Le Parisien Economie n°618S 18 jun 2018
Le Parisien Economie n°618S 18 jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°618S de 18 jun 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : ici Londres !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 18 JUIN 2018 ÉCO 4 À LA UNE @LeParisien_Eco « Londres reste une place de business mondiale » Fabrice Haiat, co-fondateur de Yoobic, plate-forme d’applications mobiles pour la grande distribution « J’AIME SA CULTURE DE L’INTERNATIONAL » BARBE LONGUE et bien taillée, coupe courte et costume branché, Fabrice Haiat est le cofondateur, avec ses deux frères, de Yoobic. La start-up développe progressivement des applications mobiles en B to B pour optimiser l’organisation dans les magasins et valoriser l’expérience client. A la rentrée, elle va proposer des micro-formations que les vendeurs pourront suivre sur leur mobile pour se tester. Ses clients, une cinquantaine de grands comptes du secteur du prêt-à-porter, du luxe ou de l’alimentaire, ont au minimum 10 points de vente. C’est à Londres que les trois centraliens ont décidé d’installer le siège social de leur entreprise, créée il y a quatre ans et demi, « pour la déployer tout de suite à l’international », explique Fabrice Haiat. « Développer l’Angleterre depuis la France c’est difficile, mais l’inverse, est possible », raconte-t-il. Il sait de quoi il parle. Avec ses frères, ils ont regretté de n’avoir pas réussi à donner à leur précédente entreprise, basée à Paris, cette dimension internationale. En revanche, « c’est faux de croire que les entreprises françaises s’installent à Londres pour bénéficier des impôts moins élevés, précise-t-il. La vie ici est tellement chère par ailleurs qu’il n’y a pas d’avantage financier. Quant à la flexibilité de l’emploi, c’est un fantasme. Le droit du travail existe, les procédures de licenciement aussi ». Ce qui plaît au Français de 44 ans « c’est la culture de l’international ». Pour preuve, la « Nous ne voulons pas être les derniers à partir » Véronique Forge et Anthony Karibian, chefs d’entreprise LES ENFANTS S’AMUSENT dans les cartons sous le regard de leurs parents, préoccupés par le déménagement. Véronique Forge, fondatrice du média féminin Businessofeminin.com, et son mari britannique Anthony Karibian, lui aussi entrepreneur, quitteront fin juin le chic quartier français de South Kensington, dans le sud-ouest londonien, et leur maison victorienne. « Elle a perdu 20% de sa valeur depuis le référendum sur le Brexit. Nous allons la mettre en location », explique Anthony, avec son accent british. « On n’a aucune visibilité depuis 2016 », peste sa femme. « Les grandes entreprises n’investissent plus, les petites non plus », note ce patron d’une société de services numériques aux TPE-PME. Autre conséquence, la fuite des cerveaux européens  : « On manque d’ingénieurs. Les Espagnols ou les Grecs sont partis. Résultat, des candidats sans expérience demandent un salaire Véronique, son mari britannique Anthony, et leurs enfants seront Parisiens à la fin du mois. équivalent à celui d’un diplômé », poursuit Anthony. Véronique, elle, refuse d’avaler la pilule  : « J’ai vécu davantage à Londres qu’à Paris, j’ai trois Britanniques à la maison et on me demande de postuler pour obtenir le statut de résidente. C’est surréaliste. » La Parisienne de 43 ans a hâte de rentrer chez elle  : « Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, il y a une vraie dynamique. Je veux centaine de personnes qu’il emploie, dont 70 à Londres, représentent 17 nationalités. « C’est la tour de Babel », sourit-il. Ce qu’il recherche pour l’instant, c’est la croissance. Et a donc besoin pour cela de compétences, même si les salaires lui coûtent plus chers. « J’ai moins de mal à recruter ici. Londres est une ville attractive et au moins tout le monde parle anglais ». Cela ne l’empêche pas d’avoir deux autres filiales, à Paris et Tel Aviv (Israël), avant une troisième à New York (Etats-Unis) dès septembre. Brexit ou pas Brexit, pas question pour Yoobic de réduire la voilure. « Je n’ai pas l’intention de fermer Londres ni de changer de siège social », affirme l’entrepreneur qui s’attendait pourtant à un « vrai cataclysme ». « Il y a eu quatre mois de flottement dans notre activité, se souvient-il, car l’inconnu n’est profiter de cet optimisme. » En se rapprochant de ses partenaires et des pigistes qui font vivre son site Internet, sans attendre le Brexit prévu en mars 2019, Véronique est convaincue de monter dans le wagon des gagnants  : « Nous ne voulons pas être les derniers à partir. Dans notre entourage, cinq familles ont quitté Londres. » C.P. LP/PHILIPPE LAVIEILLE jamais bon pour le business ». Aujourd’hui, malgré l’incertitude qui demeure, Fabrice Haiat est optimiste. « Je ne vois pas ce qui pourrait se passer à mon échelle, explique-t-il. Dans la Tech, le business ne se raisonne pas de façon nationale ». Il n’empêche, il admet que le Brexit lui c o û t e un p e u p l u s c h er. « On facture dans la devise de nos clients et supportons la charge liée aux écarts de change mais rien de significatif », assure-t-il. L’entreprise boucle actuellement une deuxième levée de fonds de plus de 10 M € . V.K. « J’ai moins de mal à recruter ici. Londres est une ville attractive et au moins tout le monde parle anglais », se réjouit Fabrice Haiat. « Le Brexit, c’est juste un mauvais passage » Tram Anh et Huy Nguyen, entrepreneurs dans la finance « LONDRES N’EST PLUS LE NEW- YORK EUROPÉEN. Aujourd’hui, les opportunités pour entreprendre sont aussi à Paris ou à A m s terd am. » Pour Huy Nguyen, polytechnicien de 45 ans, la place financière londonienne a perdu de sa superbe et risque de voir partir quelques talents. Mais dans le secteur, ce n’est pas le premier sujet d’inquiétude. « Il y a une incertitude autour de l’automatisation. Les banquiers se demandent s’ils seront remplacés par des robots », explique sa femme Tram Anh Nguyen, une ex-trader de 42 ans. Ce couple de Parisiens, à Londres depuis 2003, pilote CFTE, une plate-forme de cours en ligne pour « démystifier la finance digitale ». Du Viêt Nam au Canada, les élèves — banquiers ou avocats — suivent des formations payantes sur la blockchain et la crypto-monnaie. En parallèle, le père de famille est en train de monter une banque en ligne, spécialisée dans l’épargne. « Ici, les gens n’économisent pas assez pour la retraite ou l’éducation de leurs enfants », analyse-t-il. Son business concernant uniquement le Royaume-Uni, l’entrepreneur n’envisage pas un retour en France. « La finance a subi le krach boursier de 2001 et la crise bancaire de 2008, renchérit Tram Anh. Le Brexit, c’est juste un mauvais passage. » C.P. Le couple Nguyen travaille au 22 e étage du Shard, la plus haute tour d’Europe. LP/FRÉDÉRIC DUGIT LP/PHILIPPE LAVIEILLE agenda Mercredi Les conseils gratuits d’un agent de la DGSI Patrons de PME exportatrices, vous manquez de billes sur la protection des données ? Venez rencontrer un expert de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ! L’événement, gratuit, s’inscrit dans le cadre du « mois du numérique ». Organisée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), l’opération s’adresse aux entrepreneurs et porteurs de projet en quête de conseils dans ce domaine. Mercredi 20 juin, à la CCI Hauts-de-Seine, 55, place Nelson-Mandela, Nanterre. Renseignements  : www.lesdigiteurs.fr/actualites/focus/mois-numerique. Jusqu’au lundi 25 juin Postulez dans le luxe ! Pôle emploi propose des salons de recrutement en ligne pour favoriser les rencontres entre candidats et sociétés. Des marques comme Louis Vuitton et des TPE-PME du secteur participent à celui intitulé « Mode et luxe ». Des postes de couturiers, maroquiniers ou repasseurs sont à pourvoir en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Nouvelle-Aquitaine. Dépôt des candidatures jusqu’au lundi 25 juin  : Salonenligne.poleemploi.fr/candidat. Le livre Entraînement intensif avant un entretien En pleine recherche d’emploi, vous avez l’impression de ramer ? Une plongée dans cet ouvrage riche et illustré vous fera le plus grand bien ! Rédigé par un DRH, un polytechnicien et un mathématicien, il contient 600 exercices corrigés et commentés. Au menu, des tests de logique, de personnalité, de compréhension verbale ou encore de culture d’entreprise. L’un des objectifs de cet entraînement est, selon les auteurs, de « mieux connaître le secteur d’activité envisagé ». « 600 tests de recrutement, s’entraîner pour faire face à toutes les situations », Jean- Marc Lagoda, Jean-Luc Minette et Frédéric Rosard, Editions Eyrolles, 295 p.19 € . 600 5,nneimr peur fier. fou b eaux,. fine.,
LUNDI 18 JUIN 2018 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoMÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCO twipe_ftp Havaianas espère signer le tube de l’été PUB La saison estivale a déjà commencé pour la marque brésilienne de tongs. Elle vient de lancer sa campagne de pub mondiale sur les réseaux sociaux, avec le chanteur Maluma au micro. PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Le soleil de Copacabana, célèbre plage de Rio de Janeiro, brille depuis quelques jours sur les platesformes des réseaux sociaux européens. Havaianas, la célèbre marque brésilienne de tongs, vient de lancer sa campagne annuelle avec, pour la première fois, un clip à dimension internationale, diffusé principalement dans 11 pays dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Portugal, la Croatie et Israël. Pour célébrer l’été, la marque a fait appel à deux artistes à la réputation mondiale grandissante pour interpréter « Let’s summer », le titre du clip et slogan de campagne. Avec l’espoir de transformer cette pub en succès, comme l’a été en 1989 le spot Orangina et sa Lambada. A l’écran pendant près de 2 minutes, le célèbre colombien Maluma — 23 millions de fans sur Facebook et 14 millions d’abonnés sur YouTube — en chemise légère à imprimé léopard très ouverte et la carioca Lellêzinha, AVECEOVIMCDMUTUELLE,LESCHEFSD’ENTREPRISE LÂCHENT PRISE. REPOSEZ-VOUS SURDESEXPERTS Êtrechef d’entreprise signifie aussi s’occuper de tout,tout le temps. Alorspour que vous lâchiez priseavec votremutuelle, nos équipes d’experts vous accompagnent au quotidienpour la santé et lebien-êtredevotreentreprise. SurnotresiteInternet  : eovi-mcd.fr Partéléphone  : en pantalon coloré et haut de maillot de bain argenté, chantent en portugais « Veraneemos » et se déhanchent sur une scène montée sur la plage. Contagieuses, les notes de reggaeton, sorte de pop latino, entraînent une centaine de figurants et quelques paires d’Havaianas au passage. La température monte ! Les effets spéciaux incorporés au montage ont nécessité deux mois de postproduction. Autant de moyens qui ont sans doute aussi fait grimper le budget, non communiqué. UNE MARQUE SYMBOLE DU PAYS Le clip porte la signature d’Almap BB- DO, l’agence de création brésilienne qui travaille pour la marque depuis 1994 et contribue à « forger l’image cool de celle-ci », explique Luiz Sanchez, son directeur artistique. « C’est très satisfaisant de collaborer avec une marque autant aimée des Brésiliens et devenue un symbole du pays partout dans le monde », poursuit-il. Le clip, est visible sur Instagram, Facebook, Snapchat, Spotify… jusqu’à mi-août. Sur YouTube, en France, il a déjà été vu 1,8 million de fois. Eovi-Mcdmutuelle-Siègesocial:173ruedeBercy-CS31802-75584ParisCedex12. MutuellesoumiseauxdispositionsdulivreIIduCodedelamutualité.N°Siren317442176. Documentnoncontractuel-Créditphoto:LouisCanadas-DC_1806_INSERT_LE_PARISIEN_254x165 Le clip porte la signature d’Almap BBDO, l’agence de création brésilienne qui travaille pour la marque de tongs Havaianas depuis 1994 et contribue à forger son image devenue un symbole du Brésil. ALMAP BBDO/HAVAIANAS



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