Le Rire n°303 22 nov 1924
Le Rire n°303 22 nov 1924
  • Prix facial : 0,90 F

  • Parution : n°303 de 22 nov 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 71,5 Mo

  • Dans ce numéro : le plat du jour.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ÇA, C'EST UNE CHOSE... 2e COUPLET Dans ses yeux aux diverses teintes, J'ai vu s'éveiller Dieu des fois, Lors d'une étreinte plus ou moins feinte, De merveilleux émois. Mais ce dont je garde l'empreinte, Ce qui pour moi n'a pas de prix, C'est le joli regard surpris Que, seule, elle eut quand je la pris. Ah ! ses beaux grands yeux ingénus Qui vont s'ouvrir sur l'inconnu ! (Au refrain.) LE ROMAN DE LOUISE COMÉDIE EN TROIS ACTES, INI DITE ET OMNIBUS Qui donc disait  : « Le plus difficile dans une pièce de lhécitre, c'est le dialogue » ? Voici une comédie qui ne contient pas une seule réplique inédite ; chaque phrase que prononcent les personnages n'est autre en effet que le titre d'une pièce ou d'une revue... Si le truc est bon, je dédie mon système aux auteurs dramatiques... ACTE Ier Ou l'on voit un père occupé à marier sa fille Louise, contre son consentement. (Intérieur de nouveaux riches.) LE PÈRE, questionnant sa fille. — Amoureuse ? LA MÈRE, à part. — Le singe qui parle ! LE PÈRE, insistant. — Amoureuse ? LA FILLE, doucement. — On ne badine pas avec l'amour ! LE PÈRE, cherchant à deviner. — Monsieur de Pourceaugnac ? LA FILLE, doucement. - Jim ! LE PÈRE, avec colère. — Le maitre de forges ?... Les fausses confidences ! Je veux un due. L_A FILLE, à part et méprisante. — Les iioll veaux riches ! LE PÈRE, insinuant. — Si je voulais !... Le mari d'Aline... LA MÈRE. - La divorcée ? LES AMOURS NE SONT PAS ÉTERNELLES — Ah ! c'est cette femme que tu as aimé passionnément ?... Et ça a duré ?... — Mon vieux, je ne sais pas  : il n'y avait pas de pendule !... Dessin de M. SAUVAYRE A LA DOUANE — Toutes nos excuses, madame... Ce'n'est pas simulé  : c'est même un garçon ! Dessin d'Arsène BRIVOT. LA FILLE, furieusement. — Le roi des cocus !... LA MÈRE, à sa fille et avec indulgence. - Nous avons tous fait çal... LE PLRE, suivant sa pensée. — Le mari (l'Aline.. LA FILLE, sévère. — Le veau gras ? LA MÈRE, à son mari, pour le circonvenir. Le respect de l'amour... LE PÈRE, éclatant. La paix chez soi ! LA FILLE, terrifiée.— Croquemitaine !... RIDEAU ACTE II La fille soumise a épousé le duc Gustave, comme le voulait son père. Le duc est efféminé et semble mépriser la femme. La suite prouvera que la réalité confirme les apparences. DÉCOR  : la chambre nuptiale. LOUISE, au duc Gustave. — Troublez-moi ! LE DUC, avec une voix de tète. — Le coeur dispose ! LowsE,p/us pressante.—'Embrassez-moi ! LE DUC, à part et avec mépris. — Passions perverses. LOUISE, dans un cri. — Aimer ! LE DUC, victorieux et fat. — Et d'une ! LOUISE, de plus en plus amoureuse. — Une Duit d'amour ! LE DUC, effrayé. — Tu perds la boule ! LOUISE, se contenant de moins en moins. — Isolons-nous, Gustave !... LE DUC, sceptique. — Un caprice, la tentation !... LOUISE, dans un sou file. L'amour !... LE DUC, avec une moue méprisante. — Le geste !... LOUISE, pdmée et balbutiant. — De haut en bas. LE DUC, interrogeant et doutant. — L'amour ? LOUISE, dans unrdle. — Jusqu'à la gauche !... (Le Glue terrifié et mis au pied du mur explique alors à sa femme sa conception de l'amour...) LOUISE, avec dédain et dégoûtée. — Mignon !... RIDEAU ACTE III L'inévitable est arrivé. Louise trompe le duc avec un de ses amis. Les voici dans la chambre de l'adultère où ils ont failli étre surpris par le mari soupçonneux. — Le danger est heureusement passé. LOUISE, rassurée. — Quitte pour la peur ! L'AMANT, tremblant. — On ne saurait penser à tout ! LOUISE, amoureusement. — Le chandelier. (L'amant éteint alors la bougie.) L'AMANT, serrant sa maîtresse dans ses bras. — Louise ! La femme de néon ami. (Les amants se recouchent. La comédie devient tout à fait vaudeville !...) LOUISE, dans un soupir. — Maman !... L'AMANT, fatigué et désespéré. — Les zèles brisés !... Sam COVEN. LA GLOIRE DES GRANDES " LIQUEURS F,RA ÇAISES
L'EMBOUTEILLAGE A TRAVERS CIL I LES AGIES- Au temps des Romains, l'embouteillage fut surtout provoqué par des excès de vitesse... Un troupeau de moutons embouteillait facilement un carrosse sous Richelieu... Plus tard, l'inattention d'un conducteur provoquait une salade de vinaigrettes... Le coucou fut surtout embouteillé au dedans, mais cela revenait an même, car, vu son faible « moteur », il lui était impossible d'avancer et, sous les Rois Fainéants par un excès de lenteur et un essaim de mouches, une chaise à mules, du temps de Vauban et le châtiment d'un des faquins amenait la déroute de la chaise à porteurs. Enfin, de nos jours, grâce à la science, l'embouteillage est arrivé à son point culminant. De telle sorte qu'avec une 5oC.V. il est facile de marcher à l'allure d'un char à boeufs. Nu I Des ; in de J.-J. ROCSSAU.



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