Le Parisien Economie n°903S 3 sep 2018
Le Parisien Economie n°903S 3 sep 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°903S de 3 sep 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue chez les bébés entrepreneurs.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 3 SEPTEMBRE 2018 ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco Consulter un avocat en ligne  : oui, mais… AIDE JURIDIQUE Les sites fleurissent et l’opération est rentable quand la question posée concerne un cas simple et classique. Mais il faut vérifier les compétences de celui qui officie derrière l’écran. PAR JULIEN BISSON Quand on dirige une petite entreprise, on n’a g uère le temps — ni forcément les moyens financiers — de consulter un avocat dès qu’apparaît un problème juridique  : embauche ou licenciement d’un collaborateur, établissement d’un contrat commercial, rédaction des statuts… Pour répondre aux besoins de ces patrons débordés, de plus en plus de sites proposent un accompagnement juridique en ligne. Par exemple, « Augustin mon avocat », créé par Maxime Mucetti, avocat en droit fiscal et droit des sociétés et son associé David Dumont, qui vise les patrons de TPE, PME ou les autoentrepreneurs. « Le principe est très simple  : pour créer un compte, il faut simplement disposer d’un numéro de SIRET, explique Maxime Mucetti. Une fois le compte créé, le client pose sa ou ses questions en ligne, en joignant des pièces si besoin. Une fois la question validée, notre équipe de six avocats y répond ». Dans quel délai ? Très variable selon la complexité du sujet. Si certaines questions appellent une réponse rapide, « il m’arrive de I weyOr II L ; ; ; ; ; › ; Conseil juridique gratuit 9tude de, militas sites web d'ulfeeatm j diq ytatude... tr Lr., 1. NlAu ; onwil d'experts (dee 2000 experts OCO EXPERTS plancher trois jours sur un su- jet, assure Maxime Mucetti. Dans tous les cas, le coût de l’opération est le même pour le client  : 350 € HT ». L’assurance « AYEZ LE RÉFLEXE DE VÉRIFIER SYSTÉMATIQUEMENT QUE LE OU LES AVOCATS SONT BIEN INSCRITS AU BARREAU » PAR LUCILE CHEVALIER EN FRANCE, un salarié passe en moyenne presque 2 heures par semaine à se quereller avec son patron ou avec un collègue ! C’est le constat dressé selon les données de l’OPP, cabinet européen spécialiste de la psychologie du travail. La situation coûte cher aux entreprises. Prenons un établissement de 100 salariés dans lequel le salaire moyen mensuel toutes charges Top des sites juridiques roi't A rament ta marche'LA GATUITTIETYPTIGO vaer re Oonrno or, o ; oTTo ; ; ; ; P ; ; ; ; To ; eM y..e ; -PoPo T.Too rOO, TT.1*o...da, la Thsoopoë ; L mima ; Ir.,neni,. ; Pl Trope ; Lenemocom -Loremoton Pmeee et d... re Pepe- Une, ootk le De !, Lememo.com NUAIRES PROFESSÉ... dg 04 92 52 09 69 Paraissez ici pour LE ME MO.COM  : Eroc.2:rewemanl ecerd:r:merzrzrzr:.- 11,ffle Lemenomon séledionné 20000 proless.onnels répondant notre redleolle. affiche...page 173 1017=1. «. L, Rechercher sur Doctissimo Voue. M. ErcepPOP olé «. Mas. co ; ps luron Ulm°m., Pnocipales m aleaes Pnom.. pour le client de ne pas voir la facture déraper en fonction de la complexité du dossier et des heures passées par l’avocat. Si ce type de consultation à distance est possible, c’est parce que les problèmes posés par les clients sont relativement simples  : il s’agit de questions liées à la constitution de la société, au droit social (licenciement et ruptures conventionnelles), plus rarement au droit fiscal ou aux déclarations sociales. Il n’est pas obligatoire, touter 350 € C’EST LE PRIX HORS TAXES D’UNE CONSULTATION EN LIGNE SUR LE SITE « AUGUSTIN MON AVOCAT » gdrnee dom SYmr.a epegYel,"edIRrde encadrenge.we mon weepoTeeproo. rem reelear 1.r.one trer".. ; ; ; +.. ee‘. ;...5 251 docwrent, través Sites Internet, consultations en ligne ou par téléphone, chatbot… Les outils se multiplient pour offrir aux patrons pressés les réponses aux questions juridiques qu’ils se posent dans leur entreprise.comprises atteint les 3 000 €   : en comptant chaque mois 654 heures gâchées, le coût pour l’entreprise s’élève à 14 256 € . Encore est-ce une hypothèse basse  : une discorde qui dure et ce sont des salariés en arrêt maladie, ou qui partent, voire poursuivent leur employeur aux prud’hommes. NE PAS NIER LE PROBLÈME Pourtant, « le premier réflexe de nombre de managers et de chefs d’entreprise est de nier le conflit. Ils se disent que c’est une question E) fois, de passer par un site dédié pour bénéficier d’une consultation juridique à distance. Aujourd’hui, quasiment tous les cabinets d’avocats proposent un site Internet, doublé d’un chatbot — un automate — qui permet d’échanger en temps réel avec le client. Et les consultations par téléphone sont Evitez les conflits… et économisez de l’argent RH Les querelles avec son patron, mais aussi avec ses collègues, représentent un gâchis invisible qui pourrait souvent être évité. d’incompatibilité de caractères, que le problème se réglera tout seul. Et bien sûr, les choses s’aggravent », observe Jean-François Thiriet, médiateur et auteur du livre « Ni Hérisson, Ni Paillasson. Plus jamais peur des conflits ! Comment gérer positivement les relations difficiles » (éditions GERESO). Se fondant sur son expérience, il est formel  : les encadrants peuvent agir pour désamorcer, en amont, les sources de conflits. La première technique à adopter pour prendre du recul est de remonter à l’origine de la querelle. Comment est-elle née ? Quels sont les éléments qui l’ont provoquée ? Puis-je agir pour éviter qu’elle ne réapparaisse ? « En général, soit l’organisation du travail est mal adaptée, soit les règles de l’entreprise sont mal comprises par les salariés, soit encore les rôles, celui de l’employé, celui du manager, ont été mal définis », explique Jean-François Thiriet. Deuxième impératif  : calmer peurs et colères. Ces émotions, omniprésentes dans les conflits, LP/PHILIPPE LAVIEILLE monnaie courante chez les avocats d’affaires qui se plient aux contraintes de leurs clients surbookés. Mais, pointe Me Jean-François Puget, avocat associé chez Cornet Vincent Ségurel, un cabinet de l’Ouest de la France, « ce qui me semble problématique, c’est lorsque l’avocat ne rencontre pas du tout le client et apporte une réponse sans avoir vu les pièces du dossier, un peu comme un médecin qui ferait un diagnostic sans avoir vu le patient. C’est un peu dangereux, car en matière juridique comme ailleurs, le diable se niche dans les détails ». Comment éviter, donc, de se faire piéger par une réponse « préfabriquée », qui pourrait s’avérer catastrophique pour le client ? La règle de base est de s’assurer que l’interlocuteur « en ligne » est bien avocat. Quand vous consultez ce type de site, « ayez le réflexe de vérifier systématiquement que le ou les avocats sont bien inscrits au Barreau », rappelle le Barreau de Paris. Chaque Barreau dispose d’annuaires de ses membres, accessibles en ligne. Si votre interlocuteur n’y figure pas, passez votre chemin. Deuxième règle, réservez ces consultations rapides aux sujets simples, voire aux questions types. Il peut également être prudent de commencer par rencontrer ou appeler l’avocat avant de démarrer des échanges à distance. Enfin, ne pas oublier que des consultations gratuites d’avocats ont lieu régulièrement sur des sujets variés. Pourquoi ne pas en profiter ? empêchent leur résolution. Enfin, le médiateur a ses « trucs » pour amener deux personnes en froid à se parler de nouveau, de manière sereine et constructive. « 55% du message passe par le corps, 38% par la voix et 7% seulement par les mots employés », rappelle-t-il. La position physique adoptée par les interlocuteurs est donc importante. Pour qu’ils se parlent calmement, il faut par exemple les asseoir et les placer côte à côte  : le face-à-face favorise l’affrontement. Il suffisait d’y penser !
LUNDI 3 SEPTEMBRE 2018 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoCARRIÈRES twipe_ftp EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE 1-3 ans Plus de 3 ans Sur Corner Job, ça se bouscule pour travailler dans le tourisme ÉTÉ L’application spécialisée dans le recrutement des non-cadres séduit essentiellement de jeunes candidats qui présentent un fort attrait pour ce secteur saisonnier. Que la concurrence fût rude, avant et pendant l’été, dans la restauration et le tourisme ! Selon le dernier baromètre de Corner Job, ces secteurs ont la cote chez les utilisateurs de l’application de « matching » entre noncadres et employeurs. Depuis avril, 30% des candidats ont manifesté un intérêt pour décrocher un contrat dans un bar, une crêperie ou un hôtel. Les employeurs de ce domaine, eux, ont Le profil des candidats 26% 19% 55% ÂGE DES CANDIDATS <18 ans 26-30 ans 3% Moins d’un an Moins d'un an publié seulement 18% des offres d’emploi. C’est moins que le commerce et la distribution (20%) et surtout la sécurité et la défense (40%). La campagne de recrutement de l’Armée de terre y est pour beaucoup (lire ci-contre). Parmi « les jobs les plus recherchés » sur Corner Job, les métiers de vendeur, caissier et serveur se placent sur le podium, comme lors du baromètre du premier trimestre. Suivent les postes dans le ménage, de secrétaire et de commercial. HOMME 53% 47% 18-25 ans 52% 31-45 ans >45 ans 5% 20% 20% FEMME O cornenob A noter, enfin, que la part des candidats mineurs est passée en cinq mois de 1% à 3%. Une hausse liée à la recherche de petits boulots pendant les grandes vacances. Quant aux plus de 45 ans, ils représentent désormais 5% des utilisateurs de Corner Job. Comme les 18-25 ans, majoritaires (52%), ces candidats expérimentés pianotent ainsi sur leur smartphone dans l’espoir de « matcher » avec un recruteur correspondant à leurs attentes.C.P. Les jobs les plus demandés 1. 2. 3. 4. 5. 6. VENDEUR/SE CAISSIER/ÈRE SERVEUR/SE MENAGE SECRÉTAIRE COMMERCIAL/E « L’armée de terre est une expérience valorisée dans le civil » Lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, chargé de la campagne nationale de recrutement PROPOS RECUEILLIS PAR CYRIL PETER De quels profils a besoin l’armée de terre ? On cherche évidemment des soldats mais on a plus de 100 spécialités. Cela va du combattant d’infanterie au mécanicien, au cuisinier ou à l’informaticien en passant par les métiers de la communication. On cherche aussi des météorologues, des pilotes de drone, des maîtres-chiens… Quelles sont les conditions ? Nous recrutons des hommes et des femmes motivés pour servir le pays. Il faut être de nationalité française, âgé de 17 ans et demi à 30 ans et avoir fait sa journée défense et citoyenneté. Combien de temps faut-il compter avant de s’engager ? Il faut trois à quatre mois avant la signature du contrat. Il y a d’abord le premier rendez-vous avec un conseiller dans un des 104 Cirfa (NDLR  : centre d’information et de recrutement des forces armées). Ensuite le candidat passe des tests à Vincennes (Val-de-Marne), Rennes (Ille-et-Vilaine), Nancy (Meurtheet-Moselle), Lyon (Rhône) ou Bordeaux (Gironde). Comment se prépare-t-on ? L’application sengager.fr permet de dédramatiser ces épreuves qui peuvent faire peur aux jeunes. On leur donne des conseils, par exemple pour s’entraîner à faire des pompes et des tractions. Outre la condition physique, que testez-vous ? On évalue la santé physique et la stabilité psychologique car c’est un métier exigeant. Vous portez les armes de la France, sur le territoire national avec l’opération Sentinelle, ou à l’étranger. Ce n’est pas rien en termes de responsabilités. Justement, est-on forcément amené à se rendre en zone de guerre ? Affronter un ennemi au combat, c’est la finalité. Quel que soit le 6% AUTRES 9% INDUSTRIE 10% SERVICE À LA PERSONNE - SANTÉ 4% VENTE - TÉLÉVENTE - INMOBILIER 5% ADMINISTRATION- FINANCE poste. Des logisticiens, des cuisiniers et des mécaniciens ont été exposés au feu en Afghanistan et au Mali. Les ennemis se confrontent rarement aux fantassins, qui pourraient leur faire plus mal. Quels contrats proposezvous ? On reste dans l’armée de terre en moyenne six ans. Le premier contrat est de deux, trois ou cinq ans. C’est à la carte et c’est très bien car il s’agit d’une expérience valorisée dans le civil. Le jeune aura vécu en collectivité avec d’autres, parfois dans des conditions difficiles. Il aura acquis des valeurs, des savoir-être, des savoir-faire… 3% AUTRES 10% SERVICE À LA PERSONNE-SANTÉ 12% TRANSPORT- LOGISTIQUE 1 11 ÉCO Les secteurs recherchés 30% RESTAURATION- TOURISME 20% COMMERCE- DISTRIBUTION 13% VENTE - TÉLÉVENTE - INMOBILIER Ceux qui recrutent 18% RESTAURATION- TOURISME Quel est le salaire de base d’un soldat ? Il gagne 1 300 € net par mois, sachant qu’il est nourri et logé. S’il participe à l’opération Sentinelle, il touche 500 € à 600 € en plus. 40% SERVICES - SÉCURITÉ- DÉFENSE 20% COMMERCE- DISTRIBUTION Lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, chef du bureau marketing et communication de l’armée de terre. ARMÉE DE TERRE



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :