Le Rire n°268 22 mar 1924
Le Rire n°268 22 mar 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°268 de 22 mar 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 42,7 Mo

  • Dans ce numéro : fierté maternelle.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Nous continuons à recevoir un très grand nombre de Bonnes Histoires, mais beaucoup sont un peu trop... libres, voire grossit:+res, pour que nous puissions les publier. Que nos lecteurs sachent bien que ce que nous recherchons surtout, ce sont les histoires amusantes où se manifeste notre esprit français, délicat, et, même quand il est gaulois, distingué. Nous sommes persuadés qu'ils n'ont qu'à puiser dans leur mémoire pour pouvoir trouver ce que nous souhaitons, sans abuser des histoires d'alcôve par trop rabdchées. ** Ceci se passait dans la'chambre mortuaire de.K. J. Rockchild, le célèbre milliardaire américain. En attendant la levée du corps, les parents et de nombreux amis, se recueillaient religieusement. Soudain, un gémissement rompit le silence et de vifs sanglots se firent entendre. Quelqu'un s'approcha de celui, qui se montrait si profondément affecté  : — Nous comprenons très bien votre chagrin, lui dit-il. La mort de notre ami est une perte irréparable, mais, tout de même, il faut savoir se contenir : Cependant l'autre continuait de sangloter de plus en plus fort. Impatienté, un neveu du défunt crut'alors devoir intervenir  : — 11 est inadmissible, observa-t-il, que vous manifestiez pareille douleur, d'autant plus que vous n'êtes pas de la famille... — C'est précisément, répondit l'autre, de quoi je ne réussis pas à me consoler ! ** — Il est très rare de trouver un directeur de théâtre à qui l'ou puisse lire une pièce, racontait dernièrement le vaudevilliste Scribard. Pourtant, le directeur du théâtre de la Porte-Saint- Denis les écoute volontiers. Non, écouter est beaucoup dire, mais il permet qu'on les lise pendant qu'il est.là. Tenez, il y a six mois environ, je venais de finir un vaudeville en 3 actes, excessivement drôle. Tout simplement, c'était le titre. Je fus admis à lire ma pièce. Le directeur me reçoit dans son bureau, — Est-ce que vous connaissez le coup du père François ? — Oui, oui !... — Bien ! Alors, on va vous en faire un autre ! Dessin de Jean OBERI.É. n se cale dans son fauteuil, se prend la tête dans les mains et me fait signe de lire. Je commence. Tout le premier acte est écouté dans le silence le plus profond. Le mots les plus drôles, les situations les plus abracadabrantes, rien ne parvenait a dérider le directeur. Tout à coup, à la fin du deuxième acte, je le vois pourtant s'esclaffer. — Ouf ! pensais-je. — Excusez, cher ami, me dit-il, ce moment d'inattention, mais je pensais à une histoire très drôle, vraiment drôle, que m'a racontée ma concierge ce matin. *** Meyer et Cohn se sont payé la mer, en voyage d'affaires naturellement. La femme de Meyer. prend son bain. Meyer dit à Cotin  : — Admire un peu les jambes de ma femme. Qu'est-ce que tu en dis ? — Ce n'est'rien que cela,  : dit Cohn ; si tu voyais celles de la mienne ! — Comment sont-elles donc ? — Comme un tuyau de poêle. — Quoi, aussi rondes ou aussi grosses ? Mais non, dit Cohn  : aussi noires. *.* Le cavalier Labridette, ayant répondu d'une façon plutôt cavalière à son lieutenant, se voit infliger, par ce dernier, huit jours de prison. Sa punition terminée, il part joyeusement, le soir, faire un tour dans la ville, pour se diriger ensuite vers la maison sympathique oh il sera accueilli agréablement par ces charmantes dames. Au tournant de la rue, il croise le lieutenant qui lui avait accordé si généreusement huit jours de repos à, l'ombre  : — Eh ! bien, lui est-il demandé, on ne salue plus son lieutenant ? — Excusez-moi, lui répond Labridette, je croyais qu'on était fâchés ! — Il y a si longtemps que nous ne nous étions vues ! Je pensais que vous auriez du mal à me reconnaître ! — Oh ! mais non, vous avez toujours le même chapeau. Dessin de J.-J. ROUMl'.
BERARD, FORAIN ET LE SAINT-ESPRIT — Mon cher Forain, il ne vous manquait que celui-là ! Au cours d'un banquet présidé par le ministre de l'Instruction publique, les Humoristes ont offert ù Forain son épée d'académicien. Dessin deC. LI ANDRB.



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