Le Parisien Economie n°613S 13 jun 2017
Le Parisien Economie n°613S 13 jun 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°613S de 13 jun 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : revoilà Vivatech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 13 JUIN 2017 I ÉCO 4 LES INVITÉS DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco JULIE RANTY ET MAXIME BAFFERT, CODIRECTEURS DE VIVATECH « LP/OLIVIER CORSAN. « L’innovation est florissante en France » Julie Ranty et Maxime Baffert sont aux commandes de la 2 e édition du salon Viva Technology. Ils expliquent comment ce rendez-vous renforce la position de la France comme actrice incontournable de l’innovation. PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Comment définiriez-vous VivaTech ? MAXIME BAFFERT. C’est un événement généraliste pour tous ceux qui s’intéressent aux sujets sur l’innovation, aux startup, à la transformation digitale dans le monde entier. Tous les secteurs d’activité sont présents  : fintech, santé, transports… L’objectif est de faire de Paris la capitale du numérique pendant trois jours. JULIE RANTY. Le salon se construit notamment autour de conférences avec des intervenants célèbres. Il y sera question de l’impact du digital sur les différents secteurs d’activité et la société. Une vingtaine de licornes seront présentes. Il s’agit de ces start-up qui valent Le concept ne date pas d’hier, mais le phénomène s’accélère. L’open innovation consiste, pour les grands groupes, à se rapprocher des start-up afin que ces dernières les aident, via la création de produits ou solutions nouvelles, à accélérer leur transition digitale. « Les grandes entreprises se rendent compte plus d’un milliard (de dollars, NDLR). La française BlaBlaCar en fait partie. Et en plus des conférences ? J.R. L’une des premières motivations des visiteurs, notamment ceux de la journée grand public (le samedi, NDLR), ce sont les innovations. Ils pourront par exemple monter dans une n avet t e a u t on o me. D’autres pourront essayer les casques de réalité virtuelle de dernière génération et vivre des expériences autour du toucher. Il sera aussi possible d’interagir avec des robots dotés d’intelligence artificielle. Quelle est la spécificité de ce salon par rapport aux autres rendez-vous mondiaux ? J.R. C’est la collaboration entre les grands groupes et les startup. C’est même le pilier fondateur de Viva Tech (lire encadré). qu’elles n’y arriveront pas toutes seules », explique Maxime Baffert, l’un des directeurs de VivaTech. Un besoin lié au fait, selon lui, que « les consommateurs se transforment et qu’elles n’arrivent plus à leur parler de la même façon ». Alors, si les premières initiatives avaient peut-être « un fort goût de Nous sommes d’ailleurs accompagnés par 20 grands partenaires comme Google, La Poste, Orange, BNP, etc. Pouvez-vous nous citer des exemples de collaboration entre grands groupes et startup tissés l’année dernière ? M.B. La start-up Ricast, spécialisée dans la création d’outils intelligents de conversation, a eu plus de 140 contacts avec des grands groupes et a connu une croissance fulgurante. Nous avions 15 grands partenaires et avons pour chacun un exemple de collaboration naissante qui a débouché sur des projets concrets, comme le PMU avec la start-up Bear, spécialisée dans la réalité augmentée (lire p.2). Les grands groupes ont vraiment compris l’intérêt de travailler avec des jeunes entreprises pour s’adapter plus vite à l’évolution numérique. Faire collaborer grandes entreprises et jeunes pousses marketing », admet l’organisateur du salon, elles ont dépassé ce stade. D’ailleurs, ces projets mobilisent autant les pôles innovation que les équipes marketing, entend-on. Quid du risque pour la start-up de se faire piquer ses idées sans retour ? Il n’y en a pas, affirme le codirecteur, car ce r 5 000 START-UP SERONT PRÉSENTES SUR VIVA TECH, DONT LA MOITIÉ VENUES DE L’ÉTRANGER » qui compte c’est la vitesse. « L’intérêt de travailler avec la start-up, c’est qu’elle a une solution qui existe déjà et cela peut aller vite. » Et puis, depuis le temps, poursuit-il, « un grand groupe qui s’amuserait à aller piquer des idées se prendrait un retour de bâtons très féroce. On a passé ce cap-là ». V. K. Environ 5 000 start-up seront présentes. De quelles nationalités sont-elles ? M.B. La moitié d’entre elles sont françaises. Le poids des étrangères progresse car elles ne constituaient qu’un tiers de l’ensemble l’année passée. C’est un objectif très important compte tenu de nos ambitions mondiales. Parmi les grosses délégations, les Etats-Unis, Israël, le Royaume-Uni, l’Allemagne et une forte présence chinoise. Comment réussissez-vous à convaincre les géants mondiaux de participer ? M.B. Il se passe quelque chose en France dans le domaine de l’innovation. L’écosystème est florissant, avec beaucoup de start-up qui lèvent des fonds. De grands groupes implantent des centres de recherche chez nous. Facebook a son laboratoire d’intelligence artificielle à Paris, Amazon va lancer le sien sur les drones. J.R. La qualité de nos chercheurs français est un vrai vecteur d’accélération de cet écosystème. N’oublions pas les universités, les écoles qui produisent aussi des talents. Pourtant, certains disent qu’il est impossible de créer un Google français… M.B. Depuis vingt ans, les cartes sont battues assez régulièrement. Les ordinateurs de bureau sont bousculés par les BIO EXPRESS Julie Ranty 1987  : Naissance à Meudon (Hauts-de-Seine) 2010  : Entre à Canal + (marketing éditorial, puis stratégie), après un diplôme d’HEC 2014  : Entre dans le groupe « Les Echos » et crée en 2015 « Les Echos Start », nouveau média dédié aux étudiants et jeunes actifs Maxime Baffert 1976 Naissance à Marseille (Bouchesdu-Rhône) 2007 Entrée dans le groupe Publicis, après avoir fait l’ENA et un début de carrière comme Inspecteur des finances 2010 Lancement de Proximedia, une start-up interne à Publicis dédiée à la communication digitale des TPE-PME smartphones. On a la vague de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets. Autant d’opportunités pour créer de nouveaux géants, sachant que les choses bougent favorablement en Europe et en France. L’histoire n’est pas terminée. J.R. La construction de l’Europe passe aussi par l’apparition de géants, à l’échelle européenne, qui viendront demain concurrencer les grands leadeurs mondiaux. Vous parlez beaucoup d’intelligence artificielle… Estce la principale tendance ? J.R. C’est la technologie qui va le plus contribuer à réinventer de nombreux secteurs d’activité  : la santé, la finance… Y’en a-t-il d’autres ? J.R. Oui, la réalité virtuelle et la réalité augmentée sont une autre tendance forte. Utilisées au départ pour le divertissement, elles s’avèrent utiles et de plus en plus appliquées dans le domaine industriel. Les usines y ont recours pour du prototypage par exemple. M.B. Tout ce qui est mobilité prend de l’importance avec les questions autour des véhicules propres ou la voiture autonome. VivaTech est une grosse machine. Combien cela coûte-t-il à organiser ? M. B. On est sur un budget moyen de 15 M € avec une équipe de 60 personnes et le double pendant le salon.
MARDI 13 JUIN 2017 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoÀ LA UNE é é Mana.. Man a Man nanan agenda LP/PHILIPPE LAVIELLE. twipe_ftp 16.06 et 17.06 25 heures non-stop pour imaginer un produit ou service innovant Hack VivaTech, c’est un marathon qui mobilise plus 200 étudiants, data scientists, universitaires… Le principe ? Pendant 25 heures, les créateurs, programmateurs ou encore l’équipe marketing de chaque « team » travaillent main dans la main pour créer un produit ou un service innovant. Dans cette course contre la montre qui s’étalera sur deux jours, vendredi 16 et samedi 17 juin, les participants seront épaulés par une trentaine d’experts, des designers et des entrepreneurs notamment. Les quatre équipes gagnantes toucheront une dotation de 10 000 € . La meilleure pourra dîner avec le parrain de cette première édition  : l’Américain Joël Spolsky, fondateur de Trello, un gestionnaire de projets en ligne, et Stack Overflow, un site Internet dédié aux développeurs. Jusqu’au 17.06 L’opération Talent Connect, l’occasion de rencontrer son futur employeur La plate-forme en ligne Talentconnectvivatechnology.com propose une liste d’offres d’emploi à laquelle tout le monde a accès et peut postuler. Les candidats sélectionnés, plus de 1000 à ce jour, sont attendus pour passer des entretiens lors de la journée grand public du samedi. Actuellement, plus de 500 offres déposées par les grands groupes et start-up partenaires sont disponibles. Des ateliers Café de l’avenir et Face à l’emploi sont également prévus pour connecter entreprises et demandeurs. L’opération est sponsorisée par ManpowerGroup. Du 15.06 au 17.06 L’innovation au service du luxe Le lab LVMH sera installé sur 500m 2 dédiés au luxe. Les entrepreneurs, français et étrangers, échangeront pendant trois jours avec les équipes en charge des investissements du groupe, en vue d’un éventuel partenariat. Cette année, il accueillera 32 start-up que le groupe a recrutées via Internet dans le cadre du premier « LVMH Innovation Award ». Des sessions de pitchs permettront de départager ces entreprises de moins de cinq ans, d’une valorisation inférieure à 100 M$. LVMH, qui souhaite valoriser les innovations concernant les points de vente, les dispositifs de réalité augmentée ou encore les systèmes de surveillance, primera une start-up. Les visiteurs seront également sollicités pour décerner le « Prix du public ». Relevez les défis de VivaTech 17.06 « Positive Impact Challenge »  : développer une solution sociale ou environnementale A travers ce concours, VivaTech veut défendre l’idée qu’une innovation peut avoir un impact positif, en utilisant notamment la technologie dans le but précis de résoudre une problématique sociale ou environnementale. Le concours cherche à promouvoir les start-up qui participent à cet effort. Douze d’entre elles, sélectionnées sous quatre catégories - travail, éducation, environnement et social - viendront défendre leur impact lors de la journée grand public, le 17 juin, dans la zone dédiée aux « pitchs ». Le gagnant remportera notamment une campagne de publicité montée par l’agence Marcel (groupe Publicis) et des espaces dans les médias du groupe Les Echos, dont « Le Parisien - Aujourd’hui en France ». 17.06 Les meilleurs développeurs s’affrontent C’est un événement pendant lequel quatre équipes de deux développeurs s’affronteront sur de courts défis techniques, façon match de boxe. Chaque combat dure 20 minutes et chaque équipe est jugée par un jury d’experts. A gagner  : des consoles de jeux, des casques de réalité virtuelle ou des drones. Organisateur du salon VivaTech, le groupe LVMH sera installé sur 500 m² cette année. Il accueillera près d’une trentaine de start-up. Cesservicessontconditionnésàlasouscriptiond’uncontratd’assurancecollectiveSantéouPrévoyance,assuréparl’Assureurdevotrecontrat,etproposépar l’AssociationdeMoyensAssurance(AMA).ASSOCIATIONDEMOYENSASSURANCES(AMA)–Associationrégieparlaloidu1erjuillet1901–21rueLaffitte75009Paris– N°ORIAS16000160(www.orias.fr)–N°Siren:812986289.Pourplusd’informations,consultezlesite:malakoffmederic.com/on-vous-mm Trouver un emploi, imaginer les services et produits de demain, développer des solutions sociales, environnementales… Le salon VivaTech organise une série de challenges à relever. mmIEUX SOUTENIR VOS COLLABORATEURS GRÂCEÀNOTREACTIONSOCIALE I 5 ÉCO Encas d’accidents delavie, notreéquipe dédiéeàl’action socialeapporte àvoscollaborateurs etàleurfamille soutienetconseils pourtrouverdes solutionsadaptées. malakoffmederic.com LP/P.V.



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