Le Rire n°277 24 mai 1924
Le Rire n°277 24 mai 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°277 de 24 mai 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 44,3 Mo

  • Dans ce numéro : à la garçonne.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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LA NOUVELLE BONNË — Comment vous appelez-vous ? — Zoé. — Bon, je vous appelerai Rose ! — Et comment s'appelle Madame ? — Je Suts lù marquise de'Li war-Demeure. — Bon, LA FANTAISIE DE LA SEMAINE LA TRISTESSE DU BLACKBOULÉ N'existons-nous donc plus ? Avons-nous eu notre heure ? Bien ne la rendra-t-il à nos cris superflus ? L'air joue avec la branche au moment où je pleure  : Ma maison me regarde et ne me connaît plus. (Tristesse d'Olympio, par Victor HUco.) Blackboulé ! Je surs blackboulé ! Aucun quotient n'a pu me sauver, encore que je fusse en tête de liste Mon bateau a sombré avec tout son équipage sur l'océan déchaîné de l'ingratitude des démocraties ! Ces misérables électeurs — qui votaient pour moi depuis si longtemps ! — ont oublié tous les services que je leur ai rendus, tontes les palmes, tous les poireaux, tous les bureaux de tabac que je leur ai prodigués... Brusquement, ils ont tourné casaque : ça ne devrait pas êtte permis à de simples électeurs. Et me voilà rendu, comme on dit, à mes chères études... Lesquelles ? En vérité, seul mon siège au Palais-Bourbon m'était cher. Hélas ! c'est un autre qui va s'y asseoir... J'ai appris le soir même. du scrutin que le verdict populaire me condamnait. Certes, j'ai ressenti un choc brutal... Mais la fièvre de la lutte m'excitait encore. 11 y avait du bruit autour de moi, l'air retentissait de discours et de clameurs, mes colistiers m'entouraient ; mes partisans déjà moins nombreux me prodiguaient consolations et serments de fidélité ; 'bref, j'étais comme grisé et je n'avais pas le sentiment très net de la cata:strophe... Mais quand je rentrai chez moi, quand je me retrouvai dans le silence, frère de la réflexion, je compris mon malheur... Ma femme qui n'avait pas voulu me suivre à la Préfecture pour connaître les résultats du dépouillement, ma femme m'accueillit avec cette simple question  : — Eh bien ? — Battu ! murmurai-je en m'écroulant dans un fauteuil. e vous appellerai Louise. Dessin de R. CSAvcctt. Et, alors que j'attendais d'elle une bonne parole, elle me lança d'une voix sèche  : Je l'aurais parié... Tu as conduit ta campagne comme un idiot'. ** Voici quinze jours que je ne suis plus qu'un « ancien député et je reste plongé dans une effrayante tristesse. Dans cette petite ville où j'étais le grand homme, où tout le monde me saluait et me demandait quelque chose, je n'ose plus me montrer... Je crains ces visages narquois et redoute plus encore les condoléances des hypocrites et des ingrats. 11 va cependant falloir que je m'y fasse, car je suis obligé de vivre au milieu de ces gens-là. N'étant pflns député, je n'ai plus rien à faire à Paris. Adieu, carte de parcours gratuit en première classe ; adieu, pied-à-terre de la rue Chalgrin, garçonnière où j'ai tenu, en galante compagnie, bien des séances de nuit ! Mon mandat me valait maintes bonnes fortunes... Que de petites actrices, chanteuses, danseuses se figuraient qu'avec mon baromètre, je faisais la pluie et le beau temps dans les théâtres subventionnés ! Je leur promettais du piston et même je leur en donnais, selon mes moyens... Ah ! c'était le bon temps ! Me voici condamné à reprendre la vie de province. Et si je retourne, parfois, à Paris, il faudra que je paye ma place dans le train (dire que j'ai voté l'augmentation des tarifs I) et même au théâtre. La petite Aline Manchaballe, que j'ai cependant fait engager à. la Comédie-Française, n'a même pas répondu à ma dernière lettre. La coquine m'a déjà oublié... Qui sait ? Elle demandera peut-être à mon successeur de me remplacer aussi dans son lit ! J'espérais garder au moins ma situation de rédacteur politique au Petit Républicain ; ce n'était guère payé, mais cela me don-



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