Le Rire n°303 22 nov 1924
Le Rire n°303 22 nov 1924
  • Prix facial : 0,90 F

  • Parution : n°303 de 22 nov 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 71,5 Mo

  • Dans ce numéro : le plat du jour.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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mette reproduction est empruntée à la délicieuse FRISE D'ENFANTS dans laquelle Ad. WILLETT£ a déployé le meilleur de son grand talent. Cette frise, d'une hauteur de 0'n,40, mesure 20 mètres de long. Elle est en grisaille imitant le bas-relief. Les sujets forment un ensemble de 96 personnages et ne se répètent jamais. C'est la décoration rêvée pour une pièoe où vivent des enfants, des femmes, des artistes, ou simplement ceux qui comprennent et qui aiment la grâce et l'esprit français dont Willette demeure l'interprète inégalable. Le prix de la frise est de 500 francs. Envoi de la description sur demande. TIRAGE LIMITÉ A 300 EXEMPLAIRES SIGNES ET NUMÉROTES PAR L'ARTISTE Pour souscription et tous renseignements, s'adresser a M. F. LOCHARD 182, Boulevard Saint-Germain, PARIS FÉLICIEN CIIAMPSAUR IIOMO=DEUS LE SATYRE INVISIBLE ROMAN 2Ome Mille mn= 1 Volume, 7.50 — FERENCZI et Fils, Éditeurs 110 L'IGNORANCE DE NOUS-MÊMES de nos dispositions, de nos faiblesses, est une source féconde d'insuccès et de déceptions. Pour lutter contre cette ignorance, suivez les SAGES CONSEILS de la Célèbre Voyante Mme LÉON A 33, Rue Pigalle (a. étage), PARIS (Consultations par correspondance.) TOUTES LES NOUVEAUTES POUR,aRIRE et smuser à la noce, A la fête, en réunion, au bal, au banquet PASSER GAIEMENT LONGUES SOIRÉES SONT RÉUNIES DANS LE NOUVEL ALBUM. Ca a'ogue avec gravures comiques en couleurs envoyé contre 1 franc, par la AMUSEMENTS DE TOUTES SORTES Société de la Gaité Française 65, Fg Saint-Denis, Paris-X° Farces, Attrapes-surprises, Propos gais, Tours et Prestidigitations, Magie Gours d'H) pnotisme pratique. Sciences occultes. Apprendre seul toutes les danses, Art de plaire, Trucs et Tours de main de tous les métiers assurant une réussi le en tout. Chan=ons, Monologues, Pièces et Accessoires de théâtre, de fêle et de comédie, Perruques, Barbes, Grimages, Masques, Bigophones, Accordéons, Harmonicas, Mandolines, tous instruments musique avec méthode pour apprendre seul. I_ib r-aitie spéciale. fasseOui... ! quoi qu'on fasse. andarin sera toujours préféré aux Amers et Bitters.
Ils ont vote en Angleterre... en Amérique. Si la vertu était bannie de la société au nom de la civilisation, elle trouverait un dernier refuge à.llackensack, Etats- Unis. Sans doute, ignoriez-vous jusqu'à présent l'existence de la ville de Hackensack. Elle va conquérir la notoriété par la bonne renommée. Hackensack possède une université, laquelle possède des étudiantes, lesquelles possèdent un Conseil social. Ce Conseil social, qui est de nature à éviter un conseil judiciaire, vient de voter cette résolution  : ii Nous nous engageons à nous habiller simplement, à ne plus porter de vêtements extrêmement courts et sans manches. Nous prenons la décision de supprimer l'emploi des cosmétiques, des fards, du rouge pour les lèvres, du noir pour les yeux t de la poudre. Cette solution avait donc besoin d'être prise ? Cela aratt probable. Ces jeunes filles devaient préférer le physique à la physique, -si négliger l'étude du dessin pour Celle de laeiture, et provoquer,rl'exhibition de leurs extrémités inférieures et l'étalage de pleurs bras nus, une grande dissipation chez leurs profes eurs. Elles manquaient en outre de retenue, au point de mériter d'y être mises. Car elles ont également décidé de ne plus mâcher de gomme, de ne plus fumer ni jurer en public. Décidément l'Amérique est le pays de la prohibition. Ses habitants ont, eux aussi, établi et accepté l'obligation de ne plus boire de vin, d'alcool ni de bière en public. On assure pourtant que, dans l'intimité, ils s'enivrent jusqu'à toute honte bue. Je ne serais pas surpris d'apprendre que, de leur côté, les demoiselles d'Hackensack, dès qu'elles ne sont plus en public, mâchent de laomme g comme des champions de boxe, fument la pipe comme M. Herriot et jurent comme des possédées. C'est, sans doute, leur seule manière de l'être, car je doute qu'avec de telles habitudes, elles trouvent jamais des maris postscolaires. Elles en seront réduites à se mettre en ménage avec la science qui, elle, ne trompe pas. C'est peut-être ce qui lai rend ennuyeuse. *** Elles ne s'exposent point, en tout cas, à la déconvenue qui dent d'accabler les institutrices hollandaises. Le Ministre de l'Instruction publique des Pays-Bas avait Ïl, vont voter eallemagne... LE RIRE DE LA SEMAINE tt ce n'est pas l'envie qui en manque â beaucoup de Français ! décidé que les institutrices mariées seraient révoquées. Ce fonctionnaire, qui entendait qu'elles fissent des hommes et des femmes avec des enfants, leur refusait le droit et le plaisir de faire des enfants avec unmari. Il les condamnait à rester àe perpétuelles Agnès, à qui l'on ne fait des enfants que par l'oreille. Les institutrices ne l'enten4irent pas, de cette oseille-la. Elles se révoltèrent contre le préjudice qui était causé à leur endroit. Et, pour y échapper quant au détail qui leur importait le _plus, elles recoururent à un ingénieux stratageme. Elles divorcèrent, mais elles continuèrent de vivre avec leur ex-mari. Les disjoints.légalement, se reconjoignirent extra-légalement. La moral, ue le ministre avait pensé sauvegarder, se trouvait plus offensée encore qu'il ne l'avait craint. Ces faux ménages ne méritaient aucun de ces faux ménagements que l'indulgence mondaine professe à l'écart de certains égards, pardon, à l'égard de certains écarts. Aussi une austère décision vient-elle d'être prise. Les institutrices assez débauchées polir avoir embauché leur ancien mari devront renoncer à l'enseignement. Ces mattresses légitimes ne pourront plus être mattresses d'école. On ne saurait affirmer qu'aux Pays-Bas, on voie les choses de haut. *** Mais fera-t-elle école cette jeune femme que l'on vit, l'antre jour, cheminant dans le quartier de l'Opéra, en fumant un cigare ? Un cigare ! On peut dire qu'elle brûlait les étapes, car les femmes françaises qui fument la Cigarette ne se sont pas encore risquées à en griller une en faisant leurs courses ; mais cela arrivera bientôt, sans doùte. Et alors une question se pose. Peut-on accoster une femme dans la rue podr lui demander dit feu ? Joli sujet d'enquête pour un journal, et à laquelle je me permettrai de répondre par avance  : i° Oui, quand la femme n'est pas jolie et que l'on a besoin de feu ; 2° Non, quand la femme estjolie et que l'on n'a pas besoin de feu. Il n'y en a, d'ailleurs, que pour Ces dames, cette semaine. On se rappelle que ut ile Fanny Heldy, la grande cantatricequi est en même temps une parfaite écuyère, ne put obtenir chez nous



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