Le Rire n°301 8 nov 1924
Le Rire n°301 8 nov 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°301 de 8 nov 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 46,2 Mo

  • Dans ce numéro : prévoyance.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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HISTOIRES DE CHñ33E On avait conseillé à un voyageur qui partait pour les Indes d'y chasser le lion. Rien de plus facile lui avait-on dit  : Tu te mets à l'affût pendant la nuit ; l'animal arrive, tu vises entre les deux yeux qui brillent dans l'obscurité, et l'animal doit tomber foudroyé. A son retour, comme on lui demandait combien il avait tué de lions, il répondit, désabusé  : — Aucun, hélas ! ils sont devenus bien trop malins. Ils viennent à deux et ils ferment chacun un oeil. Alors... ** L'Empereur Ferdinand d'Autriche était un chasseur enragé tuais d'une maladresse notoire. Aussi, l'annonce d'une chasse royale causait-elle toujours une vive inquiétude à son entourage. Sa Majesté n'aimant pas rentrer bredouille, il fallait parquer le gibier de telle sorte qu'il fût impossible de le rater. Un jour, on rapporta à l'auguste chasseur qu'un de ses gardeschasse avait abattu un aigle magnifique. Ferdinand commanda — Alors, vrai, t'as ni frères, ni soeurs ?... Mais alors qui qu'tu bats à la maison ? Dessin de SOUPAULT. aussitôt une chasse à l'aigle pour le lendemain. Consternation ! Dieu sait s'il est difficile de parquer des aigles ! S'étant réunis, les courtisans décidèrent donc que l'aigle tué la veille serait posé d'une façon apparente sur un rocher et qu'au coup de fusil royal on s'arrangerait pour laisser choir l'animal. Ainsi fut fait. et le lendemain, au coup de fusil de Sa Majesté, l'aigle tomba. L'Empereur s'avança alors de quelques pas pour contempler l'oiseau de proie  : — Tiens, tiens, s'écria-t-il, niais ce n'est pas un aigle.., Voyez plutôt, messieurs  : Il n'a qu'une tête ! , ** Le baron des Rillettes raconte une histoire de chasse :... La compagnie de perdreaux part sous mes pieds... J'épaule, je vise, je tir mes deux coups  : Pan ! pan !... » — N'en croyez rien, Messieurs, interrompt alors doucement la baronne... 1l n'a fait le second pan » que le lendemain ! — Faut-il lui avouer que je ne suis plus sage ? Dessin de Pol RAB.
LES MILLE ET UN CONSEILS DE TANTE HYDROPHILE Pli IMPECCABLE AULMÏTNA)N MM.NOEPOW (NAIMENT ILS EXIGENT UN PLI PAS PORTER DES PANTALONS] MPE CCABLE ET NOUS QUI TIREBOUCHONNENT. C'PASSONS- PAUVRES NIÉ EST POURTANT D'UJTRS NAGÈREs I -NOTRE TEMPS GRACIEUX EFFET ! A LES LEUR REPASSER 4 i SAIS COMPTER QUE 5[- PAR MEGARDE - LE PLI SE TROUVE SUR LE CÔT., 1LS BEUGLENT COMME DES PUTOIS ! INFORTUNÉES PFNÉLOPES'P}OCUREZ-VOUS PLUTÔT NON SEULEMENT LE PLI BU. NE VOUS ACHARNEZ PASA RE DU FIL DE FER (NON BAR- RERA PLUS 011E LE PANTA- FAIRE CONTINUELLEMENT BLE) ETCOUSZ-LEDANS LON, MATS ENCORE LE PAN UN PLI QUI DURE CE QUE LA CULOTTER L'ENDROIT OÙ TALON SE TIENDRA DEBOUT DURENT LES ROSES.. DOIT 5E TROUVER LE PLI SANS LE SECOURS DE SON Dessin de Marcel ARNAC PROPRrE TAIRE. CHEZ MA TANTE M. Poulette, bien que n'ayant pas inventé le fil à couper le beurre, était cependant parvenu à être employé du gaz, c'est-àdire presque fonctionnaire. Et. la gloire d'une pareille situation lui donnait à ses propres yeux une telle importance, qu'il tranchait de haut toutes les banalités de l'existence et qu'il menait la vie dure à son épouse Linette  : un trop joli prénom et une trop jolie femme pour un ours comme lui. Il se montrait notamment d'une jalousie terrible, lui interdisant de sortir seule et rentrant à l'improviste au milieu de ses tournées, pour voir si elle était bien là. Lorsqu'il lui arrivait d'aller au cinéma avec elle, il ne manquait jamais de lui dire pour un oui ou pour un non  : — Quand on a l'honneur d'être la femme d'un employé du gaz, on doit être assez honorée pour ne pas regarder d'autres hommes. La vie était donc loin d'être drôle pour Linette, et celle-ci, lassée des scènes et des bêtises de son époux, en était forcément arrivée à prêter attention aux tendres propos de Marcel Biscaret, un voisin de palier qui, lui, était expert dans une succursale du Crédit municipal, ex-Mont-de- Piété. Longtemps Biscaret lit une cour discrète à Linette, lui glissant quelques mots aimables chaque fois qu'il en avait l'occasion, lui envoyant des billets doux quand il le pouvait, et elle, touchée, avait accepté en principe d'être sa maîtresse. Mais, pour ce faire, les difficultés étaient grandes. Outre que la jeune femme ne pouvait pas sortir de chez elle, les retours imprévus de son mari l'empêchaient d'aimer celui pour qui son cœur battait au domicile conjugal. Et les deux amoureux cherchaient, chacun de leur côté, un moyen de se retrouver, quand il advint que M. Poulette dut



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