Le Rire n°330 30 mai 1925
Le Rire n°330 30 mai 1925
  • Prix facial : 0,90 F

  • Parution : n°330 de 30 mai 1925

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 96,1 Mo

  • Dans ce numéro : le char du triomphe.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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M. BRIAND. — Mais leur amitié, quoi qu'il arrive, restera indissoluble. M. AUSTEN CHAMBERLAIN. — C'est mon plus cher désir... Ils se serrent la, main.) M. BRIAND. — Evidemment, il y a la question du change... M AUSTEN CHAMBERLAIN. — Je reconnais qu'elle écarte bien des gens... Mais elle peut avoir de bons côtés pour une personne... Car la somme est payée en livres sterling. M. BRIAND. — Oui... à condition que cette personne la touche... M. AUSTEN CHAMBERLAIN. — Tout est là... La Grande Bretagne entière a les Feux fixés sur la France... Puis-je vous demander un renseignenient ? M. BRIAND. Comment donc !... Je suis ici pour répondre.à toutes vos questions... M. AUSTEN CHAMBERLAIN. — 1)a, s quel état est-il ?... M. BRIAND. — Mes renseignements particuliers me permettent de croire qu'il est bien... M. AUSTEN CIIAMBERLAIN. Ses derniers galops ?... M. BRIAND. — Satisfaisants... M AUSTEN CHAMBERLAIN. — Oui, je comprends... Vous ne voulez pas vous compromettre... Je reconnais là votre prudence ha bituelle.m. IIIiI ANL`. — Seriez-vous moins prudent à ma place ?... Rien n'est si hasardeux qu'un pronostic... M. AUSTEN CHAMBERLAIN. — Eh ! je le sais bien... Mais pour nous autres, Britanniques, le Derby d'Epsom est une affaire d'une importance nationale... Nous admirons beaucoup Ptolemy, cheval français... Mais nous préférerions qu'il ne gagnât pas... M. BRIAND. — Oui, oui, je reconnais là la prudence habituelle du grand peuple que vous êtes... Vous admirez beaucoup la France... Mais vous préférez qu'elle ne gagne pas. M. AUSTEN CHAMBERLAIN. — La question de monte est primordiale... M. URI:kNI. — (,a, c'est de la politique intérieure... M. AUSTEN CHAMIBERLAIN. — Je parle de la monte de Ptol inv... Stern est un jockey redoutable... M. BRIAND. — Il fera de son mieux... M. AUSTEN CHAMBERLAIN. — Si Ptolemy gagne, je crains un mouvement en Egypte, à cause du nom. M. BRIAND. — I1 ne gagnera peut-être pas... M. AUSTEN CHAMBERLAIN, vivement. — Ne dites pas cela !... M. BRIAND. — Pourquoi ?... M. AUSTEN CHAMBERLAIN. — J'ai mis quelques billets sur lui... M. BRIAND. — Mol aussi... M. AUSTEN CHAMBERLAIN. = Amis !... M. BRIAND, souriant. — Et alliés ! LA HAUSSE I)U TABAC — On ne peut pas dire que le gouvernement ne fait rien pour le peuple... 11 a trouvé le moyen de lui faire fumer du tabac de luxe ! CONCURRENCE DÉLOYALE (Un ouvrier serbe, qui devait subir une opération à l'estomac, jugeant la dépense trop élevée, a tenté de s'opérer lui-même.) — Docteur, je ne peux pas en sortir... Ah ! c'est bien ça les travaux d'amateurs ! Dessins de MARS-TRICK. LETTRE DÉCACHETÉE Monsieur le Ministre des Finances, Grâce à l'alliance conclue en dernière heure avec le parti communiste, la coalition de gauchea pu triompher au scrutin de ballottage pour les élections municipales. Il importe à présent que cette collaboration survive à l'occasion qui l'a fait naître et qu'elle donne des résultats féconds. L'administration de la Régie, qui est sous vos ordres, Monsieur le Ministre, s'est récemment signalée par la mise en vente de cigarettes légèrement explosives. Oh ! très légèrement, j'en conviens. C'étaient de toutes petites explosions qui n'avaient encore que la valeur d'un symbole. II s'agit de faire mieux, pour reconnaître l'assistance donnée aux partis bourgeois par le parti communiste, et vous en avez les moyens. Vous venez, Monsieur le Ministre, d'augmenter le prix des tabacs de toute sorte. Avec le supplément de recettes que vous procurera cette majoration, vous trouverez les ressources suffisantes poue doter les cigarettes de l'explosif qu'elles méritent. Il faut que cet explosif soit sérieux et opérant sous un volume restreint. Si vos ingénieurs et chimistes ne réussissent point à l'établir, les nôtres se chargeront de vous le procurer. Le but à atteindre est que le fumeur bourgeois soit anéanti par l'explosion d'un corps fabriqué avec son propre argent, ce (lui répond à la plus pure doctrine communiste. Il va sans dire que des cigarettes spéciales et inoffensives, si cela est du moins possible, seront misesà la disposition des membres de nos organisations. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, etc... a Marcel CACHIN. I Vous avez de votre poignet, Ma chère,— et mon oeil s'écarquille,— Oté la montre-bracelet Pour la mettre à votre cheville. De la mode qui nous régit C'est encore un nouveau caprice ; Et je note qu'il réagit Sur une future électrice. C'est un geste charmant qui sied De hausser son bras pour voir l'heure ; LES DEUX CADRANS Mais, si vous prenez votre pied, L'incorrection est majeure. D'ailleurs, est-ce une nouveauté Que ce geste sur quoi je tique ? Moi, je prétends, en vérité, Qu'il évoque une chose antique. Quand, pour savoir l'heure qu'il est, De façon peu protocolaire Vous consultez le bracelet J'aperçois un cadran solaire. Adrien VÉLY.
— Ça la prend toujours au moment de la quête  : PI ? IÊM DIlATION Dessin de H. GKRiwjI.t.



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