Le Rire n°287 2 aoû 1924
Le Rire n°287 2 aoû 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°287 de 2 aoû 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 42,0 Mo

  • Dans ce numéro : sur le turf.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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—C'est comme l'impôt surie capital. Nos électeurs y comptent... Du moins, ceux qui ne sont pas capitalistes. Quand est-ce que vous imposerez le capital ? — Attendez un peu...'Il y a des difficultés. Ah ! si j'étais seul... Et M. Herriot de prononcer d'un air rêveur  : — Mais... C'est un homme qui fourre des mais partout. Or, nous voulons de l'audace, encore de l'audace et toujours de l'audace. Décidément, je Fais bien de surveiller ce gaillard-là ! ** La semaine suivante, je suis allé voir le président du Conseil. 11 était en train de bourrer savamment sa pipe. Carrément, je lui ai dit : — Nos amis sont indignés... Ils protestent avec énergie. — Contre quoi ? — Voyons, et cette évacuation de la Ruhr ? Vous êtes au pouvoir depuis six semaines et vous ne l'avez pas encore évacuée ? C'était cependant un des points essentiels de notre programme électoral. M. Herriot, un peu embarrassé, a soigneusement allumé sa pipe, puis avec un sourire conciliant  : — Attendez un peu... Il y a des difficultés. Comptez cependant sur moi... Ah ! si j'étais seul !... — C'est comme le « Poilu inconnu ». — Le s Poilu inconnu  ? Eli bien ? — Eh bien, nos amis trouvent que vous allez le saluer trop souvent... Il ne s'agit pas de le laisser tomber, mais enfin, ces cérémonies patriotiques, militaristes, avec des tas de généraux, cela inquiète nos amis. Vous avez même failli maintenir la revue du i j juillet... Et avec la charge finale de la cavalerie, sabre au clair, dans la direction du pouvoir civil ! Quel symbole ! Si le — Je viens de voir cette pauvre Angêlique... Elle n'avait que la peau sur les os... — Elle est malade ? — Non  : elle avait retiré sa chemise ! Dessin de V A RK. anacc Ct+vn.ac - Cinquante francs, ce saumon ? — Oui, mais voyez quelle belle couleur ! C'est-d-dire qu'il rougit du prix que vous en demandez ! Dessin de Marcel ARNAC. soleil, qui est républicain, ne s'en était mêlé, nous assistions à ce ridicule et odieux spectacle ! Ce n'est pas tout... A quand le service militaire de trois mois dans le corps local des sapeurspompiers ? Et pourquoi n'avez-vous pas encore fendu l'oreille à Foch ainsi qu'à sa bande de cléricaux galonnés ? Voyons, mon cher président, c'est pour cela que nous vous avons porté au gouvernement et non pas pour fumer la pipe devant un bureau de Colbert. Il faut agir... M. Herriot resta un instant silencieux, tira de sa pipe une bouffée qu'il aspira en fermant les yeux, puis me dit  : — C'est vrai, vous avez raison. Mais... — Mais quoi ? — Mais... un tas de choses. Je n'ai pu obtenir plus d'explications et je m'en suis allé, très mécontent. ** Ah ! je le vois bien et nos amis commencent à, s'en douter  : on n'a pas gardé le même et, cependant, on recommence. M. Herriot est encore un de ces Hercules qui promettent de donner un grand coup de balai dans les écuries d'Augias, mais qui, le moment venu de réaliser leur programme, se servent timidement d'un plumeau... Pour se justifier, ils ont leur « mais s évasif, mystérieux et obstiné. Mais... Est-ce qu'on a fondé la République avec des « mais » ? Il n'y a pas de « mais » qui tienne. M. Ilerriot devra se soumettre ou se démettre. Nous voulons, nous exigeons... Pas de faux-fuyants, pas d'atermoiements, pas d'accommodements ! Tout et tout de suite ! Oui, mais... Clément VAUTEL.
Lyrics de Albert WILLEMETZ Musique de Mauriee YVAIN Le Petit A va.rL if" 4 `)r Illustration de H. MIRANDB. i Em bar_ras cru el) Tout's les femm's dans leur sa bot t ? ) 1,617 One stepi, 1, P 1J 1 i  : 0 6'76 4i) 171'&'1717 41'61'S'dis'nt qu'au_rai j'de beau t Sur le choix de ses étrennes Est.- il mieux d'a voir Un gros bril _lant un sau tom Moi je vous lais sans phrase J'con_nais pas loin d'ici O mesdam's une oc case REFRAIN.ft)- ip a s b6b J).) ipt) ?')‘ e _Loirs es n I ! el 41)- i ! Qui vous saute au cou chaqu'soir Ça vaut tous f gr 6) -11:712 per. tes pl ; 's ra r-es Quoi d'moins cher vraiment s AP T 7 ; Î Pas un'qui ne soit en peine 4P J) t i vaut mieux qu'tout ce ciQuoi de plus charmant Qu'un pe a _tit amant Qu'on peut ach'tel à tem_pé_ca_ment. J Qui r r F Ca vous em _bel lit ça vous pa re Il n'est pas de a 4 Tous les ans quand vient No ël _tit a_rnant _Dont, les bras savent vous lier, Ça vaut tous les, col hers Quoi de Tous droits réservés pour tous pays. Publié avec l'autorisation de F. SALABERT, éditeur, 35, boulevard des Capucines, Paris.) 7 601 7.1) plus charmant j's 4 -. z'iles sau s) i Qu'un pe tit a_mant Voir la suite des couplets à la pave suivaise, Qu'un peMIN



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