Le Rire n°263 16 fév 1924
Le Rire n°263 16 fév 1924
  • Prix facial : 0,75 F

  • Parution : n°263 de 16 fév 1924

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : F. Juven et Cie

  • Format : (226 x 302) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 43,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'empereur Napoléon l'a dit.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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« L'ENVERS VAUT L'ENDROIT » R E T O U R N A G E, Transformations de Vêtements, Mesure, Travail à Façon. UNION COOPÉRATIVE D'OUVRIERS TAILLEURS, tg, rue de Châteaudun (9e). Succursales  : Io, rue Sophie-Germain (Avenue d'Orléans) et 14, rue Saint-Marc (Vivienne-BOURSE). Tout porteur du présent numéro du RIRE bénéficiera d'une remise de 5 0/0. BONS DE LA DÉFENSE I.ATIONALE TAUX D'INTERET A un mois 3/. A tr. is tuais 4/. A six Inois 4 1/2/. A un an 5/. On trouve les Bons de la Défense Nationale partout  : Agents du Trésor, Percepteurs, Bureaux de poste, Banque de France. Banques et So,i tes de Credit, chez les Notaires, etc. Assffih1ee Qllg ? a1e es Actiollllares DE LA BANQUE DE FRANCE L'assemblée générale des actionnaires de la Banque de France s'est tenue, le M Janvier, sous la présidence de M. G. RORINEAU, gouverneur, qui a donné lecture, ac nom du coneil général, du compte rendu des opération : pour l'exercice 1923. 4:e compte rendu résume, comme chaque année, les indices les plus caractéristiques du mouvement industriel et commercial. Il souligne tout particulièrement l'accroissement important de la production dans tous les &maiues, l'augmentation et l'équilibre de notre commerce extérieur, la progression des tonnages transportés et des rendements fiscaux, tous indices d'une bonne situation économique, malgré la tension continue de la crise des changes.t.es escomptes commerciaux sont en augmentation de 22% pour le nombre des effets, et de 22 1/2% pour leur valeur totale. Le mouvement général des caisses a atteint 1.585 milliards, dont 1.358 milliards par virements de compte à compte. Le dividende de l'exercice 1923 a été de 52.925.000 francs, soit 290 francs par action. 11. Camille POULENC, industriel, a présenté, en son nom et au nom de ses collègues, le rapport des censeurs. L'assemblée a élu régents  : MM. Stéphane DERVILLÉ, Georges HFNE et Félix VERNES Elle a réélu censeur M. Georges l'Asc.tLrs, industriel. Elle a élu régent M. Ch. Tint HUIS, trésorier-payeur général de l'Aisne, en remplacement de M. Félix BBEItTHELOT, trésorier-payeur général d'Alsace et de Lorraine, admis à la retraite. Le Pornbll dr PAUL MORAND LEWIS E T IRENE frtx 6.75 est paru'Tous les hommes qui se rasent et appréhendent la crispante sensation d'une lame qui écorche la peau doivent essayer VIENT DE PARAITRE LES DINERS-SOIRÉES i R OMAN 7 ! Du Chaque soir au diner I éon ZIGHERA et son orchestre On danse du Dîner à Minuit. JAZZ-BAND. — ATTRACTIONS et INTERMEDES nouoeaux chaque semaine. Déjeuner 17 fr. Diner 20 fr. Champagne 45 fr. Consommations 6fr. - 1 4,r. CAUMARTIN O.C. Seine 104.142 LE BOTTIN MONDAIN 1 9 2 4 0 Le SEUL COMPLET des ANNUAIRES de ce GENRE RENSEIGNE SUR TOUT SE TROUVE PARTOUT EXTRAIT DE LA TABLE DES MATIÈRES Adresses de la Haute Société (par noms et par rues). — Le Commerce de Luxe. La Musique et les Théâtres. — Tous les sports. — Chapitre complet du Tourisme. Plan des arrondissements. — Les Expositions, les Musées, les Monuments, etc. Reliure Commerciale Paris Seine et Départements... Etranger...C. Seine 1 9.1.597 Pâte chimique spécialement composée pour l'affûtage des lames â fil Th écanom% que. Avec l'Aiguisonlx, 2 lames de sdretc suffisent par an, au lieu de 4 douzaines. O,trée mL',lmum  : Une année. Présentation élégante. Chaque appareil est vendu avec toute.6 ; garantie de bon fonctionnement Aiguisonix petit modèle A fr. Aiguisonix grand modèle 2 Z fr pour Rasoir de sûreté. pour Rasoir ordinaire - Son emploi des plus faciles ne demande aucune connaissance spéciale. 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En sens inverse, les trains de retour 654 (arrivée à Paris à 22h. 45) et 514 (arrivée à Paris à 22h. 55 ; sont également fusionnés jusqu'à la mente époque, de Dijon à Paris, en un seul train qui circule sur ce parcours clans l'horaire du train 514 (départ de Dijon à 18h. 24 - arrivée à Paris à 22h. 55). 2 7 fr. 29 fr. 34 l'r. Rel
V IDENTIFICATION ‘,76 y. 502,-‘4A1, — Ce doit être un Juif... 11 n'a pas de tilet. Dessin de Cli. GEN L t. L'ARGOT DU MÉTIER Nonnette de Dijon, avant de monter sur les planches, avait rempli déjà une carrière, sinon très longue, du moins très brillante, de jolie femme. Mais elle souhaitait maintenant que l'on oubliât ses premiers débuts. Elle croyait fermement que sa nouvelle situation la régénérait et lui créait comme une seconde virginité. Artiste ! Elle était une artiste ! Cela valait tout de même mieux, c'était tout de même plus honorable que d'être simplement une gentille petite poule. Aussi prenait-elle très au sérieux son nouvel état. Elle ne manquait pas une répétition ; elle arrivait toujours la première et partait la dernière. Elle étudiait ses rôles avec ferveur, les savait mot pour iiiot et s'efforçait de les faire vivre. C'était une pensionnaire modèle. Souvent l'ardeur récente des néophytes les pousse à quelques excès. I1 en était ainsi, je dois le dire, pour Nonnette. Mais les excès au  : quels elle s'abandonnait n'avaient rien de répréhensible.lls n'étaient qu'un peu ridicules, se résumant à une innocente manie, qui ne faisait de tort à personne, pas mnênie à elle. Pour bien prouver qu'elle était du bâtiment, afin que nul n'en ignorât et ne pût supposer qu'elle y était venue par des chemins détournés, elle affectait d'émailler sa conversation de termes et de locutions empruntés au langage spécial du théâtre. Elle se figurait montrer ainsi ses grandes lettres de naturalisation. Ainsi, elle n'employait jamais le mot scène   : elle disait toujours « plateau Seulement, il lui arrivait parfois de se servir de ce dernier mot mal à propos. N'avait-elle pas dit, un soir qu'elle était arrivée au théâtre les yeux rougis de larmes et que ses camarades lui demandaient la cause de son chagrin  : — J'ai pleuré tout l'après-midi, parce que mon ami m'a fait un plateau épouvantable. Elle entendait dire, évidemment, qu'il lui avait fait une scène. Une autre fois, voulant expliquer qu'un de ses adorateurs s'était montré, du moins quant aux gestes, trop entreprenant avec elle, elle avait dit  : — J'ai été obligée de le gifler. Pensez donc !... 11 mue faisait la cour côté jardin ! ** Tout le monde, dans le théâtre, raillait doucement ces inoffensifs pataquès, tout'emonde, saufpourtant le jeune Colin Colas, auteur de la petite pièce en un acte qui servait de lever de rideau au spectacle. Cette petite pièce était son début dans l'art dramatique. Plus que Nonnette encore, il était un nouveau venu dans le inonde des coulisses. Une actrice, à ses yeux, était un être spécial, une créature de rêve, une idole lointaine et inaccessible. Nonnette de Dijon, surtout, produisait stir lui une impression violente et indéfinissable. 11 la trouvait belle à ravir, imposante et sereine. Sa manière de s'exprimer lui paraissait le dernier mot de la distinction et de l'originalité. Bref, il était amoureux d'elle, nais à la manière dont un ver de terre peut être amoureux d une étoile Naturellement, il lui envoya des stances. Nonnette fut très flattée d'avoir inspiré un poète et montra ces essais aux camarades, hommes et femmes. On la complimenta sur sa conquête. Nonnette, modestement, répondit  : Est-ce de l'amour ?... N'est-ce pas plutôt de l'admiration ?... — C'est de l'admiration, lui concéda-t-on., mais c'est aussi de l'amour... Seulement, c'est de l'amour timide... — Oui, oui, je comprends, lit-elle... C'est de l'amour à la cantonade... — Et (lue comptes-tu faire' ?... — Mais rien... Comment rien ?... — On ne peut pourtant pas lever le rideau avant les trois coups... Comment répliquer à une affirmation ainsi formulée ?... *** Les camarades de Nonnette n'insistèrent donc pas pour cette fois. Mais, commue ils entendaient favoriser ses amours avec Colin Colas, ils tournèrent leurs efforts du côté de celui-ci.



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