Le Parisien Economie n°917S 17 sep 2018
Le Parisien Economie n°917S 17 sep 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°917S de 17 sep 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 14,7 Mo

  • Dans ce numéro : le nettoyage au top !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 17 SEPTEMBRE 2018 ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco avec i Comment utiliser le travail à temps partagé RESSOURCES HUMAINES Plusieurs employeurs peuvent bénéficier des compétences d’un professionnel qu’ils n’auraient pas les moyens de s’offrir seuls. Le salarié varie les missions et les univers. PARCOU RS FRANCE Palais Brongniart, Paris I 04-05 oct. #PF2018WWW.PAR0OURSFRANCE.COM l'événement incontournable de l'Économie et du Business en Régions Free-Photos-pixabay PAR JULIEN BISSON Stéphanie, décoratrice à son compte, n’a ni le temps ni les moyens de s’occuper en direct de sa communication, et pas plus d’embaucher une personne pour s’en charger à sa place. Elle a recours à une jeune femme qui s’y consacre une journée par semaine. Laurent, patron d’une PME d’intégration de logiciels, reçoit l’appui d’une assistante une semaine par mois, pour gérer la comptabilité, la paie de ses quatre salariés et les factures des fournisseurs. Ces deux patrons ont recours au travail à temps partagé, une forme d’emploi méconnue. « Je suis persuadée que c’est vraiment le mode d’emploi de demain », affirme Marie-Hélène Guereau, secrétaire générale d’Isocel37, un groupement d’employeurs d’Indre-et-Loire qui ont recours à cette formule. « Cela permet aux TPE et PME de bénéficier de certaines compétences ou de certains outils, souligne-t-elle. Par exemple, tout le monde se rend bien compte qu’il faut passer au digital, mais peu de sociétés ont les moyens de disposer d’un salarié dédié ». De fait, le succès est au rendez-vous  : « On évalue le nombre de professionnels concernés à environ 430 000 en France », affirme Emmanuel de Prémont, président du groupe Finaxim, un réseau d’experts à temps partagé. RH, finances, informatique, comptabilité mais aussi marketing digital, achats ou direction commerciale figurent parmi les fonctions les plus représentées. I SE METTRE AU SERVICE D’UN GROUPEMENT D’EMPLOYEURS « Notre groupement emploie actuellement 13 salariés », explique Marie-Hélène Guereau. « Nous les mettons à la disposition des entreprises membres. En effet, 70% d’entre elles comptent moins de 70 collaborateurs. Elles emploient un de nos salariés un, deux ou trois jours, en fonction de leurs besoins ». Ceux-ci travaillent donc pour plusieurs employeurs, et peuvent, selon leur choix, effectuer un plein-temps ou un temps partiel. Le système a, bien sûr, un prix  : chez Isocel37, la rémunération horaire est de 1,86 fois le smic. Une somme qui couvre les frais administratifs et de gestion assumés par le groupement d’employeurs. En contrepartie, l’entreprise n’a pas à assumer le coût de la gestion de son salarié, par exemple l’élaboration de la fiche de paie mensuelle. I PRESTATION DE SERVICE OU MULTI-EMPLOI ? « Juridiquement, le travail à temps partagé peut prendre plusieurs formes », précise Emmanuel de Prémont. Outre le groupement d’employeurs, qui suppose une solidarité Le salarié partagé travaille de façon prolongée avec plusieurs entreprises, il peut suivre des projets et se bâtir une véritable expertise. financière entre les entreprises qui financent la rémunération de leurs « salariés partagés », on recense deux autres modes d’exercice. Avec la prestation de service, le salarié travaille de PROFESSIONNELLE du marketing et de la communication, Dorothée Arnould a souhaité s’installer à son compte en 2015. « Quand j’ai créé ma boîte, je me suis interrogée sur mon positionnement, car j’arrivais sur un marché où il y avait déjà plein d’agences. J’ai opté pour le temps partagé, pour proposer des services en marketing et communication, à la fois sur le plan stratégique et opérationnel, à de belles PME dans des secteurs variés ». Trois ans plus tard, Dorothée est très satisfaite de ce choix. « Je travaille pour six entreprises, dans des secteurs différents, et souvent je fais même partie du Codir (NDLR  : comité de direction). J’ai un contrat avec chaque entreprise. Mon rôle est donc très varié et me permet de générer un chiffre ALTOPRESS/SIGRID OLSSON tr manière indépendante pour plusieurs entreprises en ayant sa propre structure juridique. Dans le cas du multi-emploi, il cumule plusieurs emplois à temps partiel. I QUELLE DIFFÉRENCE AVEC L’INTÉRIM ? « Les structures juridiques sont différentes », répond Marie- Hélène Guereau. « Les agences d’intérim sont des entreprises, avec des actionnaires à rémunérer… Ce qui n’est pas le cas du groupement. » Quant au salarié partagé, il trouve aussi des avantages dans ce dispositif par rapport à l’intérim  : il peut travailler de manière prolongée et parallèle avec plusieurs entreprises, il est en mesure de suivre des projets et se bâtit une véritable expertise. Parfois, le temps partagé est le choix de professionnels qui cherchent à combattre toute forme de routine. Renseignements sur www.le-portail-du-temps-partage.fr et sur le site de la Fédération nationale des groupements d’employeurs  : www.fnge.fr. « Ça me permet d’avoir des missions très longues » Dorothée Arnould, spécialiste en marketing et communication d’affaires récurrent, puisque mon plus ancien contrat date de plus de trois ans ». Pour éviter l’isolement et entretenir son réseau, Dorothée fait partie du groupe Finaxim qui fédère des indépendants comme elle et appartient à un club d’affaires, pour échanger avec d’autres professionnels et identifier des opportunités ou des partenaires potentiels. J.B. DR
LUNDI 17 SEPTEMBRE 2018 LE PARISIEN 11 www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE ÉCO twipe_ftp Et si on simplifiait Internet ? NUMÉRIQUE L’usage des outils numériques ne va pas forcément de soi pour tout le monde. Les entreprises peuvent aider leurs collaborateurs à surmonter ce handicap. PAR CLAIRE AUBÉ fessionnelles (CSP) élevées comme les moins élevées, les hommes comme les femmes, les urbains et les ruraux, les jeunes et les moins jeunes », souligne Philippe Marchal, président du Syndicat de la presse sociale. Parmi les sondés avouant leurs difficultés se trouvent des réfractaires, ceux pour qui toute cette automatisation est devenue insupportable ; mais aussi des déconnectés ou des décalés, qui craignent d’être peu à peu mis au ban d’une société numérisée. CHARTE DES BONNES PRATIQUES Les entreprises, elles, ne se rendent pas forcément compte du problème. « Les salariés utilisent quotidiennement Internet, mais en suivant des routines balisées, poursuit Philippe Marchal. En dehors de ces routines, tous ne sont pas forcément à l’aise. » Sans compter qu’il est devenu quelque peu honteux de ne pas être un champion du surf ou un as du clavier. Pour éviter que des salariés ne décrochent, une seule parade  : la formation. « Il faut qu’elle soit la plus ouverte possible afin de ne pas don- Rejoignezles ner à ces salariés une image dégradée d’eux-mêmes », précise Philippe Marchal. Le Syndicat de la presse sociale envisage par ailleurs de formaliser une « charte des bonnes pratiques », afin que les sites Internet soient les plus simples et les plus accessibles possible. * Enquête réalisée par téléphone en février 2018 auprès de 1 011 Français représentatifs de la population et d’un panel spécifique de 203 personnes âgées de 70 ans et plus. LES CLÉS I LE PROFIL TYPE DES « ABANDONNISTES » 2/3 sont des actifs. 50% sont des hommes. 21% ont moins de 35 ans. 30% vivent dans des grandes agglomérations. 32% sont des artisans, commerçants, ou chefs d’entreprise. Payer ses impôts, consulter ses comptes, transmettre ses notes de frais, s’inscrire à une formation  : autant de démarches qui se sont dématérialisées au fil des années. Internet est passé par là pour le plus grand bonheur des allergiques à la paperasse. Mais des salariés ne sont pas si à l’aise que cela avec le numérique. C’est l’une des surprenantes conclusions de la première enquête sur « l’illectronisme » en France menée par le CSA pour le Syndicat de la presse sociale*. Près d’un tiers des sondés a déjà renoncé à faire quelque chose (achat, inscription, abonnement…), parce qu’il fallait utiliser Internet. Quatre « abandonnistes » sur dix n’ont pas effectué une démarche administrative pour cette raison, quitte à perdre plus de temps en se déplaçant. Autre surprise de l’étude  : cet « illectronisme » peut toucher tout le monde. « Les catégories socioprocoulisses de la plus belleville du monde La Ratp Recrute pRès de 350agentsettechniciensdemaintenance L’illectronisme est un néologisme formé à partir des termes illettrisme et électronique. Il désigne le manque de connaissance et de maîtrise des outils informatiques et d’Internet. Débutantouexpérimenté dans lesdomainestechniques,rejoigneznos équipes de maintenance pour garantir lasécurité, la performance et la disponibilité de tous nos équipements et matériels de transport,etainsi contribuer àlaqualité de servicerendu ànos voyageurs. Découvrez la diversité de nos parcours professionnelsetpostulezsur ratp.fr/Nousrejoindre ou déposez un CV surratprecrute@ratp.fr 111,11111ill Retrouvez-noussur –RATP RCS Paris B775 663 438 –RATP/Jean-François Mauboussin LP/OLIVIER BOSSUT



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