Le Planificateur n°11-2 février 2013
Le Planificateur n°11-2 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11-2 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Le Planificateur

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : le répertoire annuel des centres de villégiature golf au Canada.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
t en d a n c e s Survol des tendances 2013 L’hôtellerie d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle du passé. En 2013 elle ressemble presque uniquement à de l’immobilier : les hôtels sont de moins en moins propriétaires de leurs restaurants, voire même de leurs espaces banquets ou encore de leur service de conciergerie et d’entretien ménager. Ils conservent uniquement les chambres comme source de revenu et les services connexes. Certains établissements n’ont même plus de directeur général, se limitant à engager des gestionnaires des services. En tant que planificateur, vous devrez être vigilant et anticiper que le type d’hôtel vous choisissez déterminera beaucoup le type de prestations auxquelles vous aurez droit. Au niveau de l’économie du tourisme d’affaires en 2013, aux États- Unis, on remarquera une légère hausse du taux d’occupation des établissements et par conséquent, du prix des chambres. Cela est essentiellement dû à la chute des prix de plus de 20% des hôtels dans ce pays ces dernières années. Donc une légère remonte, mais loin des prix d’il y a cinq et six ans. En Europe, les prix auront tendance à baisser partout, tout comme l’euro et la livre sterling, c’est donc une conjoncture idéale pour organiser des évènements sur le vieux continent. Au Canada il n’y aura pas de grands changements : Terre Neuve et Labrador devraient connaître une légère progression sur 2012, mais le reste des provinces de l’Atlantique devraient être stables. La ville de Québec, quant à elle, devrait voir une augmentation des coûts du à sa popularité autant touristique que affaires. A Montréal, un hôtel ouvre, un hôtel ferme alors c’est le statu quo, pas de changement significatif. L’Ouest du Canada, pour sa part, devrait également avoir un taux d’occupation stable, pareillement à Ottawa et Gatineau. Toronto, qui a vu naître beaucoup de nouveaux établissements ces dernières années, devrait maintenir ses tarifs. Seul Vancouver se retrouvera en basse. Une des grandes transformations cette année se manifestera par l‘équipement présent dans les chambres d’hôtel. Par exemple, les clients aiment de plus en plus faire de l’exercice sur place, dans leur chambre. C’est pourquoi plusieurs hôtels proposent d’apporter tous les équipements nécessaires au pied de votre lit. Également, presque toutes les chambres d’hôtels sont maintenant équipées d’une cafetière style Nescafé et d’un port pour iPhone. Ce que nous verrons apparaitre davantage dans les hôtels sera l’internet haute vitesse, des lobbys comme centres de rencontres, des bars comme espaces de lecture et d’observation. En ce qui a trait aux salles de réunion, les hôtels devraient graduellement s’équiper d’écrans HD de 70 et 80 pouces, surtout pour les petites salles, ce qui aidera certainement les planificateurs à réaliser des économies substantielles sur les frais de location d’équipements audio-visuels. Toutefois, il ne faut pas oublier que les fournisseurs de services audio-visuels versent aux hôtels d’importantes commissions, souvent autour de 50%, sur la location d’équipements. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi les hôtels changent régulièrement de fournisseurs, influencés par le niveau de commission que ceux derniers sont prêts à offrir. D’ailleurs, deux grandes chaines américaines se partagent une bonne partie du gâteau au Canada : PSAV (Illinois) et AVW Telav (Texas). Étant donné les énormes commissions qu’offrent ces gros joueurs, ne soyez pas surpris des prix. C’est la raison pour laquelle, en 2013, nombre de planificateurs choisiront de travailler avec leurs propres fournisseurs. Du côté des transports, 2013 sera marqué par la fusion des plus grandes compagnies américaines, regroupant les lignes aériennes, et les prix seront forcément à la hausse : moins d’avions, moins de places, prix plus élevés. Par ailleurs, les compagnies aériennes sont à l’affut de moyens toujours plus innovants pour faire gonfler votre facture et elles se servent souvent des frais annexes (les bagages, les changements de réservations, les repas, etc.). En 2012, les frais de bagages ont rapporté 924 millions de dollars et les modifications de réservations 652 millions aux lignes aériennes américaines. Pour sa part, les frais annexes d’Air Canada en 2012 ont représenté 3,7% de son chiffre d’affaires, soit environ 13 $ supplémentaires par billet vendu. WestJet a réalisé, 4 Le PLANIFICATEUR Volume 11, No. 02
t en d a n c e s quant à lui, 4% de son chiffre d’affaires grâce aux frais annexes, soit près de 7,5 $ par passager. Par contre, le prix des billets de train devrait être à la baisse puisque Via Rail a ajouté de nombreux nouveaux départs. Le développement de la concurrence dans le secteur de la location automobile, notamment avec l’augmentation des locations à l’heure, devrait aussi faire baisser les tarifs des locations de voiture, sinon les garder stables. Le seul bémol concernant les transports sera si le gouvernement essaie de hausser les taxes. Les sites d’évènements se multiplient, et, par conséquent, les tarifs ne verront pas de croissance dans ce secteur non plus. Il est à prévoir que ces sites chercheront à offrir des évènements clés en main, ce qui devrait aider les planificateurs à faire des économies, leur évitant de faire appel à plusieurs fournisseurs. Par ailleurs, vous pourrez innover dans le choix de votre site en faveur de ceux situés en dehors de la ville, par exemple, pour vos réunions ou autres évènements. Selon plusieurs études, les gens qui habitent en ville sont de plus en plus attirés par la campagne. En parlant de réunions, il semblerait qu’aujourd’hui elles devraient être plus courtes puisque la proportion de jeunes employés dans les entreprises augmente et que ces derniers auront plus de mal à se concentrer, si la réunion est trop longue. De toutes façons, les nouvelles tendances pour les réunions seront de stimuler les émotions, susciter l’intérêt, inciter à la réflexion et engendrer le partage. En ce qui concerne la bouffe, la mode est aussi au partage. Les gens assimilent de moins en moins les repas gourmets de la haute gastronomie et se penchent plutôt sur la convivialité : on revient de plus en plus aux produits du terroir et aux plats copieux, laissant de côté les assiettes vides et design réalisées avec l’aide d’un grand chef de la télévision. www.leplanificateur.ca Les cinq raisons pour lesquelles les employés de la génération X quittent leur emploi La génération du millénaire est supposée être la génération la plus sujette au changement d’emploi, mais ce ne sont pas les seuls employés qui souffrent d’un « manque de loyauté » par rapport à leur travail. Les employés de la générationX, âgés habituellement entre le début de trentaine et le milieu de quarantaine, n’ont pas l'intention de rester bien longtemps chez leur employeur, eux non plus. Selon une enquête menée par Deloitte Consulting, seulement 37 pour cent des employés de la génération X ont déclaré qu'ils prévoient rester chez leur employeur actuel une fois que l'économie s'améliorera, comparativement à 44 pour cent des employés de la génération Y et 52 pour cent des baby-boomers. Pourquoi les employés de la génération X quittent-ils leur emploi ? Melissa Llarena, PDG de la firme de coaching de carrière Career Outcomes Matter, a partagé avec nous les cinq observations suivantes : 1. Les employés de la génération X ne font pas confiance aux entreprises qui les emploient. Ils ne sont pas à l'aise avec le monde de l’entreprise pour diverses raisons. Tout d'abord, à l'adolescence, ils ont vu les baby-boomers se faire licencier vers l’âge de quarante ans, et cette génération maintenant plus âgée doit repousser l’âge de la retraite pour des raisons financières. Par conséquent, les employés de la génération X ne reçoivent pas les promotions qu'ils pensaient obtenir. Enfin, ceux appartenant à la génération Y obtiennent des salaires plus élevés et de meilleures promotions en raison de leurs compétences technologiques supérieures. 2. Ils souhaitent devenir leurs propres patrons. On se trompe si l’on pense que la génération Y est la plus tournée vers la direction d’entreprise. En réalité, la génération X est la génération la plus désireuse de créer de nouvelles entreprises. Selon une étude menée par le Center for Work-Life Policy, près de 40 pour cent des hommes et 25 pour cent des femmes de la génération X ont indiqué leur désir de devenir des entrepreneurs. 3. Ils se font débaucher par les autres entreprises. « Les travailleurs de la génération X sont au sommet de leur carrière et par conséquent ils sont plus susceptibles de se faire courtiser par des recruteurs et anciens gestionnaires, si on les compare aux autres générations », a déclaré Mme Llarena. 4. Ils ont besoin de se réaliser. A l'heure actuelle, les employés de la génération X ont travaillé toute leur vie dans l’ombre des babyboomers et des employés de la génération Y. De plus, la quarantaine approche à grand pas et ils pensent qu'il est temps de trouver un poste plus significatif. 5. Ils commencent à fonder une famille plus tard dans leur vie. Selon une étude réalisée par le Center for Work-Life Policy, les employés de la génération X ne fondent une famille qu’en milieu de trentaine, et même dans la quarantaine. L'étude a indiqué que 43 pour cent des femmes et 32 pour cent des hommes de la génération X n'ont pas d'enfants, mais déclarent qu’ils en auront peut-être plus tard dans leur vie. Le PLANIFICATEUR 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :