Le Parisien Economie n°613S 13 jun 2017
Le Parisien Economie n°613S 13 jun 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°613S de 13 jun 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : revoilà Vivatech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 13 JUIN 2017 i ÉCO 8 ENTREPRISE tr- @LeParisien_Eco Cequeladigitalisationachangé tendance Les nouvelles technologies, avec leurs outils aussi puissants qu’innovants, bouleversent tous les secteurs de l’économie. L’AVISDE Laurent Stricher DIRECTEUR DES SYSTÈMES D’INFORMATION DE PÔLE EMPLOI POURQUOIPÔLEEMPLOI REND-ILSESDONNÉES PUBLIQUES ? Depuisplusdedeuxans,nousavons initié une démarche dans laquelle nous ouvrons nos données (open data). Nous parions que, surlabasedenosdonnées, d’autres acteurs peuvent apporter de la valeur ajoutée en développant des services. Bien évidemment, cela fait l’objet d’une déclaration àlaCnil. PAR MATHIAS LEBŒUF Banque, assurance ou encore bâtimentouimprimerie… Pour chacun de ces secteurs, la transition numérique s’est traduitepardeprofondschangements,àcommencerparla nouvelle « expérienceclient », mais aussi d’autres modes de travail etdeproduction. L’EXPÉRIENCECLIENT AUPREMIERPLAN Pour les compagnies d’assurances, l’expérience client se résumaitjusqu’àpeuauxactes HAMID AZMOUN. de gestion et aux éventuels sinistres, non à des relations continues. « Le domaine de l’assurance est assez en retard dans la transformation de l’expérience client par rapport à d’autres secteurs, reconnaît volontiers Carline Huslin,directrice marketing et expérienceclientdeGenerali France.Notreprioritéaétéde nous focaliser sur elle. Quelles sont les attentes ? Comment améliorerles interactions ? » Cela s’est traduit par la mise enplace d’outilsdédiés (sites web, espace client, applications),maisaussiparuneenquêtedesatisfactionàchaque transaction et d’une formation o 50% DEGAINDE PRODUCTIVITÉ GRÂCEÀLA NUMÉRISATION DANSLESECTEUR DUBÂTIMENT SHUTTERSTOCK/BARANQ. « comportement client Generali », pour améliorer le dialogue avec les assurés. Un bouleversement qui a aussi entraîné une transformation des méthodes de travail entre collaborateurs. « Transversalité, interconnexion, méthode collaborative… nous avons profondément repensé nos façons de travaillerensembleàpartirde l’expérienceclient », explique Carline Huslin. PLUSDETRANSVERSALITÉ Des changements métiers également constatés dans un secteur où la transition digitale n’est pasimmédiatement patente, « Pôle emploi ouvre ses données pour permettre à d’autres acteurs de développer leurs propres services » CONCRÈTEMENT, COMMENT CELASEPASSE ? En juillet 2015, nous avons ouvert le portail Emploi Store Usagers, qui agrège 300 services autour de l’emploi. En miroir, nous avons créé Emploi Store Développeurs(https://www.emploistore-dev.fr/), une plate-forme permettant d’accéder à des données de Pôle emploi par des interfaces de programmation applicative(ou API). Y sont disponibles toutes les données relatives aux statistiques du marché du travail, mais aussi celles des études de « besoins en main-d’œuvre des entreprises » réalisées par Pôle emploi, les données relatives aux référentiels des métiers et des compétences et des ofres d’emploi « anonymisées ». ÀQUIS’ADRESSECETTE OUVERTUREDESDONNÉES ? A des institutions, des start-up et à toute personne physique privée souhaitant développer un service. En venant s’identifier sur l’Emploi Store Développeurs, ils auront accès aux API libres. Dès ce mois-ci, nous mettons les 200000 ofres d’emploi collectées par Pôle emploi à la disposition des collectivités territoriales. Les régions, les départements ou les mairies qui veulent avoir un service de recherche d’ofres sur leur site peuvent désormais accéder à ces données. Au printemps 2018, nous ouvrirons les API de recherche d’ofres à l’ensemble de ceux qui souhaitent les utiliser. D’ailleurs, nous avons nous-mêmes autorisé des équipes dePôleemploiàsemettreenmode start-up et à mener leur propres projets auservicedel’emploisurlabase de l’utilisation de nos données. Nous comptons aujourd’hui 4 start-up internes  : « laBonneBoîte », unservice enlignequipermetdecibler les entreprises présentant un fort potentiel d’embauche ; « la Bonne Formation », pour trouver une formation, juger desoneicacitépourleretouràl’emploi et identifier les possibilités pour son financement ; « Memo », un tableau de bord interactif permettant de centraliser l’ensemble des candidatures d’un candidat et d’organiser sa démarche de recherche d’emploi ; « Maintenant », une application de rapprochement entre l’ofre et la demande, conçue pour répondre à des besoins d’urgence dans les secteurs en tension et saisonniers. mais pourtant bien efective. Architecture et construction sont aujourd’hui en voie de « bimisation ». Le BIM (BuildingInformationModelingou modélisation des informations du bâtiment) désigne l’ensemble des processus digitauxs’articulant autourd’une maquette numérique. Véritable « carte vitale » numérique du bâtiment, cette dernière synthétisel’ensembledesmassesde données (big data) dans une plate-forme accessible à tous les acteurs de la conception, de laconstructionetdelagestion de l’ouvrage. Bouygues utilise ainsisurcertainschantiersune armoire numérique permettant aux compagnons de visualiser les plans en 3D et les tâches à efectuer. « Lepassageauprocessus BIM a considérablement accélérélestempsdeproductionetaugmentélaqualitédes bâtiments,tout enpermettant une plus grande maîtrise de l’ensemble desparamètres. Maisilaaussifluidifiélesprocessusdetravaileninstaurant une collaboration ouverte et horizontaleentrelesacteursdu projet », explique Emmanuel Di Giacomo, responsable Europe Développement des écosystèmes BIM chez Autodesk, éditeurdelogicielsspécialisés.A la clé, ungainde productivité énorme, estimé par l’expert autourde50%etuneéconomie moyennedel’ordrede20%du coûtdelaconstruction. DESDÉLAISRÉDUITS Dans l’imprimerie, le processus initiédèslemilieudesannées 1980 avec la publication assistée par ordinateur trouve aujourd’huison aboutissement dansl’impression numérique. Une mutation délicate pour beaucoup de PME.Alors qu’elles étaient au nombre de 3614 en 2006, on dénombre, en 2016, 2430imprimeriesde1à9salariés (chifres Idep 2016). « Les petites structures ont particulièrement soufert, déplore LaurentDelaunay,PDGd’Imagetex,imprimerie à Montmorency. Beaucoup ont disparu. » Symptôme majeur de cette évolution, le matériel est devenu plus rapide, le turn-over des machines également… « Quand une développeuse plaque ofset duraitquinzeàvingtans,untraceur numérique doit aujourd’hui être changé tousles cinq ans. Cela demande un énorme efort en termes d’investissement », explique l’imprimeur. Ladigitalisationaaussiréduitlesdélais d’impression. « L’important est que le tout-numérique n’a pas supprimé l’impression papier. Le métier perdure. Le reste n’est qu’une question de moyenset d’outils. »
MARDI 13 JUIN 2017 LE PARISIEN 9 www.leparisien.fr/ecoENTREPRISE ÉCO EN PARTENARIAT AVEC FRANCE DEFI experts-et-decideurs.fr PARM.L. MISE EN PLACE DE LA DÉ- CLARATIONsociale nominative(DSN), gestion électronique des documents,généralisation delae-factureouadoptiondu bulletindepaieélectronique… Pour les cabinets d’expertise comptable aussi, la transition digitale vient bouleverser les processus de travail comme lesattentesdesclients. Côté métier, les opérations de saisie comme l’ensemble des méthodesdetenuecomptable GAËL HAMON, RESPONSABLE DE LA COMMISSION BIM DU GROUPEMENT FRANÇAIS DES ENTREPRISES DE RESTAURATION DE MONUMENTS HISTORIQUES(GMH) PROPOS RECUEILLIS PAR MATHIAS LEBŒUF S’ilestundomainequisemble a priori éloigné de la transition numérique, c’est bien celui des monuments historiques et de leur restauration. Quel rapport entrelatailledelapierre etlesbigdata ? Etpourtant, l’arrivée des nouvelles technologies a radicalement transformé les pratiques des maîtres d’œuvre depuis vingt ans. « Le numérique atoutd’abordeupourefet d’établir des formats d’échange et des normes communes à tous les opérateurs par rapport aux plans papier. Cela permet une meilleure collaboration entre l’architecte, le maître d’ouvrage et les entreprises », explique Gaël Hamon. La digitalisation des processus a également bouleversé d’autres pratiques. L’extraction et la taille delapierreparexemple  : « La numérisation 3D nous permet de savoir immédiatement levolumeàextraire,cequiest àgarderoucequivapartir en gravats ou granulats, précise Gaël Hamon. Cela représente une très grande avancée en matière de gestion de l’extraction twipe_ftp ART GRAPHIQUE & PATRIMOINE. s’automatisentets’accélèrent. Un changement qui nécessite formation et pédagogie. « La référence papier est encore importante. Nousdevonssensibilisernoscollaborateursau besoin de se préparer afin de nepasêtredépourvusfaceaux attentes de nos clients. L’important est de faire comprendre l’intérêt de ces processus et leur inéluctabilité », explique Philippe Guermeur, directeur associéducabinetd’expertise comptable 3G Gadras et présidentdeFranceDéfi. UNRÔLEDECONSEIL De fait, côté client, le rapport à l’expert-comptable est également transformé. Nombre d’informations ou d’opérations sont désormais immédiatement accessibles surInternet.Encorefaut-illes « Onpeut numériser un bâtiment rapidement » et des stocks. Concernant la taille, avec les machines à commande numérique, nous pouvons programmer très précisément diférents assemblages dans les coupes et optimiser les blocs. » Les techniques numériques applicables à la restauration des monuments historiques ne s’arrêtent pas là  : numérisation 3D, modélisation, réalité augmentée, relevés archéologiques, ortho-images (images numériques orthogonales 2D issues de la projection d’informations 3D) ou orthophotographies (images numériques orthogonales obtenues après traitement d’une multitude de clichés projetés sur une géométrie), processus BIM, autant de savoir-faire technologiques mis au service du patrimoine culturel. « Aujourd’hui, on peut par exemple numériser très rapidement en trois dimensions un bâtiment à quelques millimètres près avec la technique denuagedepoints.Celafait gagner en qualité et en précision des outils d’analyse. Mais le gain majeur du numérique, c’est l’échange et la traçabilité des données. Si les métiers manuelsnechangentpasetque les savoir-faire traditionnels demeurent indispensables, toutes les fonctions supports ont été littéralement révolutionnées etmisesauserviced’uneplus grandeeicacité. C’est vital dans une activité où l’économie est très tendue », confie Gaël Hamon. "FP 7 Lesexperts-comptabless’organisent maîtriser. Pourcela,l’expertcomptable est amené à faire de plus en plus de conseil. « In fine, la transition numériqueaugmenteetaccélèrele nombre de contacts avec le client parce qu’il aura besoin À Rennes aussi, ilfautplusd’uneheure pour rejoindre Montparnasse 1h25 précisément, avec la Ligne à grande vitesse. À 320 km/h, prenez votre temps entre deux rendez-vous. SHUTTERSTOCK/NHUNGBOON d’un accompagnement plus rapide sur l’interprétation des chifres obtenus en instantané », constate Philippe Guermeur. Un environnement en pleine mutation,uneaccélérationdu traitementdesdonnées…pour nepasêtresubie,larévolution digitalenécessiteunevéritable réflexion. « Ladimensionstratégique est primordiale. C’est le point essentiel de la digitalisation  : dans quel écosystèmevais-je évoluer demain ? Comment former mes collaborateurs à cette mutation ? Quels sont les outils à mettre en place ? La démarche doit être globale », insisteleprésidentde FranceDéfi. UNEVEILLEPERMANENTE Pourrépondreàcesquestions, le groupement de cabinets d’experts-comptables a initié un groupe de travail sur l’écosystèmedigital,quiveille surlesoutilsouplates-formes naissants, et aussi un groupe stratégiedigitalechargéd’établir un diagnostic global au sein des cabinets membres afin de leur permettre de se positionner. Lasécuritéetlaprévention contre les cybermenaces sont aussi une préoccupation majeure. Et pour cause:les attaques via Internet se traduisent par des préjudices financiers et d’exploitation importants pour les entreprises, comme en atteste l’Observatoire de la cyberpréventionlancéparFranceDéfi. « Là aussi, il faut convaincre, airme PhilippeGuermeur. Ne pasêtrevigilant,c’estrisquer de perdre de l’argent. » #passezalouest #rennes BRETAGNE PASSEZ À L'OUEST RENNES 1H25 tourisme-rennes.com Notchup DDB 334 024 528 RCS Nantes - Crédit photo  : Richard Volante



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