Le Parisien Economie n°703S 3 jui 2017
Le Parisien Economie n°703S 3 jui 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°703S de 3 jui 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 33,8 Mo

  • Dans ce numéro : ça glisse pour le business du Surf.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 3 JUILLET 2017 ÉCO 4 L'INVITÉ DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco PHILIPPE GLOAGUEN, CRÉATEUR DU GUIDE DU ROUTARD « LP/GUILLAUME GEORGES. « Les guides des mini-terroirs, un succès » VOYAGE Qui n’a pas dans sa bibliothèque un guide du Routard ? Quarante-quatre ans après sa création et malgré Internet, le Routard tient la route et son fondateur, Philippe Gloaguen, est toujours en piste. PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Le premier guide du Routard, sur la Route des Indes, a bien failli ne jamais sortir… Il a été refusé par 19 maisons d’édition ! Un petit éditeur, Gedalge, y a cru. L’esprit était très baba cool mais je recherchais déjà le meilleur rapport qualitéprix. Son succès a été rapide. Cependant, le patron de cette maison d’édition est mort brutalement… Hachette a pris le relais. Il édite tous les guides depuis 1975. Qui fait quoi ? Je détiens l’entreprise et la marque, Hachette est éditeur. On se partage donc le coût de revient des guides. Je finance la rédaction en échange de droits d’auteur (non communiqués, NDLR), Hachette finance la fabrication du livre. Chaque nouv e a u guide c o û t e en t r e 50 000 et 100 000 € selon l’éloignement, la grandeur du Les recettes de fabrication Dans le bâtiment d’une ancienne biscuiterie, à Paris (XIII e) , les équipes du « Routard » se composent de 17 rédacteurs et responsables de zone qui partent et rédigent les guides. Ils s’appuient également sur environ 60 pigistes et une équipe de 30 personnes dédiée au pays et le nombre de personnes mobilisées. Quant au site, routard.com, il est hébergé chez Hachette et représente environ 30 personnes dont une quinzaine de pigistes. C’est une société différente dont nous détenons chacun la moitié des parts. Sur quoi repose votre succès ? Nous sommes les meilleurs sur les mises à jour. D’après le hitparade mensuel de Livre Hebdo, catégorie Tourisme, dix à onze titres en moyenne sur 12 sont des Routard… Le prix est un autre élément du succès. Depuis un an, il y a un cahier couleur sur les coups de cœur mais le prix n’a pas bougé depuis six ans. Vous avez donc rogné vos marges ? Oui mais l’espoir d’Hachette est d’augmenter le tirage. Fin décembre, la moitié des titres étaient disponibles en couleur et les ventes ont crû de 2,3% (pour un chiffre d’affaires global de 50 M € environ, NDLR). Hachette ne solde jamais les guides ni « Routard » chez Hachette Tourisme. « A chaque rentrée, on se partage le monde et chaque responsable indique le nombre de voyages qu’il aimerait faire », explique Philippe Gloaguen, le père du « Routard », par monts et par vaux lui aussi. Le jour de l’interview, il est en partance ne garde les éditions précédentes car c’est le risque d’avoir 30% d’adresses fermées et de perdre le lecteur. C’est une collection de 145 guides annuels tirés à 2,5 millions d’exemplaires. Combien vous coûtent tous ces voyages ? On tourne autour de 160 voyages à l’étranger par an et 40 en France, ce qui revient à plus de 800 000  € . Ce sont des investissements nécessaires qui poussent Hachette à investir aussi. Et le numérique dans tout ça ? Internet est le plus bel objet qui soit mais aussi le plus dangereux. Il nous fait gagner du temps parce qu’on peut vérifier rapidement si des adresses ont été supprimées ou pas. Mais certains éditeurs ont fait faillite avec Internet. C’est une bombe, il faut être prudent avec son utilisation. Une bombe qui vous a épargné… Quand je me suis associé à Arnaud Lagardère, en 2002, pour vers l’Ouzbekistan « pour voir si on fait le titre ou pas selon les prix sur place, les capacités d’accueil… » Deux critères de choix pour la réalisation d’un guide. « Pour Cuba, par exemple, nous n’avons pas été les premiers à écrire un guide car j’attendais le jour où Castro accepterait les chambres r 800 000  € DÉPENSÉS CHAQUE ANNÉE EN VOYAGE POUR PRODUIRE « LE ROUTARD ». » d’hôtes. En 1992, ils en ont ouvert et j’ai envoyé quatre équipes », raconte-t-il. Le contact avec la communauté de lecteurs-voyageurs est également fort, avec chaque année 30 000 lettres et courriels, trufffés d’avis, de suggestions et même des faire-part de mariage ! V.K. le site routard.com, j’ai profité de son expérience acquise via Club Internet et de son équipe d’ingénieurs informatiques. Pour eux, le site, grand public, devait être gratuit avec pour modèle économique les bannières publicitaires et le coût par clic (les annonceurs payent seulement lorsque quelqu’un clique dessus, NDLR). Au Routard.com, nous recevons entre 2,2 et 2,6 millions de visiteurs uniques par mois. C’est devenu le premier site non marchand français et une affaire rentable. Quel est l’arbitrage entre les contenus en ligne et papier ? Le site donne envie de partir et indique les spécificités de chaque endroit. Mais une fois la destination choisie, il devient insuffisant et il faut passer sur le papier. On a mis beaucoup de temps pour trouver la frontière. Et d’ailleurs on a souffert au début. Le papier est l’outil le plus nomade pour le voyage, le plus facile à utiliser, pas besoin de batterie, il supporte le soleil, le sable… Le Routard s’est décliné, autour de l’économie. Notre collection économique a démarré il y a 1O ans et chaque année, on sort avec la rédaction des « Echos » (propriétaire du « Parisien-Aujourd’hui en France ») un guide sur la création d’entreprise. Le titre est gratuit mais toujours sponsorisé par une société. On a créé ensuite le guide du comité d’entreprise, celui des visites d’entreprises. Ce › BIO EXPRESS 1951Naissance à Meudon (Hauts-de-Seine) 1973 1er guide du Routard « La route des Indes », aux éditions Gedalge 1974 Diplôme de l’ESCP 1975 1 re édition du Routard aux éditions Hachette 2001 Création du site Routard.com avec Arnaud Lagardère 2017 50 millions de guides vendus depuis sa naissance dernier a eu un succès dingue et on édite maintenant une collection régionale. On vient de sortir le guide de l’alternance et l’an prochain paraîtra un guide qui me tient à cœur, sur le handicap et l’entreprise. Pourquoi cette diversification ? Créer des livres sponsorisés permet de lisser les risques. La plus belle diversification, ce sont les guides des mini-terroirs. Quand François Hollande a décidé de créer les super- régions françaises en regroupant des zones qui n’ont rien à voir ensemble, culturellement, historiquement… J’ai réuni mes équipes en leur disant qu’on allait au contraire s’intéresser aux petites régions qui ont une véritable unicité culturelle. Ces guides sont financés par les PME locales qui investissent 2 500  € par page de publicité. Et ça marche ? La publicité locale finance les trois quarts du guide, l’autre provient des ventes. Le succès est tel que nous avons créé un comité de sélection. Si vous voulez vous offrir un Routard régional, il faut attendre 2019. Tout est plein et j’en sors un par mois. Dernièrement, sont parus la Côte de Granit Rose (Côtes-d’Armor), Esterel (Var), La Gascogne… Quelle est la prochaine étape ? J’ai un grand projet… Celui de faire un musée, mais pas du tout sur le Routard. Je n’en dirai pas plus pour l’instant…
LUNDI 3 JUILLET 2017 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoMÉDIAS ET COMMUNICATION twipe_ftp Renversante, la pub Orangina ! BOISSON Pour créer la surprise, la marque a scénarisé son propre « bad buzz » et retourné le Net. PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Les habitants du Pôle Sud ont-ils la tête en bas ? La question, volontairement absurde, qu’un enfant de 5 ans pourrait se poser, est celle qui taraude Orangina et ses fans depuis fin avril. Tout est parti de l’idée de la marque et de l’agence BETC de lancer « la canette à l’envers » avec le changement éphémère de packaging des cannettes de la célèbre boisson à base de pulpe d’orange. L’occasion aussi de remixer son slogan historique de la bouteille à secouer, « sinon la pulpe… ». « Visible dans les bouteillesboule cultes, la pulpe ne l’est plus dans les canettes. Pour inciter le Des publicités secouées « Orangina, secouez-moi, secouez-moi ! », slogan mémorable du patrimoine publicitaire… Le premier clip à l’intégrer date de 1972. Un garçon de café est poursuivi par un chien, son plateau de bouteilles à la main. Puis la marque fait appel à Jean-Paul Goude avec une dimension encore plus décalée. En 1988, la musique et la danse prennent le pas sur les bouteilles. La star du film s’appelle Lambada, la musique de l’été. Les fameux hommes bouteilles consommateur à ne pas oublier de remuer, on a décidé de lui mettre la tête à l’envers », explique Marthe Lachaize, responsable marketing chez Orangina (passé avec Schweppes, Oasis, Pulco, Banga… sous pavillon japonais en 2009, aux mains du groupe Suntory). ÉDITION LIMITÉE Jusqu’à fin juillet, la marque propose une édition limitée avec 40 millions de cannettes à l’ouverture inversée dans 100% des points de vente. Une opération démarrée à la télévision avec son dernier film, « Shake the world » (lire ci-dessous), présenté à l’envers. Mais le temps fort du dispositif, la marque l’a réservé aux réseaux sociaux, de façon « encore plus débarquent ensuite sur les écrans. 2007 marque un changement avec les animaux qui batifolent. Fini le « refrain secoué ». Mais la marque a l’impression d’avoir perdu son ADN. Il réapparaît en 2015. Le premier clip de la plate-forme « Shake the world », sorte de peplum, est aujourd’hui toujours activé. Un autre est en préparation pour 2018. VK EN VIDÉO La saga publicitaire Orangina à travers les âges sur LeParisien.fr au La bourse du crowdfunding% le buzz Mécènes du mur végétal d’un célèbre musée Attribut fort de l’identité du musée du quai Branly - Jacques Chirac (Paris VII e) , le mur végétal qui habille l’une de ses façades, se refait une beauté. Et pour financer les travaux entrepris depuis le 15 mai pour renforcer le mur et réaliser une nouvelle création à base de 376 espèces du monde entier, une campagne participative est lancée sur la plate-forme Commeon. Chaque internaute peut devenir mécène du mur et contribuer jusqu’au 15 juillet à atteindre l’objectif de 50 000  € . www.commeon.com Y le coup de cœur Soutenez la fabrication de peluches françaises Les couturières de Maïlou Tradition lancent leur nouvelle collection de peluches sur la plate-forme de crowdfunding Ulule. Les fonds récoltés par la TPE bretonne seront utilisés « pour la R & D et les tests en labo », assure Réjane Riant, en charge de la relation clientèle. Une visite de l’atelier est prévue pour celles et ceux qui donnent 75  € et plus. L’occasion pour les « piqueuses » de vous faire découvrir les étapes de la confection d’un doudou. L’opération se termine le 21 juillet. surprenante », selon Marthe Lachaize. Dans un clip de deux minutes diffusé pendant les trois premières semaines du mois de juin, l’agence Buzzman, avec laquelle Orangina travaille depuis un an, a décidé de singer les codes d’une communication de crise et parodier un « bad buzz ». Dès la première seconde du film, une série de journaux télévisés du monde entier relayent, le ton grave, que « la marque Orangina est au cœur de ce qui pourrait être le plus gros scandale de l’année ». Dans ce clip, la nouvelle cannette Orangina, à l’envers, fait scandale, au point de se retrouver dans les journaux télévisés ! mmOTIVEZ VOS COLLABORATEURS Cesservicessontconditionnésàlasouscriptiond’uncontratd’assurancecollectiveSantéouPrévoyance,assuréparl’Assureurdevotrecontrat,etproposépar l’AssociationdeMoyensAssurance(AMA).ASSOCIATIONDEMOYENSASSURANCES(AMA)–Associationrégieparlaloidu1erjuillet1901–21rueLaffitte75009Paris– N°ORIAS16000160(www.orias.fr)–N°Siren:812986289.Pourplusd’informations,consultezlesite:malakoffmederic.com/on-vous-mm AVECUNCOACHINGSANTÉPERSONNALISÉ malakoff médéric SANTÉ PRÉVOYANCE RETRAITE ON VOUS mm I 5 ÉCO Cet « OranginaGate », est déclenché par une internaute sur Twitter, au sujet des canettes à l’envers. « Comment ils font les gens, au Pôle Sud, pour boire la tête à l’envers ? », interpelle-t-elle. A la fin, les consommateurs sont vivement encouragés à partir vérifier sur place, concours à l’appui et dose de viralité en plus. Sans donner de montant, Orangina indique que le coût de ce clip, diffusé pendant moins d’un mois, correspond à 10% d’un film publicitaire prévu pour deux ou trois ans. Grâceànotre programme Vigisanté, tousvos collaborateurs bénécient d’uncoachingsanté pouragirsur lanutrition, lesommeil, l’activitéphysique, lemaldedos. malakoffmederic.com CAPTURE ÉCRAN YOUTUBE.



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