Le Planificateur n°6-1 déc 07/jan 2008
Le Planificateur n°6-1 déc 07/jan 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6-1 de déc 07/jan 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Le Planificateur

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : regard sur les logiciels.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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S’envoler en 2008, quoi de neuf ? DE JYL ASHTON CUNNINGHAM, CMP Voyages en avion : du nouveau cette année Apparemment, peu importe les obstacles que les compagnies aériennes mettent sur le chemin des voyageurs résignés. Sans autre possibilité viable, nous continuons de prendre l’avion et 2008 ne fait pas exception. Moi-même grande voyageuse, je ne cesse d’admirer la résilience et la patience des gens en butte à toutes sortes de problèmes, des grèves aux retards pour mauvais temps, en passant par les bagages perdus et les repas dégoûtants qui semblent être monnaie courante. Mais perdez patience, même avec raison, et vos options sont très limitées, en plus de prendre le risque de vous faire planter là et parfois vous exposer à des poursuites ! Après quelques réveils brutaux cette année, notamment avec une grande compagnie et un service vacances noliprix, je voudrais en aider d’autres à éviter des situations semblables et à réduire le stress d’une expérience inévitable. Voici quelques instructions simples pour rendre votre voyage plus agréable. PASSEPORTS Une femme avertie en vaut deux, la personne avisée se renseignera, frôlant parfois la douce folie, pour tenter de ne pas se faire piéger par quelques règlements nouveaux, présumés ou peut-être fictifs créés au nom de la sécurité, de la santé ou d’on ne sait quoi. La brochure du gouvernement canadien, Bon voyage, est un outil inestimable, et téléchargeable, pour tous les Canadiens qui vont à l’étranger. Sur le Web : www.voyage.gc.ca. Le passage suivant peut intéresser les planificateurs qui ont une double citoyenneté et qui voyagent avec deux passeports pour gagner du temps à l’entrée d’un pays : « Si vous voyagez avec deux passeports, vous pourriez faire l’objet d’une surveillance plus étroite de la part du personnel de sécurité. Vous risquez d’être interrogé s’il manque des tampons d’entrée ou de sortie et sur les raisons pour lesquelles vous voyagez avec deux documents. Dans certains pays, le second passeport risque d’être confisqué et vous pourriez recevoir une amende ; votre départ du pays pourrait même être retardé. » Juste avant que les passeports deviennent obligatoires, je m’étais munie, pour aller aux États-Unis, d’une carte de citoyenneté canadienne et, au cas où, d’un passeport de la CEE. Malheureusement pour moi, j’ai dû remplir un formulaire spécial et me faire signaler par le préposé des douanes de choisir un seul document de voyage ou de risquer la confiscation immédiate des deux documents. Leçon retenue ! BAGAGES : POIDS ET RESTRICTIONS La presse a beaucoup parlé ces derniers mois des frais d’excédent de bagages imposés par les compagnies avides de profiter des voyageurs décidés à ne pas voyager léger. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver : les restrictions figurent rarement dans des documents de voyage ou sur un billet électronique. Les personnes qui font appel à une agence ne reçoivent pas toujours tous les détails et oublient souvent de s’informer. La réalité vous rattrape à la pesée des bagages lors de l’enregistrement : le préposé vous dit avec un grand sourire, « vous avez 10 kilos en trop, madame », (ce qui a le don de me hérisser vu que JE M’EN OCCUPE !) puis, calculatrice à la main et signes de dollars plein les yeux, on vous annonce des frais de 5 $ à 15 $ le kilo pour excédent de bagages. J’ai vécu une expérience particulièrement déplaisante cet automne avec Globespan. Je savais que j’avais droit à 20 kilos et j’avais bien pesé mes bagages, en mettant dans mon bagage à mains toute la documentation ramassée pendant un voyage d’information, comme journaliste, en Écosse. La valise faisait juste un peu moins de 20 kilos. J’ai esquissé un sourire satisfait et ri doucement sous cape. Puis le préposé s’est avancé et a dit : « Votre bagage à main, SVP ». J’ignorais qu’il était compris dans le poids total. J’ai eu beau raisonner, argumenter, cajoler – soit je payais 100 $, soit je restais là ou je laissais une partie de mes affaires. J’ai même menacé de faire comme ma sœur (sortir tous les trucs lourds et les enfiler, ce qui fait une drôle de silhouette). Il m’a dit : « allez-y, plein de gens le font ». J’ai fini par laisser des biens au R.-U., en espérant les récupérer plus tard. Quand j’ai demandé pourquoi il y avait des frais d’excédent certains jours et pas d’autres, on m’a répondu que « cela dépendait des humeurs » et que « nous aurions dû lire les modalités sur le site Web ». J’aurais dû. Deuxième leçon retenue. Le poids autorisé varie beaucoup d’un transporteur à l’autre et les vols nolisés (sauf les vols privés) peuvent autoriser jusqu’à la moitié moins de bagages que les réguliers. Westjet et Porter Airlines ont des limites très raisonnables, tout comme American Airlines et Continental. Qui veut vérifier l’information sur les vols avec la plupart des transporteurs dispose d’un excellent outil : www.seatguru.com. On y donne des détails sur les restrictions, les types d’appareils, les sièges, les programmes grands voyageurs et plein d’autres informations ; il suffit de taper le nom de la compagnie aérienne. La plupart des grandes lignes figurent dans le site, ce qui facilite drôlement la tâche du planificateur qui veut informer les délégués. Le 10 PLANIFICATEUR Déc.’07 – Jan. 08
Utiliser ses « points », un défi pour beaucoup Comme le Royaume-Uni ne permet désormais qu’un bagage en cabine, tout – sac à main, ordinateur portatif, etc. – doit tenir dans un seul sac. La règle sur les liquides dans les bagages à main continuera de s’appliquer en 2008, avec un contenant de 100 ml maximum (tout contenant de 200 ml à moitié plein sera confisqué !) et tous les liquides doivent être placés dans des sachets hermétiques. REPAS À BORD Pas de doute, la qualité des repas de la plupart des grandes lignes aériennes s’est beaucoup dégradée depuis un an. British Airways, qui offrait trois choix, dont un choix santé pour les World Travellers (substitut pour les voyageurs en classe économique), n’en offre plus que deux. Globespan sert des saucisses et de la purée sur tous ses vols. À mon dernier voyage, l’option végétarienne était « saucisse et purée, sans saucisse ». Faire payer le repas sur les vols intérieurs est devenu courant et ce n’est souvent qu’une collation riche en sucres et en féculents. Mieux vaut prendre un repas sain riche en protéines avant de partir et refuser les repas à bord. RACHAT DES POINTS GRANDS VOYAGEURS Quiconque essaie d’utiliser ces points a une histoire à raconter. Il semble que dans certains programmes, plus la réservation est tardive, plus il en coûte de points ou alors la liste d’attente atteint des mois voire des années pour certaines destinations. Après avoir accumulé assez de points pour faire la majeure partie du trajet en classe affaires, une collègue qui voulait aller en Australie a entendu la préposée du centre d’appels s’esclaffer quand elle a donné ses dates de voyage pour l’année suivante. Mon conseil : utiliser un programme comme Avion, exploité par la Banque Royale par l’intermédiaire de Visa. Il ne comprend aucune période d’interdiction et s’il y a un siège libre, vous êtes assuré de voyager. Le personnel est incroyablement serviable et courtois et, une fois, pour une urgence, on m’a même trouvé un vol le jour même alors qu’il faut normalement un préavis d’au moins une semaine. VOLS NOLISÉS Pour plusieurs raisons, beaucoup d’entreprises préfèrent, pour leurs voyages d’affaires, des vols réguliers ou des vols nolisés privés. Les vols vacances nolisés, bien que souvent moins chers, servent plutôt aux voyages de motivation d’une semaine ou dix jours. Ils déposent leurs passagers et en ramènent d’autres. Puisque les grandes compagnies répartissent leurs dirigeants dans plusieurs vols, les vols nolisés ne seraient guère pratiques. Mais quand le programme de motivation inclut les familles, les délégués choisissent souvent un vol nolisé, moins cher. Les vols nolisés peuvent aussi faire un ou deux arrêts supplémentaires pour prendre des passagers additionnels, ce qui peut rallonger de beaucoup un vol déjà long. Mais certains vols vacances nolisés se posent dans les aéroports plus petits, où il y a moins à parcourir entre l’enregistrement et la porte de départ et desquels il est plus facile de se rendre au centre-ville. Le seul hic, selon certains voyageurs, c’est l’attente à la douane, à cause du manque de personnel ou de programmes de formation. Selon une étude de Transport Canada en 2004 sur les aéroports régionaux et les petits aéroports, plus de 55% du trafic dans les petits aéroports est relié aux affaires et 50% de ce trafic est constitué de marchandises. Les petits aéroports assurent la survie de leur communauté, pour lesquelles ils signifient emploi, accessibilité et services d’urgence. Selon le rapport, les petits aéroports jouent aussi un rôle vital dans le grand réseau aérien en amenant des passagers vers les liens internationaux. 2008 verra probablement de petits aéroports offrir plus de liens transcontinentaux, comme Hamilton International, qui offre jusqu’à cinq vols quotidiens vers le R.-U. Ne pensez pas que la sécurité est plus négligée dans les petits aéroports, ce serait plutôt l’inverse. En 2008, prenons tous la résolution de défendre nos droits collectifs de voyageurs, d’exiger un service impeccable de tout le personnel – de réservations, au sol et navigant – de tous les transporteurs. Le service de Virgin Atlantic a été proclamé le meilleur et celui que tous les autres devraient prendre en exemple. Westjet s’enorgueillit de son service de qualité, même si les publicités exagèrent un peu et que leur humour s’émousse. Je prédis de grands pas en avant pour Porter. Air Canada n’a qu’à bien se tenir. Jyl Ashton Cunningham, CMP est planificatrice indépendante de réunions et d’événements spéciaux à Oakville (Ontario) et rédactrice adjointe du Planificateur (Ontario). Jyl accueillera vos commentaires avec plaisir. Pour la joindre : jashton@theplanner.ca ou info@jaacevents.com. Saviez-vous... que, selon une étude récente du psychologue George Gallup, plus sa poignée de main est ferme, plus un homme serait dominant socialement ? Mais les hommes à poigne ferme signalent plus de comportement agressif et comptent 10% de plus de vagabonds sexuels. Le Déc.’07 – Jan. 08 PLANIFICATEUR 11



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