Le Rire n°319 14 mar 1925
Le Rire n°319 14 mar 1925
  • Prix facial : 0,90 F

  • Parution : n°319 de 14 mar 1925

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 46,5 Mo

  • Dans ce numéro : au bois.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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aérien. Ce dirigeable serait deux fois aussi grand que celui qui a effectué la traversée de l'Atlantique... M. PEYTRAL. - Je sais, monsieur... J'ai été renseigné à cet égard par mes services techniques... Mais quel rapport ?... L'INVENTEUR.- Un très grand, monsieur le ministre... Pourquoi annoncer que le prochain dirigeable sera le plus grand navire aérien ?... On peut toujours faire plus grand... C'est une simple question d'argent, de proportions et de matériaux... It suffit de s'y mettre, pour réaliser des dirigeables quatre fois, dix fois, vingt fois plus grands que celui dont la construction est annoncée... N'est-il pas vrai ?... M. PEYTRAL. - Je n'en disconviens pas... mais je ne vois làdedans aucune nouveauté... L'INVENTEUR.- Attendez, monsieur le ministre... La nouveauté, la voici... J'ai établi les plans d'un dirigeable assez long pour que l'une de ses extrémités repose dans le port de Brest et l'autre dans le port de New-York... Son moteur servira à l'amener et à le placer dans cette position... Bon... Le voilà fixé... 11 n'y aura plus, alors, qu'à le faire traverser dans toute sa longueur par un chemin de fer... Vous voyez comme c'est simple... Le tout était d'y penser... M PEYTRAL. - En effet... L'INVENTEUR. - Je suis charmé de voir que ce projet intéresse le gouvernement... J'ai tout prévu pour que la construction puisse se faire par pièces détachées... 11 me suffirait d'un emplacement suffisant pour y établir mes chantiers... M. PEYTRAL. - J'en ai un excellent à vous offrir... L'INVENTEUR. - Où ça, monsieur le Ministre ?... AI. PEYTRAL. - A Bicêtre. LE DIVORCE A RETARDEMENT Un sénateur dont nous tairons le nom jusqu'à nouvel ordre, — nous nous bornerons à dire qu'il représente un de nos départements les plus connus — est en train de préparer un projet de loi dont l'intérêt n'échappera point aux défenseurs de la morale CARRII:IRES LIBÉRALES — C'est un excellent parti  : une 5 CV, un chalumeau oxhydrique, un pistolet automatique et quelques amis dévoués, dont un expert en bijouterie... LA DERNIÈRE NOUVEAUTÉ  : LE PARAPLUIE MUSICAL — Deux heures de poireau... Ce n'est plus une goutte, mais une : douche ! ! Dessins de MARS-TRICE. et de la société. Ce projet, peut-on dire, est une réponse à celui'que vient de rédiger le sénateur américain, M. Dupont Ridgeley. Ce père conscrit voudrait que l'on autorisât aux États-Unis. des mariages d'essai d'une durée maximum d'un an. Les époux qui décideraient de prolonger leur expérience conjugale au delà. de cette limite ne pourraient plus alors demander le divorce. Dans son exposé des motifs, notre sénateur fait remarquer que la logique exige exactement le contraire. Ce qu'il faut, ditil, c'est interdire d'une manière absolue le divorce pendant la première année de mariage, c'est-à-dire pendant la période au, cours de laquelle les époux font connaissance. Un an de frottement lui paraît indispensable avant de savoir si ça prend ou non. On ne saurait demander à des conjoints moins qu'à une simple allumette de la Régie. C'est seulement après cette année de contact que lesdits conjoints seraient autorisés â. divorcer, dans le cas où ils se seraient rendu compte qu'ils sont insupportables l'un à l'autre. Les formalités du divorce seraient ainsi très simplifiées, et le jugement serait prononcé aux torts et dépens de celui des deux époux qui aurait encore ses deux yeux, toutes ses dents, tous ses cheveux et le nez non écrasé, l'autre époux étant présumé une victime de l'existence commune. Et l'on dit que nous ne sommes pas des gens pratiques E1 ! oui, monsieur le Contrôleur, J'ai, je l'avoue, un domestique ; Mais est-ce un signe extérieur D'une richesse emblématique ? Si le fisc aux moeurs de vautour Taxait, de ce chef, mon pécule, Il taxerait ainsi l'amour, Comme une vulgaire cédule. Le moyen, sans doute, est truqueur  : Mais ce domestique très mâle LETTRE D'UNE CONTRIBUABLE Est mon petit ami de coeur, Clair rayon dans mon destin pâle. Grâce â cette combinaison Qui sauve sa délicatesse, Je puis tenir mieux ma maison Et m'en montrer la bonne hôtesse. Loin d'être un somptueux détail, Sachez donc que ce charmant homme Est un instrument de travail... Je crois bien qu'ainsi ça se nomme. ADRIEN VF LY.
LE MODi-IE TOUT FAIPE — Quand je te regarde, ma chérie, je voudrais avoir le pinceau de Rubens. — i un'as pourtant pas à te plaindre ! Dessin de R. DE VALÉRIO.



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