Le Parisien Economie n°626S 26 jun 2017
Le Parisien Economie n°626S 26 jun 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°626S de 26 jun 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 7,9 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec un expert de l'industrie française de l'armement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 26 JUIN 2017 ÉCO 10 BUSINESS PROSPECTIVE @LeParisien_Eco 1 Les valeurs d’une boîte, ça sert à quoi ? ETAT D’ESPRIT Souvent mises en avant par les patrons, les valeurs d’entreprises constituent-elles un vrai atout ou un simple outil de communication ? Tout dépend de comment on les utilise. PAR CORALIE BAUMARD... FRANCE DEFI experts-et-decideurs.fr Le membre est le patron », « drôle et sérieux » … BlaBlaCar, la plate-forme communautaire de covoiturage, a formalisé ses valeurs en dix maximes. Un exemple qui a inspiré le groupe de réflexion The Galion Project. Il offre ses services aux entrepreneurs du digital depuis avril dernier avec un outil d’accompagnement à la construction de valeurs  : le « Galion Values Process ». Définir des références s’avère une mission essentielle de l’entreprise. « Les valeurs étaient assez naturelles et la communication facile lorsque la société comptait une quinzaine de collaborateurs, explique Alix de Sagazan, cofondatrice d’AB Tasty, qui personnalise les sites Web. Nous avons rapidement atteint cinquante salariés et la fluidité n’était plus la même. L’entreprise a donc défini cinq valeurs clés  : satisfaction client, agilité, enthousiasme, esprit d’équipe, bienveillance. Elles nous permettent de nous repérer et d’être autonomes. » Un tronc commun également utile pour fédérer les employés à l’étranger car l’entreprise compte désormais des bureaux sur trois continents. « Les valeurs doivent définir l’identité de la société, guider son comportement, correspondre à une réalité et la projeter dans l’avenir », analyse Thierry Wellhof à l’initiative du site Valeurs Corporate. ALLER AU-DELÀ DU DISCOURS L’important est en effet de les faire vivre pour qu’elles ne soient pas un simple argument marketing. « Pour favoriser l’esprit d’équipe, nous avons mis en place la lunch roulette  : pendant un mois les collaborateurs piochaient au hasard trois collègues avec qui aller déjeuner. Des challenges sont organisés régulièrement. Concernant la bienveillance, un système permettant d’envoyer des remerciements a été élaboré. C’est stimulant d’être valorisé par tout le monde et non uniquement par la hiérarchie », indique Alix de Sagazan. Un environnement de travail favorable est synonyme d’une plus grande productivité. « Un cabinet américain a établi clairement le lien positif entre la motivation des salariés et les profits de l’entreprise. Or, l’un BlaBlaCar, la plate-forme de covoiturage, a formalisé en dix commandements les valeurs de son entreprise des facteurs de motivation principaux est une culture d’entreprise avec des valeurs clairement formalisées », souligne Thierry Wellhof. Elles jouent également un rôle de filtre. « Posséder des éléments sur la culture d’entreprise de nos clients nous permet de mieux évaluer, donner envie et convaincre les candidats mais aussi de sécuriser les recrutements. Lorsque nous accompagnons de jeunes structures, nous les incitons à les formaliser », précise Elsa Brager directrice associée du cabinet de rec r u t e men t E n o a R H - Consulting. La culture de l’entreprise, une valeur ajoutée qui peut parfois concrétiser une embauche. « Face à un V candidat qui a plusieurs opportunités, cela peut parfois faire pencher la balance. Juniors comme seniors, les gens ont besoin de sentir qu’ils rejoignent une aventure et que le poste proposé par l’entreprise va avoir du sens », souligne Elsa Brager. Cultiver ses valeurs, une vraie plus-value pour l’entreprise. Comité d’entreprise, mode d’emploi Dès qu’elle dépasse le seuil de 50 salariés, une société doit se doter d’un comité d’entreprise (CE). Mais au fait, à quoi sert un CE ? Organiser des activités sociales, représenter les collaborateurs… Décryptage. EN PARTENARIAT AVEC PAR MARC HERVEZ LA MATINALE TÉLÉ DE PUBLIC SÉNAT ET SUD RADIO PRÉSENTÉE PAR CYRIL VIGUIER Canal 13 TNT du lundi au vendredi de 7h30 à 8h30 Rediffusion 10h30-11h30 EN FRANCE, le droit des travailleurs de participer, par l’intermédiaire de leurs représent a n ts, a u x d é ci s i on s importantes de l’entreprise est constitutionnel. « Charles de Gaulle l’a fait inscrire dans la Constitution de 1958, estimant qu’un tel dispositif constituait un atout pour la bonne marche des sociétés », précise Olivier Sévéon, auteur de « Comité d’Entreprise, Les Bonnes Pratiques » (éditions Gereso). Ainsi, tout chef d’entreprise dont l’effectif atteint 50 salariés se voit obligé d’assurer l’organisation d’élections internes afin de constituer un comité d’entreprise (CE). Historiquement, celui-ci a deux fonctions. IANIMER ET ACCOMPAGNER En premier lieu, il doit assurer des activités sociales (arbre de noël, distribution de billets pour des événements etc.), dont le but originel est de permettre aux équipes d’avoir accès à des rendez-vous culturels, et donc de favoriser leur épanouissement. Il n’est, en revanche, pas obligatoire pour le chef d’entreprise d’y consacrer un budget spécifique. r 0,2% DE LA MASSE SALARIALE BRUTE. C’EST LE MONTANT MINIMUM QUE L’ENTREPRISE DOIT CONSACRER AU FONCTIONNEMENT DU CE. IPORTER LA VOIX DES SALARIÉS La seconde consiste à faire entendre le point de vue des salariés. Une remontée d’informations qui peut se révéler précieuse. « Le dirigeant ne perçoit pas toujours ce qu’est le travail quotidien. Les employés doivent en effet gérer des aléas et des imprévus  : absence d’un collègue, problèmes familiaux qui pèsent sur la productivité de certains, fournitures inadaptées. Ainsi, leurs représentants au CE sont les porte-voix du travail réel dans sa complexité », appuie Olivier Sévéon. ICONTRIBUTION FINANCIÈRE OBLIGATOIRE Si les ressources du CE peuvent provenir des manifestations qu’il organise lui-même, l’entreprise est contrainte de le financer également. « La subvention minimum dont elle doit s’acquitter est fixée à 0,2% de la masse salariale brute », rappelle Hugues Rifflart, commissaire aux comptes et associé du cabinet CTN France, membre du groupement France Défi. L’employeur doit mettre à disposition de son CE un local au sein de l’entreprise. Dans les sociétés comptant 300 salariés ou plus, il doit se réunir au moins une fois par mois, sur convocation de l’employeur. « Sa mise en place est au premier abord perçue comme une contrainte par les dirigeants, relate Hugues Rifflart. Mais à long terme ils se rendent compte que c’est bénéfique pour l’image et l’attractivité. » Les CE de très grande envergure doivent quant à eux faire certifier leur comptabilité auprès de commissaires aux comptes. LP/OLIVIER CORSAN.
LUNDI 26 JUIN 2017 LE PARISIEN 11 www.leparisien.fr/ecoBUSINESS PROSPECTIVE ÉCO twipe_ftp L’espionnage ne touche pas seulement les grands groupes SÉCURITÉ Illégal ou non, le renseignement économique menace aujourd’hui toutes les entreprises. Même celles qui ne se sentent pas forcément visées. PAR MJ Contrefaçons, vols de documents ou de matériaux, piratage de données, soudoiement de salariés… La délinquance économique peut prendre de multiples formes. Et pas seulement dans les films. « Dans un contexte de globalisation et de numérisation, même les patrons de PME, qui ont longtemps pensé que la connaissance de leur environnement suffisait à les protéger, ne sont plus à l’abri », explique Franck DeCloquement, professeur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). UNE ENTREPRISE SUR CINQ TOUCHÉE Selon une étude Euler Hermes - DFGC (association nationale des directeurs financiers et contrôleurs de gestion), une entreprise sur cinq a été victime d’une fraude en 2016, pour un préjudice qui, dans 10% des cas, dépasse les 100 000 € . Si la fraude est clairement illégale, les PME doivent aussi se soucier de toutes les techniques de renseignement qui restent dans le cadre de la loi. « Il est possible d’obtenir des informations précieuses sans les voler, sans utiliser de logiciels espions », rappelle Guylène Kiesel Le Cosquer, présid en t e de l a C o m p a g n i e nationale des conseils en propriété industrielle (CNCPI). Bienvenue dans le monde de l’intelligence économique, c’està-dire du recueil et de l’analyse, en toute légalité, de données disponibles sur les entreprises  : un document oublié sur un salon professionnel, une indiscrétion captée dans un restaurant ou un train, sans compter la masse d’informations qui papillonnent sur la toile et ailleurs… BONNES PRATIQUES Les nouveaux outils numériques facilitent bien sûr la captation de données. Mais, explique Franck de Cloquement, la première source de vulnérabilité est humaine  : « Un collaborateur se sentant lésé, ou simplement mal reconnu, un salarié récemment licencié peuvent, consciemment ou non, délivrer des informations précieuses. » Que faire alors pour échapper au pillage ? Pour se protéger, une entreprise peut d’abord faire breveter ses innovations. Ce qui lui garantit un monopole d’exploitation d’au moins 20 ans. Elle doit aussi verrouiller tout ce qui peut l’être  : sécurisation des accès physiques et numériques, contrats de confidentialité avec ses prestataires d’entretien et de maintenance, extinction des ordinateurs le soir, clauses de loyauté aux contrats de travail des salariés. DES ORGANISMES POUR VOUS AIDER Pour y arriver, les entreprises peuvent trouver des conseils, des outils et des formations auprès d’acteurs comme les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les syndicats professionnels, les pôles de compétitivité, les expertscomptables. Enfin, police et gendarmerie sont habilitées à faire diligenter des enquêtes en cas d’espionnage. Mais la première des précautions reste la discrétion. « Si l’on ne veut pas que d’autres exploitent des informations à des fins concurrentielles, il faut publier le moins d’informations possible, au moins tant que le dépôt d’un brevet n’est pas effectué », affirme Guylène Kiesel Le Cosquer. Travailler dans le train, c’est une façon de gagner du temps, mais c’est aussi prendre le risque d’exposer certaines informations confidentielles aux regards indiscrets… Des mesures pour simplifier la création d’entreprise CONSEIL D’EXPERT Les statuts juridiques SAS et SASU ont été réactualisés grâce à la loi Sapin 2. Allégement des procédures, souplesse de gestion accrue  : détails avec notre experte. Maître Sarah Garcia, avocate spécialiste du droit des sociétés TPE/PME. PROPOS RECUEILLIS PAR RÉGIS DELANOË LA SOCIÉTÉ par actions simplifiée (SAS) et la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) sont deux statuts juridiques de plus en plus utilisés par les créateurs d’entreprise. Un phénomène qui devrait s’accroître avec la mise en application récente de nouvelles mesures de simplification prévues par la loi Sapin 2. Les explications de Maître Sarah Garcia, avocate spécialiste du droit des sociétés TPE/PME. Qu’est-ce qui distingue les statuts SAS et SASU ? La SAS et la SASU sont deux statuts très proches. Le premier engage deux associés au minimum dans une création d’entreprise et le second une seule personne. Contrairement à la SARL, dont le cadre juridique est plus rigide, la SAS et la SA- SU offrent la possibilité de moduler les statuts et de faciliter l’entrée de nouveaux investisseurs. Ces statuts sont-ils à privilégier lors de la création d’entreprise ? Ces formes sociales sont adaptées pour des entreprises telles que les start-up et entreprises innovantes. Elles facilitent l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le capital et la cession d’actions à d’autres personnes. En revanche, pour des entreprises comme les commerces ou sociétés artisanales, dont le régime social a peu de chance d’évoluer dans le temps, la SARL reste un statut à privilégier. Ils viennent de subir une actualisation… Oui, par le biais de la loi Sapin 2, avec la mise en vigueur depuis le 28 avril dernier de mesures qui concernent directement ces deux statuts. La mesure phare institue la dispense de nomination d’un commissaire aux apports. Pour en bénéficier, l’apport en nature ne doit pas dépasser les 30 000 € et le montant total des apports en nature doit être plus élevé que la moitié du capital social. Auparavant, qu’importe le montant des apports, il était obligatoire de faire appel à un commissaire aux apports pour évaluer ces derniers et rédiger un rapport à déposer au greffe du tribunal de commerce. Cette dispense simplifie la procédure et permet de réaliser des économies. Une autre disposition apporte également davantage de souplesse dans la gestion de l’entité. Oui. L’adoption et la modification des clauses statutaires d’agrément dans les SAS ne nécessitent plus l’unanimité des associés. Ainsi, ils n’ont plus besoin de l’accord de tous pour la vente d’actions ou de parts sociales. Une mesure qui vient encore apporter plus de flexibilité. 1 8.fr ÉCO LP/JEAN NICHOLAS GUILLO. LE PARISIEN LIBÉRÉ 25, AVENUE MICHELET 93 408 SAINT-OUEN CEDEX TÉL. 01.40.10.30.30 SOCIÉTÉ PAR ACTIONS SIMPLIFIÉE FRANCIS MOREL, PRÉSIDENT SOPHIE GOURMELEN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DÉLÉGUÉE ET DIRECTRICE DE LA PUBLICATION PRINCIPAL ASSOCIÉ  : UFIPAR (LVMH) STÉPHANE ALBOUY, DIRECTEUR DES RÉDACTIONS DU « PARISIEN » ET D’« AUJOURD’HUI EN FRANCE » JULIE COSTES, ÉDITRICE COMMISSION PARITAIRE N°0120 C 85979 RÉDACTION EN CHEF DES SUPPLÉMENTS  : JEAN-LOUIS PICOT, JLPICOT@LEPARISIEN. FR RÉDACTION  : VIRGINIE DE KERAUTEM, VDEKERAUTEM@LEPARISIEN.FR, CYRIL PETER, CPETER@LEPARISIEN.FR, EN COLLABORATION AVEC ACCROCHE PRESS’ÉDITION ET RÉALISATION  : YOANN PARISET, YPARISET@LEPARISIEN.FR PUBLICITÉ  : TEAM MÉDIA, 738, RUE YVES-KERMEN 92 658 BOULOGNE-BILLANCOURT CORINNE MREJEN, PRÉSIDENTE DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PHILIPPE PIGNOL, DG DE LA RÉGIE TEAM MÉDIA PUBLICITÉ COMMERCIALE  : 01.41.04.97.00 PETITES ANNONCES  : 01.40.10.56.56 ANNONCES LÉGALES  : 01.40.10.51.51 EMPLOI  : 01.40.10.52.70



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