Le Parisien Economie n°911S 9 sep 2017
Le Parisien Economie n°911S 9 sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°911S de 9 sep 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 11,1 Mo

  • Dans ce numéro : Alain Afflelou face aux entrepreneurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 11 SEPTEMBRE 2017 ÉCO 8 DÉVELOPPEMENT @LeParisien_Eco facebook 1 « Une présence en ligne peut doper les ventes de 20 à 30% » Chaque semaine, des conseils aux TPE-PME pour accompagner leur stratégie digitale et booster leur activité grâce aux réseaux sociaux. Eclairages de spécialistes et histoires vécues à l’appui. PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Jean-Charles Ferreri, associé au cabinet de conseil Deloitte, pôle digital, est coauteur d’une étude « Économie numérique  : le digital, une opportunité pour les PME françaises ». Il nous livre son analyse. La question d’exister ou non sur Internet se pose-t-elle encore ? J.-C. F. Non. Le seul challenge pour une TPE ou une PME, c’est de savoir comment faire, dans quel ordre et à coût maîtrisé. La culture des entreprises par rapport à cela est très hétérogène. Certaines d’entre elles ignorent encore le bénéfice qu’elles peuvent tirer de leur existence en ligne, ou les solutions à leur disposition. Face à ce manque, il revient à des intermédiaires de proposer les offres les plus appropriées. Pour quels bénéfices ? Les deux bénéfices majeurs sont issus des solutions de vente en ligne et la capacité à exporter. Avec une présence en ligne bien choisie, certaines entreprises arrivent à doper leurs ventes de 20 à 30%, aussi bien pour le fabricant de cloches d’églises dans le Béarnque pour le fleuriste. Les exemples sont nombreux. Cela apporte aussi de la notoriété. La vente en ligne est donc incontournable ? De plus en plus et cela sera sans DR. EN PARTENARIAT AVEC... Comment faire au moment d’évaluer la valeur d’un fonds de commerce ? JEAN-CLAUDE ARMAND. Tout d’abord, il faut définir celui-ci. Pour faire simple, le fonds de commerce comprend tous les actifs requis pour l’exploitation d’une activité, à l’exception des murs. La valeur n’est pas un prix donné mais un élément de l’équation suivante  : évaluation + négociation = prix de transaction. De plus, l’évaluation repose sur des éléments subjectifs doute indispensable dans 5 ans, tous secteurs confondus. Dans l’hôtellerie, c’est obligé. Pour certains commerces de proximité aussi, car cela permet d’élargir leur zone de chalandise. Les comportements d’achat, de recherche vont changer. La présence sur Internet et le fait de pouvoir vendre en ligne sont des leviers pour les PME françaises qui devraient leur permettre de conquérir 10 à 15% de chiffre et un contexte dont il est impossible de se soustraire  : l’état du marché à l’instant T, la façon dont l’éventuel cessionnaire envisage de développer le fonds de commerce, etc. Existe-t-il une méthode de calcul ? En réalité, il en existe plusieurs. La plus pratiquée consiste à appliquer un coefficient sur le chiffre d’affaires pour obtenir une valeur. Cette méthode perd cependant du terrain au profit des méthodes basées sur d’affaires supplémentaires. Mais le faire du e-commerce requiert des solutions un peu plus compliquées et onéreuses. Quel canal choisir ? Il n’y a pas de règle absolue. L’enjeu de la présence en ligne ne se pose pas de la même manière en fonction des secteurs. Certaines activités, comme le tourisme et l’hôtellerie, s’appuient beaucoup sur les avis et recommandations des « Je fais connaître mes vaches à l’international » CHARLOTTE SALAT, 30 ANS, FERME GAEC SALAT ACTIVITÉ. Élevage de vaches salers et production de fromages salers tradition. RÉSEAUX. Facebook et Instagram. FANS. 8 000 personnes. Nichée en plein Cantal, la ferme de la famille Salat élève 110 veaux et 110 vaches dont le lait sert à la fabrication du fromage salers tradition, appellation d’origine protégée (AOP). À 30 ans, Charlotte, qui travaille depuis toujours aux côtés de son père, est en train de reprendre les rênes de l’exploitation. Mais avec quelques changements. « On a toujours fait du fromage, mais on ne vendait qu’à des grossistes », explique celle-ci, qui voulait se passer des intermédiaires. Pour faire voir et connaître ses vaches, ses fromages, elle s’est dit que les réseaux sociaux pouvaient faire l’affaire. Munie uniquement d’un smartphone, la jeune agricultrice a créé sa page professionnelle sur Facebook et un compte Instagram. Quelques informations sur son activité, un numéro de téléphone et surtout des photos lui permettent vite de faire parler d’elle. En ouvrant virtuellement les portes de son exploitation, Facebook lui permet ainsi de « choper ses premiers clients et de vendre 100% en direct ». « DE LA COMMUNICATION GRATUITE QUE JE FAIS QUAND JE VEUX » « Depuis deux ans, je poste des photos tous les deux jours environ  : mes vaches, mes veaux ou des reportages sur moi. Il y a toujours quelque chose à mettre. J’aime bien ça, c’est de la communication gratuite que je fais quand je veux », explique-t-elle. Quand elle peut aussi, car ses journées sont longues. « Je peux aussi facilement faire connaître la race salers à l’international, ajoute fièrement CONSEIL D’EXPERT commerce. Mais dans les deux cas, il est essentiel de corriger la détermination des éléments comptables de base (chiffre d’affaires ou résultat) par une étude de l’emplacement géographique et une analyse prospective. Exemple  : quels sont les changements à venir dans le paysage urbain susceptibles d’affecter l’activité du fonds de commerce ? Existe-t-il d’autres façons d’évaluer à signaler ? Oui  : la méthode des comparala rentabilité. Cela consiste à multiplier le montant du résultat (d’exploitation ou courant) par un multiple du résultat, généralement basé entre 5 et 8, en fonction de la rentabilité passée et des perspectives futures. Des deux techniques, laquelle est la plus pertinente ? Je recommande la seconde. L’estimation sur la base du bénéfice permet de mieux intégrer l’évaluation de la rentabilité réelle du fonds de Charlotte. On me contacte depuis l’Australie ou Hongkong ! » Comme ils ne sont que 5 producteurs de fromages salers tradition en France, clients. Quand une entreprise compte sur le bouche-à-oreille, Facebook est un outil essentiel qui permet aux marques de transmettre leur message à leur communauté de fans. On peut tester plusieurs plates-formes et voir ce qui décolle le mieux. In fine, la transformation digitale se résume-t-elle à exister en ligne ? Pas seulement. Elle passe également par le changement des outils digitaux de productivité comme le partage de documents entre collaborateurs, l’usage du cloud… Les solutions de vente en ligne et la récupération des données pour savoir qui est intéressé par mon produit sont d’autres étapes, la dernière étant pour une entreprise traditionnelle de se digitaliser de bout en bout, de la gestion des stocks au e-commerce. » La jeune productrice de fromages Salers AOP utilise les réseaux sociaux pour faire connaître aux particuliers ses produits et ses bêtes. l’agricultrice songe à créer et alimenter une autre page professionnelle spécialement sur l’AOP qu’ils produisent. Déterminer la valeur d’un fonds de commerce Évaluer le prix d’une entreprise est une étape aussi primordiale que délicate. Chiffre d’affaires, résultat net ou par comparaison  : l’expert-comptable Jean-Claude Armand fait le point sur les différentes méthodes. GAEC SALAT. bles. Si vous avez connaissance d’une cession de fonds de commerce similaire à celui que vous évaluez, il est intéressant d’en connaître le prix. Attention tout de même  : les référentiels ne sont pas toujours applicables, deux fonds de commerce peuvent paraître semblables mais être différents dans les faits. Comme dans les deux méthodes précédentes, une analyse est indispensable pour affiner la valeur du fonds de commerce.
LUNDI 11 SEPTEMBRE 2017 LE PARISIEN 9 11" ÉCO www.leparisien.fr/ecoÎLE-DE-FRANCE twipe_ftp Un site Web pour connecter apprentis et employeurs La CCI Paris Ile-de-France réaffirme sa volonté de soutenir l’apprentissage, avec une plate-forme qui met en relation les personnes de moins de 30 ans et les entreprises. EN PARTENARIAT AVEC @ CCI PARIS ILE-DE-FRANCE ça marche. » Etienne Guyot, directeur g é n é r a l de l a L’apprentissage, C h a m b r e de Commerce et d’Industrie Paris Ile-de-France (CCI Paris IDF), en est convaincu. Selon l’institution, plus de 86% des apprentis trouvent un emploi rapidement après la fin de leur formation, dont la moitié en CDI. Côté employeurs, ils sont 45% à vouloir conserver les apprentis qu’ils ont formés. D’où la volonté de la CCI Paris IDF de lever les freins car, pour l’instant, seulement 10% des entreprises franciliennes sont engagées dans l’apprentissage. Objectif  : attirer dans ses écoles 3 000 jeunes supplémentaires d’ici 2 021. Pour y parvenir, la CCI Paris IDF a créé la Bourse de l’alternance (www.ba-idf.fr). Cette plate-forme permet aux 800 000 entreprises de la région de déposer des offres de contrats en alternance et aux Franciliens de moins de 30 ans d’y présenter leur CV. « Le but, c’est de les mettre en relation, de répondre aux questions des entreprises et d’encourager l’embauche d’apprentis », assure Etienne Guyot. Lancée en juin dernier, la plate-forme a connu un « CELA PEUT APPORTER DU SANG NEUF ET DES IDÉES NOUVELLES DANS L’ENTREPRISE » franc succès  : 1 400 offres et 2 000 CV ont été publiés, donnant lieu à la signature de plus de 800 contrats d’apprentissage. « Les métiers de la restauration, du digital, de la communication ou encore le management attirent beaucoup de jeunes », analyse Tristan Gillouard, directeur de l’apprentissage à la CCI Paris IDF. Pour les professions en tension, comme les métiers du bâtiment, le paysage et les travaux publics ou les services à l’industrie, dont les offres ne trouvent pas toujours preneurs, la CCI mise sur six « développeurs », chargés d’accompagner les utilisateurs de la plate-forme et d’inciter les employeurs à franchir le pas. « Pour une entreprise, l’apprentissage, c’est un investissement, explique Etienne Guyot. Des métiers méconnus des jeunes, comme l’installation de la fibre optique, sont mis en avant par la Bourse de l’alternance. Cette plate-forme sur Internet permet aux 800 000 entreprises de la région de publier des offres à l’attention des apprentis et aux Franciliens de moins de 30 ans de déposer leur CV. CCIBusinessGrand Paris estunprojetcofinancé parleFEDER Cela demande une organisation, du temps pour former un jeune. Mais c’est un investissement qui rapporte car cela peut apporter du sang neuf, des idées nouvelles et permettre d’embaucher ensuite. » Pour pallier le manque d’informations sur l’apprentissage, premier frein chez les employeurs après les incertitudes sur le carnet de commandes, une rubrique « Tout savoir » a également été créée. Ainsi on apprend, par exemple, comment bénéficier de la prime régionale de 1000 € pour les TPE et PME qui développent l’apprentissage ou du crédit d’impôt de 1 600 € par apprenti… Des aides susceptibles d’intéresser ces patrons qui hésitent à se lancer. De plus, indique Etienne Guyot, « la CCI Paris Île-de-France a ouvert des ccibusiness-grandparis.fr Points A dans ses chambres départementales, proposant des permanences d’information au plus près des entreprises et des jeunes ». Enfin, dernier point fort de la plate-forme  : elle met en avant « des métiers méconnus comme l’installation de la fibre optique et la maintenance de poids lourds », précise Tristan Gillouard. Idéal pour un jeune qui peine à trouver sa voie. A condition, toutefois, de dénicher une entreprise  : sur les 13 800 apprentis que forme la CCI Paris IDF dans ses 19 écoles, 2 000 jeunes en première année de formation n’ont pas encore signé de contrat d’apprentissage à la rentrée. Ils ont jusqu’au 31 décembre pour trouver une entreprise. Intéressés ? C.P. LAPLATEFORME DESINVESTISSEMENTS DUGRANDPARIS Pourtoutes lesPME et ETI quirecherchentdesopportunitésd’affaires, despartenaires,unaccompagnement LP/VIRGINIE WEBER. L’AVIS DE 1 Corine Chapolin RESPONSABLE DE LA COORDINATION DE LA FIBRE OPTIQUE CHEZ ORANGE YVELINES ET VAL-D’OISE « 80% de nos apprentis signent un CDI » DANS VOTRE SECTEUR, QUE PEUT APPORTER L’APPRENTISSAGE ? On a besoin des jeunes pour nous remettre en question. Pour accompagner l’apprentissage, les collaborateurs sont obligés de reprendre les bases. Cela permet aussi de se rappeler que ce qu’on fait n’est pas acquis, car on est dans un secteur qui bouge beaucoup, dans lequel il faut en permanence s’adapter. Au dernier jeune que j’ai accueilli, j’ai dit  : « Surtout, tu dois nous apporter de la nouveauté. » En plus, chez Orange, on a une population vieillissante. La moyenne d’âge de notre unité est de 51 ans. Avec les prochains départs à la retraite, il faudra recruter des jeunes opérationnels. QUEL EST LE PROFIL DE VOS APPRENTIS ? On prend des étudiants en BTS, âgés de 18 à 25 ans. Donc c’est en général leur premier travail. Mais il y en a d’autres plus âgés, en reconversion. Par exemple, on a un électricien de 30 ans qui ne trouvait pas de travail et s’est réorienté pour se former à la fibre. QUE FONT-ILS ? Chez nous, un apprenti passe deux semaines en entreprise, deux semaines à l’école. Il commence en binôme avec un technicien raccordement clients. Il devient autonome au bout de trois à quatre mois. Nous n’avons pas de difficultés pour attirer des jeunes. Cette année, 80% d’entre eux ont été embauchés en CDI, avec un salaire moyen de 25 000 € brut par an. DR.



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