Le Rire n°266 8 mar 1924
Le Rire n°266 8 mar 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°266 de 8 mar 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 43,2 Mo

  • Dans ce numéro : les mystères de Paris.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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ÉLECT-ÎCÎTÉ f Caluelt. t4 : Voici la superbe brochure, magnifiquement illustrée, que J'off re riuitemert à tous ceux qui m'en feront la demande. J'en ai fait éditer 20.000 exemplaires et le titre.seul est une indication suffisante pour le lecteur "Comment se uérir ar l'Electricité. Mon traité d'Electrothérapie devrait sU troue'dans toutes les familles et dans chaque ménage ; ch acun devrait toujours l'avoir sous la main afin d'y puiser les connaissances utiles et indispensables à la santé. Illustré de pages anatomiques, très intéressantes, il est divisé en 5 grands chapitres, chaque subdivision comprenant la nomenclature de tous les troubles et affections pathologiques appartenant à ce chapitre. Le premier chapitre par exemple, traite de la Neurasthénie et Névroses diverses, Névralgies et "Névrites, Maladies de la Moelle Epinière, Paralysies en général. Tous les autres chapitres traitent à leur tour toutes les affections dépendant de chaque classification et qu'il serait trop long d'énumérer ici. La cause, la marche et les symptômes de chaque affection sont minutieusement décrits en un langage simple et clair de façon à renseigner exactement le malade sur la nature et la gravité de son état. Le rôle de l'électricité et la façon dont opère le courant galvanique sont établis pour chaque affection et chaque cas et ainsi le malade a sous la main l'explication médicale de sa maladie et, en même temps, le moyen de se guérir d'une façon complète et radicale. Personne n'ignore plus à présent l'immense pouvoir curatif de l'électricité médicale. Les 1 pout ETRE EPATANT a la Fête S'AMUSER, RIRE et FAIRE RIRE PASSER GAIEMENT SOIRÉES D'HIVER la S" de la Gaîté F".65, Faub.-St-Denis, Parr-10e envoie contre 1 fr. NOUVEL ALBUM (260 pages avec gravures eunuques) DE QUOI RIRE DES MOIS Farces,Physique,Amusentents de toutes sortes. L'Hypnotisme àla p, rtée de tous Propos gais. Art de plaire. Magnétisme POUR APPRENDRE SEUL TOUTES LES DANSES. Secrets d'atelier, trucset tours de mains det. n'étiers. Défendre ses intérêts p'ta loi. Se créer une position oùl'améliorer. Secrets de Beauté. Chansons etMonologues Théâtres. Librairie spéciale Accordéons, Harmonicas, Flûtes. Méthode pour apprendre seul TRAVESTIS, COTILLON, PARURES DE FETE, R.C. Paris 3837 CONSERVATION et ULANCHEUR des DENT POUDRE DENTIFRICE CHARLARD Bode : ^- Branco-pharmacie.12.Bd.Banno-Eouvelle*Parie R.C. Seine 76.026 COMMENT SE GIJERIR Pitt Rtsumt du TRAITE I _t'Partie : i SYSTEME NERVEUX - 2-'Partie : APPAREIL URINAIRE et ORGANES GÉNITAUX —.3-'Partie:— MALADIES de la FEMME - 4 « Partie : _- Voies thGEST1VES I SYSTEMS MUSCULAIRE f ET LOCOMOTEUR ark 11111 LÉ GLYPHOSCOFE I i grands maîtres Français vat été les premiers à le reconnaître mais je puis cependant revendiquer pour moi l'honneur d'avoir découvert le vrai moyen pratique d'infuser à l'organisme cet élément de vie qui s'appelle l'Electricité Galvanique. Le courant galvarti w a quae te que jeppriqrre au moyen de mes appareils à piles sèches, agit sur l'organisme d'ime façon calme et douce à la fois, tonifie les nerfs et les muscles. active la circulation du sang, fortifie tous les organes de l'économie, facilite les échanges organiques et rend vraiment la vie aux débiles, aux nerveux et aux déprimés. L'emploi de l'électricité est surtout indiqué dans tous les cas de faiblesse, désordres organiques, troubles nerveux et musculaires, et les maladies chroniques. L'impuissance, la débilité nerveuse, la diminution des facultés viriles sont vaincues par l'électricité qui constitue le remède le plus admirable qui soit connu et dont la vogue est telle que l'on pent envisager l'époque où les médecins prescriront exclusivement l'électricité pour le traitement de toutes les affections chroniques. Il est à la portée de tous à présent, de suivre un traitement électrique chez soi car mon appareil ne se porte au grand maximum qu'une heure par jour et chacun peut vaquer à ses occupations ou à son travail quotidiens. C'est ce qui rend ma méthode si populaire et la facilité avec laquelle le malade peut suivre son traitement chez lui, à l'insu de tout le monde, sans abandonner ses habitudes, ou son régime, est unanimement appréciée et comprise. C'EST GRATUIT. Ecrivez une simple carte à Mr le Docteur P.L. GRARD, Institut Moderne d'Electrothérapie, 30, Avenue Alexandre Bertrand, BRUXELLES-FOREST, pour recevoir sous enveloppe fermée le traité d'électrothérapie avec illustrations et dessins explicatifs. Affranchissement pour l'étranger  : Lettres Fr.. 0,50 — Cartes Fr. 0,30. a la Noce firper i L-T-PIVER O 50ern ère. 6(.4Qeau-tè $ C lo t'u s/e psi s t a t des boa parfums ID ai 610 OS OS 1111, OMO OB OP 4110 4111 Reg. Commerce. Seine, 74.569 (ppérHa lévy VERASCOPE'°'r Demander catalogue 25, rue Mélingue, Paris RICHARD RHUM ST-JAMES ACON.LEI - l"% RHUM, Ill PLANTATIONS Grand Cru DANS DU THE DANS DU LAIT EN GROG EN PUNCH Est de temps immemorial le remède classique contre  : LA GRIPPE LES RHUMES les BRONCHITES ET LES I. JAME'S REFROIDISSEMENTS Au premier frisson, au moindre froid, prendrell petitverre de Rhum St-James. IL RÉCHAUFFE STIMULE, RÉCONFORTE et, grâce à son extrême pureté, N'IRRITE PAS Lss pldtot.tion. etJs doltrsnt Cette extrême pureté leur vieille riput.tio. dans les Antillest, lents Rhume pl..1e et son extrême finesse as premier_r.ng par léa'mea sont les caractéristiques et leur artels, de sa qualité. Th. et ia. PI.aïstdem ose Issu de grands crus, te the superior 5a.11ty d their ruses the old sst.bliù.i reps- distillé des plus purs Wise is Irbicb they ers Mid sirops de vesou de W.et% dies St-James, sans un atôme de mélasse qui est la base des rhums de SEUL IMPORTATEUR commerce, vieilli sous P.LAMB BBT,St-J.rnes (Antilles) ST-vtsaac-MARTIrrspos. PARIS le ciel tropical, le Rhum MAüeR1c...DORD:Aus,LONDt[s St-Jantes se distingue ; 11t 1 ; ! Ilti ! 1iIN11 ! I des autres rhums par son moelleux, sa douceur naturelle et la délicatesse de son arôme. CARTES — TAROTS MTME ANDRE Astrologie. Consult.t. 1. jours. 71, ac° de Clichy, bktro  : La Fourche, Paris, 17°. 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LES PROFITEURS —... Je vous demande pardon... j'allais choisir ! Dessin de H. MIRANDE. AU " VENTRE AFFAM13" Lorsque M. Plantepois, ce matin-là, eut, de ses mains grasses, déplié son journal, la première chose qui lui sauta aux yeux fut, en lettres hautes de deux centimètres, cette manchette sensationnelle  : DISPARITION DE Mile RAPINET, LA FILLE DU LEADER SOCIALISTE BIEN CONNU. Toutefois, M. Plantepois n'y prêta pas grande attention, préoccupé qu'il était du menu à offrir aux clients du Ventre affamé. C'était, au fond de Belleville, une petite gargote mal aérée, aux vitres sales, aux tables noires, aux verres fêlés, aux sauces ratées, où fréquentaient des chauffeurs de taxis, quelques dactylos, les maçons d'un immeuble voisin et, courante, toute une petite clientèle de passage, placiers, reporters, employés instables, visages inconnus, effacés et fermés que le hasard d'une course et un estomac creux faisaient entrer au Ventre affamé. Que la jeune mile Rapinet eût donc ou non disparu de la circulation, voilà ce dont se souciait M. Plantepois bien moins que de savoir si, aujourd'hui samedi, avec cette satanée semaine anglaise, la recette atteindrait son minimum. Et, pourtant, le journal ne parlait que de cela  : « Mlle Rapinet avait dix-huit ans, Mile Rapinet était brune, avec des yeux bleus, Mue Rapinet ne fréquentait ni les dancings ni les thés, ni aucun de ces lieux où elle eût pu faire de fâcheuses rencontres. Enfin, Mue Rapinet portait un tailleur marron, un petit feutre de même couleur et, à la mode, un de ces minuscules parapluies qui sont à l'ordre du jour. Le lendemain, autre manchette, plus grande encore que la veille. C'était dimanche. Les clients chômaient au Ventre affamé et, gilet ouvert, en savates, col déboutonné, son double menton glorifiant en enseigne la bonne chère de la maison, M. Plantepois put, à loisir, lire d'un bout à l'autre le récit de la plus lugubre des trouvailles. Retrouvée !... M"" Rapinet était retrouvée !... Oui ! Mais où !... Et dans quel état !... Ciel ! Des gardes du Bois de Boulogne, au cours d'une ronde, au diable, vers Longchamp, avaient découvert, enfin, la pauvre petite M'je Rapinet. Il avait plu toute la nuit. Le « tailleur » marron n'était plus qu'une loque mouillée, le petit feutre qu'une bouillie, tandis que, manquant à tous ses devoirs, le minuscule parapluie, drapé au sec en son fourreau, montait, sentinelle inutile, la garde auprès d'un cadavre. Et c'était, dans toute la presse, un tollé d'indignation, un amoncellement de soupçons, une fureur contre les bandits anonymes, un déchaînement de menaces. La politique s'en mêlant, on voulait voir là l'odieuse vengeance d'un parti adverse, l'ignoble défi jeté aux ennemis trop puissants. Pendant trois jours, pendant trois nuits, on chercha, enquêta, fouilla, scruta, interrogea. Le chef de la Sûreté fut sur les dents, le juge d'instruction faillit devenir fou... On s'arracha les journaux, on discuta, palabra, paria... Tout cela inutilement. Personne, le jour du crime. n'avait vu Mue Rapinet. Personne ne lui avait parlé. Elle n'avait fait aucun achat, ne s'était montrée nulle part. Placidement, l'autopsie conclut à une embolie et, le quatrième jour de l'enquête, la petite morte, vierge muette, emportait avec elle, au fond de sa tombe, le secret obscur de son destin. Tout cela, M. Plantepois, avec un intérêt croissant, l'avait suivi. Dès le matin, il se jetait maintenant sur les journaux, chien policier en quête d'une trace. A leur lecture, sur un mot, ses gros sourcils touffus souvent se contractaient comme s'il eût voulu fixer un souvenir, rapprocher des faits, préciser une heure... Non content de parcourir une fois l'article, il le relisait, le relisait encore... Sur sa large face placide, bouffie de graisse jaune, une crispation passait, indice d'une lutte intérieure ; dans ses yeux fades luisait, éclair inusité, la flamme d'un combat moral et, bourrée la nuit de coups de pieds nerveux, réveillée en sursaut par les cauchemars de son mari, la pauvre et débonnaire Mm° Plantepois comprenait mal, victime innocente, ce qui, d'un brave homme tranquille, avait fait une pareille pile électrique. Le cinquième jour enfin, elle en eut l'explication. Après une nuit d'affreuse insomnie, M. Plantepois, au saut du lit, était déjà dans sa cuisine où, environnée de vapeurs culinaires, la vertueuse Mme Plantepois, pour la plus grande joie des habitués du Ventre affamé, surveillait prosaïquement une pâle blanquette, aux relents fades. Chuchotements ouatés, conciliabules mystérieux, phrases ina-



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