Le Rire n°264 23 fév 1924
Le Rire n°264 23 fév 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°264 de 23 fév 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 42,9 Mo

  • Dans ce numéro : le rébus anglais.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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« L'EN VERS VAUT L'ENDROIT » R E T O U R N A G E, Transformations de Vctements, Mesure, Travail â Façon. UNION COOPÉRATIVE D'OUVRIERS TAILLEURS, tg, rue de Châteaudun (0. Succursales  : Io, rile Sophie-Germain (Avenue d'Orléans) et i tj, rue Saint-Mare (Vivienne-BOURSE). Tout porteur du présent numéro du RIRE bénéficiera d'une remise de 5 0/0. aa328eg9309393932802893M3Ç ; g93a3938 ; 13022RMMM4MMMMeeMeMMaMaMeMeaaMMffl fe3 se 83 « t, E6 F3'rovs zE s SAMEDI S LISEZ sB L'IMPARTIAL FRANÇAIS ! RÉPUBLICAIN INDÉPENDANT ENNEMI DU PARTI PRIS ET DU GENRE ENNUYEUX 1 3IBS DE LIBRE CRITIQUE SUR L'ACTUALITÉ POLITIQUE, MILITAIRE, RELIGIEUSE DIPLOMATIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE MPARTIAL FRANÇAIS A L'AMBITION DE PLAIRE AUX GENS DE BON SENS ET AUX AMATEURS DE FRANC-PARLER Spécimen gratuit sur demande, 14, rue de Clichy, PARIS 4414 En vente partout, le N°0.50 33,58, 53e8.5363e3e3a$Ee$3aV33a3e:383e3&3&3&38363eb8HUak$ake.S8S3838383i33338$8E863EE33383$38383a3i33ff3 Une Récompense de 10.000 francs pour personnes chauves et sans barbe Une belle poussée de barbe et de cheveux peut être obtenue par l'usage de la lotion capillaire balsamique " Comos ", pendant 8 jours. Cette lotion fait repousser les cheveux et la barbe de toutes personnes chauves ou dont la chevelure est clairsemée. " Comos " est le meilleur produit clans ce domaine de la science moderne, étant la seule lotion balsamique qui fasse réellement repousser les cheveux et la barbe même sur des personnes âgées. " Como i " t'ait repousser les papilles mortes après un usage de quelques jours et après un temps très court les cheveux poussent avec grande vigueur. Garanti sans danger. Si les assertions ci-dessus sont fausses. UNE SOMME NETTE DE 10.000 FRANCS sera payée à toute personne chauve, sans barbe. ou dont la chevelure est clairsemée, qui se sera servie sans résultat de la lotion balsamique " Cornus " pendant 3 semaines. Un paquet COMOS " coûte 40 fr. ; Deux paquets coûtent 6.0.fr. Comos " &nn:e aux cheveux et à la barbe urne apparence superbe et une belle ondulation. ainsi qu'une coupe douce et delicats ; sur detnanie adressée à la Société, " Comes " est envoyé dans toutes les parties du monde SUR PAIEMENT d'avance ou contre remboursement. — COLONIES  : SEUL MODE DE PAIEMENT  : D'AVANCE. COMOS=MAGAZINE, Copenhague. V. Danemark, 6 fasseOui... quoi qu'on Fasse. andarin sera toujours preféré aux Amers et Bitters. 4.28 93 97- 93 93 93 Reg. Commerce L'ENNUI c'est la MORT ! POUR RIRE ET FAIRE RIRE Demandez les Catalogues de Farces. Attrapes, Surprises pour Soirées. Dîners et pour Noces. - Articles de Physiqueet dePrestidigilation - Chansons, Monologues, Pièces de Comédie pour Salons, Familles et Sociétés - Librairie Amusante,Agricole st Médicale, Livres utiles et de Jeux - 1 Magie. Magnétisme Hypnotisme. etc. etc. Envoi contre 1 fr. en timbres. t3. BILLY, 8, rue des ! Carmes, Paris Se Mir MAISON FONDÉE en 1808 `7ima (1111111111111111111111111110111 0
LES PROFITEURS — C'est Paul, ton nouvel amant ? — Tu ne voudrais pas... J'ai tout de même plus de goût que ça ! Dessin de H. M1RANDE. LA SÉRÉNADE Quand Aglaé Tuvache, dite Suzanne de Cazeville, entendit Pietro di Rimini jouer la Sérénade de Muselli au Pavillon Bleu, elle tomba éperdument amoureuse du virtuose tzigane, ah ! non, pardon  : tchéco-slovaque. Comme son nom l'a déjà révélé à la perspicacité sherlock-holmesienne de nos lecteurs, Pietro di Rimini, musicien tzigane, non, pardon, tchéco-slovaque, n'était pas né sur les bords du beau Danube bleu. 11 était Italien, et c'est dans les flots jaunâtres de l'Arno qu'il avait fait ses premières pêches à la ligne et miré sa frimousse de bamnbino. Depuis cet âge d'or de sa petite enfance, il était passé beaucoup d'eau sous le Ponte Vecchio et, après de nombreux avatars.qu'il n'est pas nécessaire d'énumérer ici, ! Pietro Francocino, dit Pietro di Rimini, était devenu un celebrissimo maestro qui transportait chaque soir d'admiration ses élégantes auditrices du Pavillon Bleu. Il faisait, sous l'archet, pleurer, gémir, prier et se pâmer son violoncelle et, ainsi jouant, il cambrait son torse bien pris dans sa veste rouge, gonflait la cuisse, tendait le jarret, arrondissait le bras et, de son visage mobile de ruffian basané, aux dents éclatantes, à la moustache d'ébène cirée, aux narines frémissantes, aux immenses yeux noirs noyés d'extase ou flambant de passion, il mimait sa musique et faisait danser en mesure, sur son front bien modelé, ses opulentes boucles brunes. Quelle femme eût résisté à de pareilles séductions ? La belle Suzanne de Cazeville, elle-même, qui avait eu tant de royales amours qu'on l'avait surnommée « le Passage des Princes », Suzanne de Cazeville fut fascinée par le charme de Pietro. Chaque soir, pendant plus d'une semaine, elle traîna son amant de service au Pavillon Bleu, n'eut d'oreilles que pour l'orchestre et donna bruyamment, après l'exécution de chaque morceau, le signal des applaudissements. Quand Pietro di Rimini interprétait la Sérénade de Muselli, son enthousiasme tournait au délire ; elle bissait, elle trissait la fameuse mélodie et, lorsque le maestro, abdiquant toute dignité superflue, venait, pour la quête, tendre devant elle sa soucoupe, elle ne manquait jamais d'y déposer un billet de vingt francs. — Méci, méci, divina Madona, roucoulait Pietro, portant à son coeur sa main constellée de bagues et roulant des yeux blancs, je souis comblé, vraiment, je souis comblé ! Et cependant, dès que Pietro avait lâché son archet, Suzanne était désenvoûtée subitement et sentait décroître, avec une déconcertante rapidité, la fièvre voluptueuse dont elle avait brûlé. Quoi qu'il en fût, quand le bellâtre eut l'audace de laisser tomber au creux de sa robe une lettre de déclaration, elle se méprit sur ses propres sentiments. — Je suis le ver de terre amoureux de l'étoile, écrivait Pietro. Et, en un style ridiculement banal et ampoulé, il suppliait la divina Madona d'accepter un rendez-vous. Il poussait l'impudence jusqu'à lui proposer d'aller chez lui le lendemain à cinq heures. Suzanne ne s'indigna point et, au jour et à l'heure, elle sonna à la porte du maestro. La garçonnière de Pietro était meublée et décorée avec le plus parfait mauvais goût, en un style oriental de bazar. — O mia carissima, susurrait le tzigane, toujours vêtu de son rouge uniforme et plus cosmétiqué que jamais, qué jé souls heureux, jé nage dans la voloupté ! Suzanne, assise sur un divan, regardait sans indulgence son galant, agenouillé devant elle, et s'étonnait d'être venue. Nulle vibration ne courait en sa chair frigide, nul désir ne la trou-



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