Le Rire n°271 12 avr 1924
Le Rire n°271 12 avr 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°271 de 12 avr 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 42,4 Mo

  • Dans ce numéro : le lancement du marteau.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Ce ménage n'avait pas été des plus unis du vivant de l'épouse. Aussi, quand il la conduisit à sa demeure dernière, il Avait les yeux secs en songeant à cette compagne acariâtre. Mais, ô surprise ! en franchissant le seuil de la nécropole, le cercueil heurta un pan de mur et des gémissements se firent entendre. En toute hâte on ouvrit la bière et on s'aperçut que la trépassée s était tout simplement tombée en catalepsie... A quelque temps delà, la bonne femme mourut pour tout de bon. Le mari accompagna la bière comme jadis, mais en arrivant devant le petit mur, il dit anxieusement aux croque-morts  : — Doucement..., doucement, faites bien attention cette fois de ne plus heurter la muraille ! * # * Un couple de méridionaux voyageait dans un compartiment de première classe. En lace d'eux, un monsieur flegmatique lisait son journal. Vainement le voyageur expansif essaya de lier conversation avec ce voisin renfermé. — Il fait beau aujourd'hui... Pas de réponse. — Permettez-moi, monsieur, de vous offrir une timbale 41e vin blanc. — Merci ! je ne bois pas dans le train. Un court silence. — Alors, voulez-vous me permettre... une cigarette ? — Merci ! je ne fume pas dans le train. - Peut-être ce coussin pour dormir ? — Merci ! je ne dors pas dans le train... Alors le bavard ne sachant plus qu'inventer, montre sa femme qui se tient immobile dans son'coin. — Je vous présente mon'épouse... — Voyons, ma fille, est-ce que ça me gêne, moi, le printemps ? Dessin deL. Luc. Merci, fait incontinent le voyageur, je ne... marche pas dans le train ! ** Daus cette bonne hostellerie un groupe de joyeux commisvoyageurs avait, ce soir-là, fêté plus que de raison la dive bouteille. Puis on s'en fut se coucher, en donnant l'ordre au garçon de réveiller tout le monde au petit jour. Comme Jules, faute de place, partageait sa chambre avec un nègre, ses camarades, pour lui faire une bonne blague, passèrent sa ligure au noir pendant la nuit. A sept heures tapant, le garçon de l'hôtel vint frapper à toutes les portes comme il était convenu. Jules se leva en maugréant, mais aussitôt arrivé devant la glace il s'exclama, en voyant sa figure  : — Imbécile de garçon ! Il a réveillé le nègre ! Et le commis-voyageur, encore mal réveillé, se replongea aussitôt dans ses draps. *** Deux braves provinciaux, nouveaux mariés, débarquent à Paris. Conduis-moi à Montmartre, implore la jeune épousée dès le premier soir. Pour faire plaisir à sa femme, le mari'la mène dans un établissement fameux de la place Pigalle. — Oh ! fait avec étonnement la nouvelle mariée en pénétrant dans cette boite de nuit, regarde donc : toutes les femmes ici ont (les perles, des bijoux et de magnifiques robes décolletées. — Elles gagnent tout ça, déclare l'époux goguenard, en faisant tout simplement, avec le premier venu, ce que nous avons fait ensemble hier soir. Vraiment ? soupire naïvement la jeune mariée ; ee que j'en aurais de belles toilettes si j'avais su ça plus tôt ! — Si vous croyez que c'est drôle ! Mon mari ne cesse pas de parler de la ferme qu'il a eue avant moi. Estimez-vous heureuse... La mienne ne cesse pas de parler du mari qu'elle aura après moi'Dessin de A DE Roux.
lii,liji,1 6 ; , f -I J -_, ,ta, -..,:. 1, r ENCORE UNE QUESTION DE CABINET — Voilà tout ce qu'il en reste, monsieur !... On pourrait peut-être le recoller... — Me prenez-vous pour Poincaré ? Dessin de H. GERBAULT. ON DEMANDE UNE « FEMME NUE Au concert « Muguet ». L'AUTEUR DE LA REVUE. - Hé bien, mon cher Fassart, avonsnous trouvé l'interprète que nous cherchons pour notre finale des Maisons à travers les figes ? LE METTEUR HN SCÈNE. - Pas encore. Il nous faut une belle fille pour interpréter la Nue propriété. Elle n'a rien à dire, mais il faut un physique impeccable. L'AUTEUR DE LA REVUE. - Ah ! si nous avions encore Guimauve ! LE METTEUR EN SCÈNE. - Oui, c'était la reine des femmes nues ; elle s'est amourachée d'un grime, et elle a renoncé au Concert. L'AUTEUR DE LA REVUE. - C'est un grime, non  : un crime ! LE METTEUR EN SCÈNE. - J'ai fait paraître une annonce, et j'ai donné l'ordre au garçon de faire entrer immédiatement tout ce qui viendrait pour la femme nue. LE GARÇON, apportant une carte. — Pour la femme nue ! L'AUTEUR et LE METTEUR EN SCÈNE. - Faites entrer. LE METTEUR EN SCÈNE, regardant la carte. — Pitouillard ! Je ne connais pas ce nom-là. (L'auteur met son monocle, le metteur en scène une paire de lunettes d'écaille. Parait Pitouillard, petit homme laid, sale, miteux, à barbiche et à binocle.) t



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