Le Rire n°309 3 jan 1925
Le Rire n°309 3 jan 1925
  • Prix facial : 0,90 F

  • Parution : n°309 de 3 jan 1925

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 85,9 Mo

  • Dans ce numéro : les plus grands nains du jour.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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L'AMNISTIE EST VOTÉE AU PAYS DE LA BOUILLABAISSE J'AI RIEN COMPRIS C'est moi que j'suis1'croquant Jean-Pierre, Comm'y a z'un'gar'clans mon pat'lin, Tous les soirs afin d'me distraire, J'in'en vas r'garder passer les trains. Quand v'là qu'hier soir — (pieu drôl'11 a passé dans mon pays (d'affaire — Deux grands trains d'plus que d'ordinaire... J'ai beau chercher, j'ai rien compris ! Ces deux trains sont restés en gare Plus d'un'bonne heure. c'qui fait qu'j'ai vu Leurs voyageurs des gens bizarres — Et qu'étaient ben drôl'rnent vêtus ! Dans l'premier train, les femm's — point Vêtues d'un p'tit caraco gris, [fières — Les mains joint's, faisaient leur prière... J'ai beau chercher, j'ai rien compris ! Dans l'second train y avait — ben sûre — Plus d'deux cents gars, l'erâ.n'tout tondu, Têtus d'un'petit'blous'de bure Avec un grand numéro d'sus ! Y vous r'gardaient d'un air cynique. Y chantaient, y poussaient des cris, Y z'étaient saouls comme des bourriques... J'ai beau chercher, j'ai rien compris ! or — Bien sûr que ce sont mes tilles ! — Penses-tuL.. T'as même pas de nénés ! Dessin de Roger PRAT. Et devant ma mine piteuse Un bon vieux mon-sieur m'expliqua Qu'un train transportait des r'ligieuses, Et qu'l'autre transportait des forçats. Des bonn'soeurs et des gens du bagne ? Ah ! j arniqué, qui l'aurait dit ! S'rencontrer là, dans ma campagne... J'ai beau chercher, j'ai rien compris ! Mais si, j'comprends. Pendant la guerre Les bonn'soeurs, plein's de dévouement, Partout soignaient les militaires ; C'est fini  : A r'gagn'leur couvent. Quant aux forçats, ça va sans dire, On les embargo'pour Biribi... L'vieux monsieur se mit à sourire... J'ai beau chercher, j'ai rien compris ! — L'odeur du cigare ne vous inc mmode pas, madame ? — Beaucoup moins que celle de l'ail, monsieur ! Dessin de Raymond PALLIER. Car à c't'heur', les trains s'ébranlèrent Et le train des bonn'soeurs partit Dans la direction d'la frontière, Celui des bagnards vers Paris. Non ? y a z'une erreur d'aiguillage. Arrêtez donc lirait-1 que j'va s dis ! L'vieux monsieur sourit davantage... J'ai beau chercher, j'ai rien compris ! C'est donc qu'ell's ont commis un crime Qu'on les exil', ces pauvr's bonn's sœurs ? Et les bagnards s'raient des victimes Puisqu'on les traite avec douceur ?... Et l'vieux monsieur si sympathique Très simplement m'dit  : mon ami, C'est c'qu'on appell'la politique !... J'ai beau chercher, j'ai rien compris ! DE VIE CHÈRE PAR CES TEMPS LÉON-MICHEL. — Misérable ! Comment avez-vous pu assassiner cette malheureuse femme pour lui voler quarante sous ! — Eh ! dame, quarante sous par-ci quarante sous par Dessin de SOUPAl'LT.
LE DOLLAR ET LA LIVRE Ou LA NATION LA MOINS FAVORISER JOBS NULL. — Je suis heureux de voir que Monsieur le Français commence à prendre intérêt aux figures ; peut-être se décidera-t-il bientôt à essayer la mienne. (Punch, Londres.) MICHEL ET LA SOCIÉTÉ DES NATIONS LA socisré DES NATIONS. Sois des nôtres, et je te sortirai de là. MICHEL. — Très bien, mais nous devons d'abord en discuter les conditions. (Notenkraker, Amsterdam.) BUSINESS IS BUSINESS JOHN BULL, d Mussolini Maintenant que nous sommes amis, il ne vous reste plus qu'à me payer vos dettes. (il Guerin Meschino, Milan LE RIRE A L'ÉTRANGER LA CRASSE AUX COMMUNISTES JOHN BULL. Bravo, Herriot ! Faites-les sortir de leurs trous  : vous saurez très bien ensuite comment en finir avec eux I (London Opinion, Londres.) LES PHARAONS BRITANNIQUES EN ÉGYPTE Stanley Baldwin In.. (Isvestia, Moscou.) LES ÉTATS-UNIS D'EUROPE 1)e gré on de force 1 (,fustige Blaetler, Berlin.) LA FIN DU FASCISME MUSSOLINI. — Pompe, pompe... C'est nécessaire pour que je puisse me soutenir encore un peu. (On lit sur le ballon en baudruche  : Démonstration communiste française.) (Pasquino, Turin.) LA T. S. F. A L'ÉCOLE — Chic ! Sur Zoo mètres, mon frangin me donne tous les renseignements nécessaires sur la compo que nous avons à faire. (Passing Show, Londres.)'on1asseOui.. ! Q quoi qu'on fasse. LE Mandarin sera toujours préféré aux Amers et Bitters.



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