Le Rire n°299 25 oct 1924
Le Rire n°299 25 oct 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°299 de 25 oct 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 41,6 Mo

  • Dans ce numéro : flagrant délit.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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LES ÉLECTIONS ANGLAISES -144 Les fils de Mac Donald, Baldwin, Clynes, Henderson, etc..., et.tih" Lloyd George sont candidats à la députation. Sait-on jamais ! Si, par malheur, Grâce à not'fils, not'femme, not'fille, Nous n'plaisons plus aux électeurs, Ça n'sortira pas de la famille ! Notre ami Clément VAxrrBL qui, depuis plus de quinze ans, rédigeait cette chronique, nous ayant demandé d'interrompre cette collaboration, nous avons cédé avec regret à son désir. Notre collaborateur Adrien V$LY, dont on connaît la bonne humeur souriante et malicieuse, a bien voulu accepter sa succession. Nous sommes persuadés que nos lecteurs se féliciteront de notre choix. LE Rias. *** Ce n'est pas uniquement pour permettre aux représentants dueu le d'emporter dans leurs poches des brioches et des sandwic h es que l'on a doté la Chames re députés de cette institution qui a pour elle l'autorité et la durée, etui est la buvette. C'est aussi, comme son nom l'indique, pour que l'on y boive. Les flots d'éloquence ne suffisent pas comme breuvage à ceux qui les absorbent, et bien souvent les paroles prononcées du haut de la tribune ne se bornent pas à altérer la vérité. La vérité, la vraie, n'est-elle pas dans le vin, comme dit le pro verbe latin ? C'est pourquoi, pendant qu'en séance, les questions sérieuses sont traitées comme elles le méritent, on peut voir, devant le comptoir et prenant un verre, à peu près autant d'appelés que d'élus. Mais ce n'est pas une raison, parce que nos dieux ont soif, pour priver ceux qui entretiennent leur culte des joies réconfortantes de la boisson. Aussi est-ce dans un équitable dessein d'arrosage distributif que l'on est en train d'installer au Palais- Bourbon une buvette à l'intention des journalistes parlementaires. Oh ! je sais bien que, jusqu'à présent, un modeste zinc leur était réservé. Dans un étroit couloir ils pouvaient, quand ils le pouvaient, consommer debout, à la queue leu leu, en suivant la file, comme les habitués des soupes populaires. Une telle presse n'était pas digne de la presse. On lui prépare un local, que MM. les rédacteurs ont déjà baptisé du nom de bar-sur- Seine. Point ne sera besoin de bouleverser les lieux, de faire venir des maçons, de s'attaquer aux dalles, de les mettre en LE RIRE DE LA SEMAINE pente. A la Chambre sont annexées beaucoup de petites chambres. On en a trouvé une qui, à l'instar de la grande, ne servait pas à grand'chose. On l'aménage pour les journalistes. Ils pourront s'y asseoir et choquer joyeusement leurs verres, pendant que le ministère trinquera. Mais il y a une petite différence entre la buvette des députés et celle des rédacteurs. La seconde n'est pas gratuite. D'un côté les enchantements de l'assiette au beurre ; de l'autre le souci de la soucoupe. D'un côté, la profusion ; de l'autre, vu la dureté des temps, l'abondance. Seulement, après la quatrième année de buvette, il y a des députés qui ne renouvellent pas leur consommation. Tout se paye, quelquefois. *** C'est en tout cas l'avis de MM. les fonctionnaires, qui exigent que tout se paye, même le temps perdu. Il faudrait dire « surtout w le temps perdu, car c'est en leur payant à part ce tempslà que l'on pourrait leur accorder les augmentations qu'ils réclament. M. Herriot ne l'entend pourtant pas ainsi. Il veut bien augmenter le traitement des fonctionnaires, mais à condition que ceux-ci justifient cette rétribution supplémentaire par un supplément de travail. C'est pourquoi, violant les lois de l'arithmétique élémentaire et métamorphosant la soustraction en addition, il aroleté de supprimer vingt mille fonctionnaires pour aug- - menter projeté le reste. g C'est, en tout cas, de l'arithmétique budgétaire. Mais comment trouver les vingt mille fonctionnaires à supprimer ? Quand on aura choisi les sous-préfets, les lieutenants de louveterie et les ministres, on sera encore loin du chiffre de vingt mille. M. Herriot compte sacrifier les fonctionnaires dont l'emploi est inutile. Mais voilà précisément ce qui est malaisé à déterminer. a Il n'y a pas d'emploi inutile ! > affirmeront les députés et les sénateurs au président du Conseil. Et, pour sauver leurs protégés, qui sont leurs électeurs, ils feront entendre des voix



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