Le Rire n°297 11 oct 1924
Le Rire n°297 11 oct 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°297 de 11 oct 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 64,6 Mo

  • Dans ce numéro : ultima ratio.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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OHÉ ! CHASSEURS... Pensant que nos lecteurs seront heureux de trouver prochainement ici-rnc%me de joyeuses histoires de chasse, nous faisons, dès aujourd'hui, appel à leur collaboration. Qui ne tonnait une bonne histoire de chasse ? Nous comptons d'ailleurs tout particulièrement sur les disciples de Saint Hubert eux-mènes pour tirer... leur stylo, et nous conter leurs prouesses... Mais surtout, chasseurs, pas de. fausse modestie ! Les histoires qui seront insérées dans nos colonnes seront rémunérées à raison de 25 francs, quelle qu'en soit la longueur. De plus, une prime de cent francs sera attribuée à la meilleure d'entre elles, parmi celles publiées au cours des deux prochains mois. ** Un Français, qui parcourait la côte africaine en voyage d'études, rencontra certain jour, sur le n Corson de Libreville, une indigène dont la beauté brune, la démarche souple et la grâce naturelle ne laissèrent pas que de l'émoustiller quelque peu. Dans ce pays — comme en France — il est d'usage d'adresser poliment la parole aux dames qui passent seules dans la rue. Notre voyageur était trop bien élevé pour manquer à la coutume, et c'est sans hésiter qu'il s'approcha de la belle inconnue à laquelle, incontinent, il proposa le mariage. Mais la petite qui, sans doute, avait reçu une éducation à la française, lui répondit de cette voix chantante des Gabonaises qui parlent notre langue  : — Passez votre chemin, Monsieur... Je ne suis pas celle que vous croyez. Cette phrase était dite d'un ton qui ne permettait pas la réplique. Le voyageur l'encaissa avec le sang-froid des vieilles troupes et continua sa promenade. Mais à peine avait-il fait dix mètres que la belle brune le rattrappait et lui demandait  : — Et si j'étais celle que vous croyez.combien que vous me donneriez ? *** Le dîner s'achève... Ces messieurs ont raconté de bonnes — Alors, tu l'épouseras ta petite camarade ? — Y a ben des chances que mes parents y veuillent pas... C'est un garçon comme moél Dessin de lteyruooud PAI.I.IKH histoires — pas, trop lestes, à cause de la présence de Mlle Yvonne, l'enfant de la maison. Or, voici que Mile Yvonne (dix ans aux cerises) s'écrie tout à coup  : — Et moi aussi, je sais une belle histoire ! — Conte nous ça, ma chérie, consent petite mère, toujours indulgente. Et les convives prêtent la plus bienveillante attention à Mlle Yvonne  : — Eh bien voilà  : Y a rien, toujours rien !.. Et elle ajoute. — C'est tout ! Déception générale. — Voyons, ma chérie, dit maman, mais ce n'est pas une histoire !... — Comment, pas une histoire ? proteste la fillette. Mais hier soir, j'ai entendit la femme de chambre dire à papa. Y a rien ! toujours rien !... Et papa a répondu  : — Eh bien ! en voilà une histoire !.., *** En août 1914, pendant la retraite de la Marne, quelques éléments de nos troupes ayant été débordés dans la forêt de V., se retiraient un peu précipitamment. Dans le but d'éviter une panique inutile et non justifiée, un capitaine arrête au passage l'un des fuyards, et lui fait quelques remontrances  : — Où cours-tu donc si vite ? Tu n'as pas honte de te sauver ainsi devant des Boches ? — Eh, mon capitaine, nous sommes entourés ! s'exclame le gaillard. — Qu'as-tu fait de ton fusil, animal ? Tu l'as jeté, je parie, pour courir plus vite ? Alors, se redressant et portant la main à son képi, le soldat lance cette réponse  : — Mon fusil, mon capitaine ? Il est resté au e champ d'honneur » !... wrw.wi-v wv r APPEL A NOS LECTEURS LES CHANSONS DU RIRE Les chansons que nous publions régulièrement tous les quinze jours ayant été favorablement accueillies, nous nous proposons d'en poursuivre la publication. Mais avant de faire un nouveau choix, nous serions désireux de connaitre les préférences de nos lecteurs. Nous leur demandons de bien vouloir nous indiquer, le plus tôt possible, le genre de chansons (modernes ou anciennes) qu'ils seraient heureux de voir paraitre dans nos colonnes. Nous tiendrons compte dans la plus large mesure des réponses que l'on nous fera parvenir. Dans notre prochain numéro BILLETS DOUX Paroles de BRIQUET et SAINT-GRANIER Musique de Maurice YVAIN Illustration de H. MIRANDE
AIR  : Les suites d'un premier lit. Chers piétons parisiens, mes frères, Avec nioi vous pouvez chanter Cet engin, que, pour vous distraire, Un ingénieux vient d'inventer. 11 s'agit moins d'une oeuvre utile Que d'un sport, pratiqué bientôt Sur les boulevards de la ville Par les piétons et les autos. Désormais, tous les véhicules, Devant leur capot porteront Un large panier à bascule, Sorte de « ramasse-piétons ! Lorsqu'une auto, d'allure vive, Viendra bousculer un passant — Il parait que ça leur arrive — Le fait sera fort amusant. L'imprudent qui croyait prétendre Aller pedibus cum jambis, Dans le filet viendra se prendre, Telle une balle de tennis ! De ne plus tomber sous les roues. 11 sera tout estomaqué, Car son poids fait qu'un ressort joue Et zou ! le moteur est bloqué !'4g) Et vous verrez que le dimanche Bientôt on organisera Des matches, avec des revanches, Sur la place de l'Opéra. L'équipe jaune des <'Lorraine » Défiera les gris de Peugeot Et les bleu-roi de Citroën-ne L'équipe rouge des Renault. L'auto-basket-ball, quel programme ! Bouler des hommes, c'est nouveau, Mais quand on boulera les dames Ce sera bien plus rigolo ! Paul CLÉ.ROUC. tti cr'S) :)V1 1 1) 1. ; 44/'\'jf 2'- //ri'\‘ A cet inventeur rendons grâce, Plus d'écrabouillés dédaignés, C'est poliment qu'on vous ramasse Et que l'on vous jette au panier i Je vois d'ici d'épiques luttes Au carrefour des écrasés  : Un bourgeois, qu'une auto culbute, Sans aucun mal est ramassé. Remis debout, il retraverse, Mais aussitôt, un autobus, Qui débouchait en sens inverse, Sans hésiter "once dessus ! Son filet aussitôt vous happe Notre bourgeois qui dit  : « Amen ! Et l'autobus s'écrie  : « Attrape I Au filet d'une Citroën Qui le repêche et vous l'envoie Dans le panier d'une Renault Tandis que le public, en joie, Est tout près de crier « Bravo ! La victime de l'aventure Trouvera fort original De pouvoir, avec des voitures, Jouer, sans crainte, au « basket ball « ! illustration de f louard BERNARD.



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