Le Rire n°287 2 aoû 1924
Le Rire n°287 2 aoû 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°287 de 2 aoû 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 42,0 Mo

  • Dans ce numéro : sur le turf.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Parmi les Bonnes Histoires que nous avons publiées dans nos numéros de juillet, celles qui émanent de nos lecteurs nous ont été adressées par  : MM. P.Gui..., à Béziers ; R. GRA..., à Paris ; PIE..., S. P.3 ; K.X. N'.., àX... ; P.Pui..., à Nantes ; A. ZANN..., à Constantine ; G. D:tv..., à Düsseldorf ; Mue AYo..., à Beyrouth ; J. DE CAG..., a Paris ; G. Dhs..., à Anvers ; J LEC..., à Evreux. La prime de roo francs a été attribuée à M. A. ZANN..., pour l'anecdote publiée dans le numéro du 19 juillet et commençant ainsi  : Expulsé de son pauvre logis... » *** Moïse-Abraham-Nathan Ochsenschwanz, le sympathique et vénérable banquier israélite, est sur le point d'atteindre le bel âge de quatre-vingt-quinze ans. Mais il décline sérieusement  : les yeux se brouillent, la paralysie l'a touché, l'estomac refuse tout service, et il est visible que le vieillard, jusque-là d'une santé de fer, est maintenant hanté par la perspective d'une fin qui n'est peut-être plus lointaine. Bien entendu, ses enfants, ses familiers lui prodiguent leurs encouragements. — Bah ! grand-père, lui dit l'autre jour Salomon, son petit-fils préféré, vous verrez que ce ne sera qu'un malaise passager et que Dieu nous accordera la joie de vous voir centenaire. — Oh ! que non ! fait l'aïeul au chef branlant. Pourquoi donc attendrait-il de me prendre au pair quand il peut m'avoir à quatre-vingt-quinze ? ** — Tu es marié depuis un an déjà, Gontran, aussi ton expérience est-elle appréciable. Je suis sur le point de me marier à pion tour, mais, dis-moi, dois-je acheter un lit pour deux personnes ou deux lits jumeaux ? — Ni l'un ni l'autre, Gaston. Il faut faire chambre à part. — Tu plaisantes, mon ami, je suppose ! — Je suis aussi sérieux qu'il est possible de l'être. Tu as fait appel à une expérience déjà vieille  : c'est elle qui te répond. — Rien ne m'est impossible, puisque je vous aime... — Alors, faites repousser vos cheveux ! Dessin de J. Ruci.IAIi1E. — Est-ce que ta femme et toi ?... — Ma femme et moi faisons chambre à part, parfaitement. Et c'est peut-être là qu'il faut chercher la raison de notre bonheur conj ugal. `lais enfin... quand tu veux témoigner ta... tendresse à ta femme ? — Je siffle et elle arrive en souriant. — C'est très bien, mais quand c'est elle qui éprouve le besoin de s'épancher ? — Alors, elle ouvre ma porte sans frapper et, une fois dans la pièce, elle me demande avec un sourire  : (I Tu as sifflé, mon ami ? ** M. Smith croise M. Brown. Un regard hautain est échangé. Et ils passent froids, à peine corrects. — Comment ? demande aussitôt M. Jones très étonné, comment ?.. Vous ne vous saluez plus ? Je croyais que M. Brown et vous étiez intimes ? — Intimes, certes, nous l'étions... Mais Brown ne m'a jamais pardonné... — Une brouille ? — Oui... un petit incident, lors de l'incendie de sa maison, il y a un mois, vous souvenez-vous ? Oui, oui, parfaitement. Et... — Voilà !.. Brown était dans sa chambre, au premier étage, quand éclata le feu qui prit aussitôt une telle violence que lorsque Brown voulut descendre, l'escalier venait de s'écrouler... Rapide comme l'éclair, je saisis aussitôt une planche immense que j'appliquai contre la fenêtre... Il n'eut plus qu'à enjamber et à se laisser glisser. — Mais... — Que diable ! Pouvais-je deviner qu'il y avait un clou au milieu de la planche ? IL RL)T MARIER GASTON Le grand problème pour la France est celui de la natalité et nos grands hommes n'ont pas d'enfants ! ! Pour remédier à ce désastre lori E I cL L E C ZI R E L QilEi1RS R DES FRA ÇAISE5 5 O 4.4 fait appel à ses lecteurs et lectrices pour trouver une épouse digne de notre chef d'État IL FAUT M9ILR GASTON et acheter le N°de FANTASIO du 1" Août
C'est vous la nouvelle ?... COMÉDIE EN UN ACTE DE Serge Veber PERSONNAGES JACQUES, YETTE, LULU, LA BONNE. Un boudoir élégant dans une garçonnière. Porte à droite, 2e plan ; porte à gauche, Ier plan ; porte au fond. SCÈNE I Jacques, puis Yette. (Au lever du rideau Jacques, seul en scène, finit de s'habiller. Il parle à Yette qu'on entend à la cantonade.) JACQUES. - Loup, y es-tu ? VOIX DE YETTE. - Je mets ma chemise !... JACQUES. - Dépêche-toi ! J'en suis déjà à mon gilet. VOIX DE YETTE. - Tu n'as toujours pas retrouvé ta montre ? JACQUES. - Non. VOIX DE YETTE. - C'est gai ! Quelle heure peut-il bien être ? JACQUES. - Aucune idée. 11 doit être tard, car j'ai faim ! VOIX DE YETTE. - Et la bonne ? JACQUES. - Pas encore là. Loup, y es-tu ? VOIX DE YETTE. - Je mets ma robe ! JACQUES. - Ah ! J'ai retrouvé ma montre !.. Oh ! nom d'un chien ! VOIX DE YETTE. - Quoi donc ? JACQUES. - Il est trois heures ! YETTE, entrant. — Qu'est-ce que tu dis ? JACQUES.- Tiens ! Regarde ! Trois heures cinq ! YETTE. - C'est peut-être trois heures du matin ? JACQUES. - Mais non ! Il fait grand jour. YETTE. - Oh ! Mais alors, on a dormi plus de seize heures ? JACQUES. - Oui, c'est merveilleux !... METTE. - Eh ! bien, monsieur, pour une première nuit qu'on passe ensemble, je crois que nous lui avons fait honneur ! JACQUES, l'embrassant.— Ma chérie, je t'adore ! YETTE. - Autant qu'hier ? JACQUES. - Mais bien plus ! Hier, tu n'étais qu'une petite jeune fille que je connaissais à peine. Aujourd'hui tu es ma femme, ma femme à moi, mon beau trésor découvert. YETTE. - Mme Jacques Pringy ! Ça me semble encore tout drôle. C'est vrai, ç'a été si vite fait ! Il y a quatre semaines, tu n'étais pour moi qu'un vague camarade. Et puis ces fiançailles brusques, cette décision de nous marier le plus vite possible, la mairie, l'église, le lunch... Est-ce du cinéma ? Est-ce du rêve ? JACQUES. - Non ! ce n'est pas un film. On n'en fait pas de si beaux en France ! YETTE. - Ce n'est pas un rêve non plus. On ne rêve pas des nuits comme celle qui vient de passer... JACQUES. - Alors, vrai, tu es contente' ? YETTE. - Presque. JACQUES. Chérie ? Il te manque quelque chose ? Oh ! dis-moi vite... — Enfin, chérie, tu n'aurais tout de même pas voulu m'avoir vierge ! YETTE. - Mon petit déjeuner ! JACQUES. - Ah ! bon ! YETTE. - Et mon grand déjeuner ! Tu sais, les sandwiches du lunch sont dans mes talons. Oh ! ce que ça creuse, l'amour ! JACQUES. - Et cette sacrée bonne qui n'arrive pas ! YETTE. - Oh ! tant pis ! on l'attend ! Moi je ne veux plus aller au restaurant. Je préfère manger chez toi. JACQUES. - Pourquoi dis-tu  : « Chez toi » ? Chez moi, c'est chez toi aussi. YETTE. - Non. Ce n'est pas encore un chez nous. Vois-tu, mon chéri, tu me demandais tout à l'heure si j'étais pleinement heureuse. Eh ! bien, il y a tout de même quelque chose qui me chiffonne... JACQUES. - Cet appartement ? YETTE. - Oui, cette garçonnière, comme vous dites, vous autres jeunes gens, probablement parce que vous y recevez des garçonnes. JACQUES. - Mais, ma petite Yette, tu sais bien qu'on n'a rien pu dénicher en si peu de temps. Aujourd'hui on trouve facilement un coeur, mais une chaumière, c'est beaucoup plus dur. YETTE. - Oui, oui, je sais... Alors comme On était pressé, comme on ne voulait pas attendre... JACQUES. - Comme on ne pouvait pas attendre... YETTE. - Il a fallu se rabattre sur ta garçonnière, où tu as habité pendant longtemps, où tu as reçu d'autres femmes que moi... JACQUES. - En t'attendant... YETTE. - Oui, enfin en attendant, tu t'en payais ! JACQUES. - Oh ! jamais, chérie, ça jamais je n'ai payé une femme. YETTE, boudeuse. Comme c'est drôle ! JACQUES, près d'elle. — Mon petit, il ne faut pas penser à tout ça. C'est le passé. METTE..- Un passé qui est présent à mes yeux. JACQUES, - Enfin, chérie, tu n'aurais tout de même pas voulu m'avoir vierge ! YETTE. - Pourquoi pas ? JACQUES. - Eh ! bien, ç'aurait été commode cette nuit YETTE. - Oh ! on aurait tout de même fini par trouver... (On sonne.) JACQUES. - Chic ! voilà la soubrette... Je vais lui ouvrir ! (Il sort à droite et revient, suivi de la bonne.) SCÈNE II Les mêmes, La bonne. JACQUES. - Par ici, mademoiselle, par ici... LA BONNE, accent du Midi. — Bonjour, mademoiselle.'YETTE. - Ah ! non, madame... LA BONNE. - Oh ! pardon, madame... Madame a l'air si jeune. JACQUES. - C'est une jeune Madame en effet... Nous ne sommes mariés que depuis hier. LA BONNE. - Moi, je l'ai perdu depuis plus longtemps que Madame, et on me dit encore mademoiselle 1



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :