Le Rire n°298 18 oct 1924
Le Rire n°298 18 oct 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°298 de 18 oct 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 60,0 Mo

  • Dans ce numéro : ménage moderne.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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OHÉ ! CHASSEURS... Pensant que nos lecteurs seront heureux de trouver prochainement ici-même de joyeuses histoires de chasse, nous. faisons, dès aujourd'hui, appel à leur collaboration. Qui ne tonnait une bonne histoire de chasse ? Nous comptons d'ailleurs tout particulièrement sur les disciples de Saint Hubert eux-mêmes pour tirer... leur stylo, et nous conter leurs prouesses... Mais surtout, chasseurs, pas de fausse modestie ! Les histoires qui seront insérées dans nos colonnes seront rémunérées à raison de 25 francs, quelle qu'en soit la longueur. De plus, une prime de cent francs sera attribuée à la meilleure d'entre elles, parmi celles publiées au cours des deux prochains mois. Se promenant, son bréviaire à la main, M. le curé rencontre un pauvre diable de sa paroisse. — Eh bien, Eusèbe, lui dit-il, j'ai appris que votre femme vient de mettre au monde son dixième enfant. Voyons,ons, n'abusezvous pas quelque peu ? Vous n'êtes pourtant pas riche ? Ah ! voyez-vous, monsieur le curé, répond l'autre, il y a des moments où l'on se croit millionnaire ! ** Un général anglais, en tournée officielle dans les Indes, fut reçu chez un puissant radjah, qui le traita si fastueusement que le soir notre général était dans un état de gaieté voisin de l'ivresse. Néanmoins, et pour prouver à son hôte les largesses de l'hospitalité hindoue, le radjah lui proposa pour la nuit, la plus belle de ses femmes. Enchanté, le général se mit en devoir de profiter du cadeau princier, mais l'état dans lequel ses trop fréquentes libations lavaientlon P g é lui rendirent la besogne g difficile. Enfin, tant bien que mal, il parvint à ses fins, non sans s'étonner pourtant des cris proférés par sa compagne  : a Ouala ! ouala ! ouala ! », manière hindoue sans doute d'exprimer son bonheur. Or, le lendemain, le général, invité à une partie de golf avec de grands dignitaires entendit avec surprise l'un de ceux-ci prononcer les mots déj à entendus la veille  : « Ouala ! ouala ! ouala ! » Intrigué, il demanda à son interprète ce que cela signifiait  : Simplement, monsieur le général, répondit l'interprète, que vous vous êtes trompé de trou ! ** Un ménage de bourgeois déjà mûrs possède une jeune c-t accorte bonne sur laquelle Monsieur lance parfois, à la dérobé(, des regards polissons. Or, un matin, Madame arrive en minais dant et, tendant les lèvres, déclare  : Mon chéri, la bonne à renversé le chocolat, et il faudra te contenter d'un baiser pour.ton déjeuner. — Allons, dit froidement Monsieur, fais venir la bonne ! *** Un brave curé de campagne, faisant un jour allusion, dans son sermon, au miracle de la multiplication des pains, laissa échapper ce lapsus  : Jésus nourrit cinq hommes avec cinq mille pains. — J'en ferais bien autant ! s'écria, parmi ses auditeurs, le #'* cabaretier, qui passait pour un esprit fort. Le pauvre curé ne répondit rien. Mais, la semaine suivante, il refit en chaire la même allusion et rectifia  : — Jésus nourrit cinq mille hommes avec cinq pains. Et, triomphant, il se tourna vers son interrupteur  : — En feriez-vous autant, vous ? — Pas bien malin, répondit le cabaretier... Avec ce qui me reste de la semaine passée !... — Vous gaspillez beaucoup de poudre, chère amie... - Oh ! cher monsieur..., à peine un soupçon ! Dessin de F. FABIANO.
CHEZ PURSY ET MAURICET'Herriot... Ready Nous publions ci-dessous quelques couplets empruntés à l'amusante revue de RIP et BRIQUET " Herriot... Ready " actuellement représentée chez FURSY et MAURICET, avec un vif succès. LA COMMÈRE Mesdames, Messieurs, Les complications de la mise en scène exigeant un intermède, la direction, qui ne recule devant aucun sacrifice, a décidé de vous donner la primeur d'un numéro unique. Depuis quelque temps, l'Empire annonce périodiquement des engagements sensationnels. Nous tenons à vous rappeler que la République en a annoncé de plus sensationnels encore. t e soir donc, débuts de la première vedette du grand music-hall dirigé par Mine Marianne. M. Gaston, dans son répertoire. DOUMERGUE POT-POURRI AIR  : « Si vous voulez vous marier. » Je s'rai — j'n'en puis démordre — Marié c't'hiver ! J'ai l'grand cordon de l'ordre Du lis'ré vert, J'possède un'gentill'situation, J'viens d'finir mon installation, Et j'suis assez bien installé  : J'ai tout e'qu'il faut pour convoler Allons, mesdam's, on me connaît !... Qui qui n'en veut, de Gastounet ? Si vous voulez vous marier, Mesdemoiselles, (bis) Si vous voulez vous marier, Je suis garçon... Je n'sais pas si vous l'saviez ! Ain  : « Je ne peux pas vivre sans amour. » Je n'peux pas vivre sans amour Tout d'mêm'jusqu'à la fin d'mes jours ! Voyons, mesdames, Y m'faut un'femme ! Je suis si seul, si seul, si seul ! Je n'veux plus vivre sans amour, Qui veut que je lui fass'la cour ? Rester garçon, c'est un tourment trop lourd, Car je n'veux plus, mesdam's, Je n'veux plus, mesdam's, je n'veux plus, Non ! je n'veux plus vivre sans amour ! AIR  : « Ah ! quand donc ? » Mes prédécesseurs, j'en fis la r'marque, Avaient tous, présidents ou monarques, Un'femm'pour t'nir leur intérieur, Quand ils n'en avaient pas plusieurs ! Louis XIV avait toute un'volière  : Montespan, Fontange et La Vallière. N'parlons pas des amours d'Henri III, Ni d'la bell'Vérolièr'du roi François ! Henri 1V eut la bell'Gabriell', Charles VII fut aimé par Sorel... Ah ! quand donc (bis) qu'ça m'arriv'ra ? Ah ! quand donc qu'une Sorel m'aimera ? Presque toutes les nuits je fais ce rêve-là, Mais quand donc, Sorel, quand donc qu'ça [m'arriv'ra ? AIR  : « Ça c'est une chose. » Car c'est un'clios'qu'on n'peut pas oublier  : Se dir' : C'est moi, moi le premier Président qui n'soit pas encor marié, Ça n'est pas régulier ! Vous voyezien qu'il faut qu'on me marie ! Quand je vois jouer Cora Laparcerie Ou Mistinguett ou madame Jane Granier... Je ne peux pas m'empêcher d'm'écrier :  : « Si j'avais une petite femme comme ça. » Ah ! si j'avais un'petit'femm'comm'ça, Oh. la, la ! J'lui donn'rais tout mon coeur... J'lui prêt'rais mon piqueur Pour aller, comui'ça s'doit, A u x Gal'ries, chez Potin ou chez Dam oy. Nous irions, comm'deux amoureux, au bois... AIR  : « Les gardes municipaux. » Avec un p'loton d'gardes Municipaux... Pour qu'les passants vous r'gardent, Y faut c'qu'y faut ! J'l'emmèn'rais en guimbarde Ach'ter rob's et chapeaux, Toujours avec mes gardes, Mes gard's municipaux !... AU THEATRE EDOUARD-V11 Lucien Guitry dans l'École des Femmes Le grand artiste vient, une fois de plus, de montrer sa compréhension des personnages de Molière. Avec lui, Ainolp ! te apparaît bien ce que son créateur a voulu./aire  : un type d'humanité éternelle. Et le classique ainsi compris est plus jeune et plus vivant que les oeuvres les plus nouvelles. AIR  : « Y a pas beaucoup de femmes... » Y a pas beaucoup d'femmes qui résist'nt à ça ! La niienn'recevra tous les chefs d'Etat Qui refusèr'nt jusqu'à présent Mes invitations, en disant  : AIR  : « Ah ! cher monsieur, excusez-moi... » Ah ! cher monsieur, excusez-moi ! Excusez-moi ! (ter) Vous comprendrez que je m'abstienne, Car ça me gêne D'am'ner la reine Car vous êt's garçon et, ma foi, La reine a beau n'pas être fière, Il faut garder son quant-à-soi Quand on est l'épouse d'un roi. Encore un'fois, excusez-moi. Ma femme a de trop bonn's manières Pour fréquenter les garçonnières ! Dessin d'André Foy. RÉCITATIF Hélas ! J'ai mis du temps à m'en apercevoir !... Mais quand on est garçon, on n'peut lias [recevoir. Am  : « Quand on est deux. » Quand on est deux, ça n'est pas la niêmn On donn'des déjeuners, [chose !..- Des bals et des dîners. Les femm's du monde, on peut, sans qu'on en Les inviter  : [glose, El1's n'ont rien à redouter ! Quand on est deux, ça n'est pas la mêm'chose ! D'ailleurs, j'en fais l'aveu, Chez moi, j'm'ennuie un peu ! J'veux, sans façons, Enterrer ma vie d'Gaston !... Quand on est deux, On est bien plus heureux ! RIP et BRIQUET.



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