, lui aussi, à l'imitation de quelques écrivains-soldats qui ont vu le feu, un journal, des mémoires, des notes, quelque chose qui fût le En campagne d'un G. V.C. Notez que cet ami n'a jamais songé dans la vie ordinaire à devenir un littérateur ; commissionnaire en cacahouettes aux halles centrales, il est très occupé, et n'a guère que le temps d'écrire des lettres de commandes et des avis d'expéditions — d'expéditions qui ne sont pas du tout militaires. C'est le demidésoeuvrement et l'interdiction d'aller au café qui lui ont révélé sa nouvelle vocation — ou du moins ce qu'il croit être une vocation.



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