Le Rire n°268 22 mar 1924
Le Rire n°268 22 mar 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°268 de 22 mar 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 42,7 Mo

  • Dans ce numéro : fierté maternelle.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Oui, mais... le hachis Parmentier ? — Nous le baptiserons Parisian hashedmeat et la portion coûtera 12 francs. — Diable ! A côté de moi, deux sportsmen parlent des Jeux olympiques  : La France a de grandes chances au tennis. D'abord, M1 8 Lenglen doit l'emporter dans le « simple dames >, et Borotra... Il n'en faut pas plus pour me réconforter. Une victoire française ! Quel honneur ! Quelle joie ! Et j'oserais me plaindre, moi, misérable larve humaine dont la main n'a, jamais brandi la moindre raquette, dont les biceps sont sans force et les jarrets sans détente ? Jamais I.litai. — Ma soupente me coûte maintenant vingt francs par jour. Cela ne met tout de même pas trop cher la punaise... Le nombre des étrangers à change élevé croit à vue d'oeil. L'anglais devient le langage courant et même sautant. Les Parisiens s'y sont mis et ne parlent entre eux que de cross-country, de rugby, de water-polo, de scratch, de comingmen, etc. Mon coiffeur m'a dit dans la langue de Shakespeare mais avec l'accent de Périgueux  : — It is./-or the beard, sir ? J'ai répondu  : — Quesaco ? Le coiffeur se répéta  : Beard, beard.'passa le dos de la main sur le menton — Ah ! oui, la barbe ! J'en ai eu pour i i fr. 5o, sans le pourboire. fait plaisir, c'est qu'un voisin a déclaré  : — Il y aura du bon pour nous dans le lancement du disque. Vous verrez, la France se classera... Le lancement du disque ! C'est évidemment plus sérieux que le lancement d'uni cuirassé ou même que le lancement de Maud Loti... J'ai donné cent sous de pourboire, comme si j'étais Américain. — Thank you, m'a dit le coiffeur, pour me flatter. Juin. Mon hôtelier m'a dit ce matin  : — Bien que j'aie transformé l'Hôtel des Beaux-Arts et du Périgord en Sporting-Palace, je veux vous faire des conditions avantageuses... Au lieu de payer vingt francs par jour, vous ne payerez plus que quinze francs. — Merci, merci ! — Quinze francs par jour... et quinze francs par nuit, soit trente francs en tout. Pas même un dollar ! UN TRAITRE — Ah ! çà, vous un homme de droite, vous votez pour les radicaux ? — Ce n'est pas de ma faute  : je suis gaucher ! Dessin de Roger PRAT. - LA RÉPUBLIQUE EN GItÈCE — Heureusement, il nous reste le roi d'atout ! Dessins de R. CHANCEL- et Mais ce qui m'a Ma blanchisseuse a doublé ses prix, mon cordonnier a fait peindre sur son échoppe American athletic express ressemelage et m'a demandé vingt francs pour deux pièces soi-disant invisibles. Le pire, c'est que nous venons d'être battus dans le saut sans élan et dans le saut avec élan. Mais la vie chère française fait des bonds prodigieux  : tous. les records sont battus ! Juillet. — Mon ami Joseph Durand avait loué une chambrede son appartement à un jeune sportsman américain. — Deux cents francs par jour, me disait-il, c'est la bonneaffaire ! La bonne affaire n'a pas été celle qu'il espérait. Mon pauvre ami a surpris sa femme dans les bras de son hôte  : ils étaient tous les deux en tenue olympique, mais se livraient à des exercices non prévus par le programme des jeux. Joseph Durand a préféré se retirer discrètement. — Les lois de l'hospitalité m'en faisaient un devoir, m'a- - t-il expliqué, et puis, ce jeune Américain est champion de boxe ! — Console-toi, Joseph, lui dis je, nous venons d'obtenir un petit succès dans le pentathlon. — Vrai ? — Oui et nous avons brillé dans la lutte libre... — Vous voyez, le muscle français a encore du bon, quoi qu'en. pense ma femme ! Août. — Nous sommes écrasés dans le Marathon. C'est un désastre... Pour me consoler de ce Waterloo sportif, je suis allé faire visite à Mme Carmen qui dirige, rue des Quatre-Vents, une espèce de bouillon Duval de l'amour. Mais là aussi tout est américanisé, à.commencer par le tarif. — C'est cinq dollars, m'a dit la patronne.:_. Et nous ne tenons pas à la clientèle française. — Alors même ici, nous ne sommes plus chez nous ? France d'abord, il me semble... On m'a répondu par des sarcasmes et j'ai dû me retirer en déclarant que je me plaindrais à mon député. Septembre. — La world's fair du muscle est, pour nous, une catastrophe sportive et financière. Heureusement, nous ne reverrons ces olympiades-là que dans soixante- - dix ans... Clément, `AUTEL.
LES SURPRISES DU CHANGE — Dans quel état, mon pauvre ami ! On dirait que vous avez bu... — Oui, et un fameux bouillon ! Dessin de Pierre FALKA.



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