Le Parisien Economie n°611S 11 jun 2018
Le Parisien Economie n°611S 11 jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°611S de 11 jun 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 11,4 Mo

  • Dans ce numéro : team building, à quoi ça sert ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 11 JUIN 2018 ÉCO 2 À LA UNE @LeParisien_Eco PAR VIRGINIE DE KERAUTEM ET CYRIL PETER Favoriser l’échange, développer la créativité, intégrer de nouveaux collaborateurs… « C’est le c ou t e a u Suisse de s outils » qui « peut servir à peu près à tout », lit-on dans « La bible du team building ». A condition d’aller audelà du moment joyeux entre collègues, auquel on le limite souvent. Pour transformer l’essai, encore faut-il que les comportements des participants soient analysés. Raison pour laquelle les animations ne doivent pas être développées en interne. « Le risque, explique Guy Bergeaud, PDG de Eagles team building (lire ci-dessous), c’est d’en faire un outil de management direct avec du jugement. Or, ce n’est pas l’esprit. » Derrière la cuisine, reine des activités, les défis extrêmes, à l’image du Mud Day (lire ci-contre), gardent la cote auprès des entreprises, en particulier les grands groupes. « En ce moment, la mode est à l’escape, LE TEAM BUILDING, ce n’est pas que pour rigoler MANAGEMENT Les moments conviviaux entre collègues, autour d’une activité artistique ou sportive, ne servent pas seulement à détendre l’atmosphère en entreprise. PROPOS RECUEILLIS PAR V.K. EAGLES TEAM BUILDING game (NDLR  : résoudre des énigmes pour sortir d’un lieu) », assure Guy Bergeaud. Les animations autour de la musique et la construction sont aussi très prisées. « Cela ressemble à des challenges d’entreprise », poursuit l’organisateur de séances de fabrication de ponts en bambou. Imaginer un team building, c’est un métier. Nombreuses sont les entreprises, comme Gymlib, qui se spécialisent. La start-up, qui vient de lever 10 M € , est orientée sport. Au menu, des disciplines peu pratiquées comme le krav maga (une méthode d’autodéfense). Ponctuée de débats du type « Escape game  : oserez-vous l’aventure de la concertation ? », la Semaine pour la qualité de vie au travail, jusqu’au samedi 16 juin, est l’occasion pour les dirigeants de se questionner sur les besoins de leurs équipes. Pour l’instant, les outils de team building s’adressent davantage aux cadres et managers. Mais de plus en plus d’entreprises souhaitent réunir un maximum de collaborateurs. La Pourquoi avez-vous cru au team building ? J’ai eu des responsabilités dans des grands groupes et me suis rendu compte que la formation y était très théorique, sans apprentissage en équipe. Je suis alors tombé sur un outil extraordinaire créé aux Etats- Unis, pour apprendre de façon très simple, en un ou deux jours, à diriger et développer une société. J’ai trouvé cela fun et surtout efficace. Proposer une situation imaginaire à une équipe, avec des règles du jeu simples, et voir tout de suite les conséquences de ses décisions, c’est l’une des vertus d’un bon team building. Quelles sont les autres ? Ce n’est pas un divertissement mais un challenge ludique pour apprendre à fonctionner en équipe. Le tir à l’arc ce n’est pas du team building ! L’animateur doit transporter les participants, pour qu’ils lâchent prise, dans un univers imaginaire  : le désert, un manoir… Avec un scénario et du matériel. L’objectif est d’aider les managers à bien comprendre comment travailler avec leurs homologues d’autres services et réussir à bien fonctionner avec leurs collaborateurs. Pour l’instant, ces activités sont davantage pour le haut de l’organigramme car c’est un gros investissement. Que pensez-vous du sport ou de la cuisine dans ce contexte ? Ce n’est pas notre terrain de jeu. On a organisé une fois un challenge de football. On a dû sélectionner. L’inconvénient, c’est que cela requiert une compétence non demandée par l’entreprise. De plus, entre les spectateurs et les joueurs, cela sépare au lieu de regrouper. Sinon, la cuisine ne nous attire pas, bien que selon la pédagogie, il peut y avoir une montée vie commune entre employés et employeurs est ainsi célébrée lors l’événement national J’aime ma boîte. Des sociétés comme Altran, Franprix ou Go Voyages en profitent pour créer une œuvre de street art ou un clip. Team building I Apparue aux Etats-Unis dans les années 1980, LE MOT l’expression « team building » signifie littéralement construction d’équipe. Les entreprises y ont recours pour accompagner leurs collaborateurs dans des changements  : restructuration, fusion, nouvelle organisation… Le but  : créer des liens dans un contexte ludique, apprendre à travailler ensemble, dépasser le stress et les sources de conflits. L’occasion pour de nombreuses sociétés, entre conseil en management et événementiel, de proposer leurs services aux services ressources humaines des entreprises. « Prochaine tendance  : le caritatif » Guy Bergeaud, PDG de Eagles team building et pionnier en France, où il a importé le concept dès 1993 en compétences collectives utiles. Quelles sont vos activités ? Nous en avons 80 au total autour de la musique (lire ci-contre), l’art, la créativité, la cohésion d’équipe… Petit à petit, on nous dit  : « Si vous le faites pour 20 personnes, est-ce possible pour beaucoup plus ? » On était les premiers à faire réaliser par 600 personnes venues de toute l’Europe une fresque de 120 m de long à la demande du groupe Oracle, qui souhaitait un team building spectaculaire à vocation caritative. La fresque était constituée de toiles autonomes dont les dessins représentaient des enfants qui jouaient au football. Une fois la fresque achevée, les toiles ont été revendues à des associations de lutte contre la myopathie. On a récolté 53 000  € . L’émulation permet de réaliser l’exploit. Quelles sont les futures tendances ? Le caritatif justement. Nous souhaitons relier ce que font les équipes et la possibilité d’aider une association. Les Américains le font déjà. En France, il va falloir encore un peu de temps. L’autre tendance est le digital, de façon à rendre les activités encore plus spectaculaires et plus adaptées aux générations Y qui préfèrent une tablette au bloc de papier. LP/ARNAUD DUMONTIER A la conquête de l’espace Le cabinet de formation et de coaching en management Traits d’Unions innove en proposant un nouveau programme  : un escape game, à base d’objets connectés et de réalité virtuelle, inspiré de faits historiques sur le thème de la conquête spatiale. Sur une journée, les collaborateurs — 2 groupes de huit personnes — ont plusieurs défis à relever dont le dernier consiste à s’échapper d’une station spatiale, à bord d’une navette, malgré une série d’obstacles  : feu, panne de carburant… Filmés, les participants sont évalués selon leur aptitude à révéler l’intelligence collective du groupe. V.K. Dans la peau de Dark Vador A la façon d’un duel entre Luke et Dark Vador dans Star Wars, l’initiation au combat de sabre laser « se rapproche de l’escrime », observe Sébastien Bequart, le cofondateur de Gymlib. En avril dernier, des collaborateurs de la start-up parisienne ont testé cette discipline en vue de la proposer à des entreprises clientes, friandes de team building atypiques. « Le but, ce n’est pas de créer des vocations mais de s’amuser, explique-t-il. Et même si l’expérience est mitigée, on crée des souvenirs. » C.P. GYMLIB
ATOS twipe_ftp LUNDI 11 JUIN 2018 LE PARISIEN www.leparisien.fr/ecoÀ LA UNE Beynes (Yvelines), le 27 mai. Les salariés de l’entreprise informatique Acensi ont réussi leur Mud Day. « Se retrouver » autour d’un lancer de haches Acensi, entreprise informatique (voir reportage ci-dessus), organise des lancers de haches pour ses salariés basés au Canada. « Les collaborateurs ne travaillent pas tous dans les mêmes locaux donc cela leur permet de se retrouver », explique Benjamin Savoldelli, le responsable de la communication. L’événement de deux heures a lieu dans un centre de lancer de haches à Montréal, qui accueille aussi des groupes d’amis, par exemple pour un enterrement de vie de garçon. Un « cocktail d’équipe » est compris dans la formule à 50  € .C.P. « La boue, ça change du costume » PAR CYRIL PETER Tes mains sur mes fesses, pas cette fois-ci ! » Claire, une commerciale de 31 ans, éclate de rire en regardant son collègue qui l’a plusieurs fois aidée à escalader en cet après-midi ensoleillé. Bienvenue au « Mud Day » (« journée dans la boue », en anglais), un parcours du combattant de 13 km avec 23 obstacles organisé les 26 et 27 mai derniers à Beynes (Yvelines). L’ambiance y est moins feutrée qu’au siège d’Acensi, à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Cette entreprise informatique, dont le budget team building s’élevait à 45 000  € en 2016 (70 M € de chiffre d’affair e s) , a en v o y é 9 de s e s 1000 salariés ramper dans la boue. Le but ? « Renforcer la cohésion d’équipe », assure Marc Vincent, le directeur associé, qui a passé son tour pour « obligation familiale ». Du paintballau foot en salle, en passant par le lancer de haches Les abeilles, c’est comme l’entreprise Trente salariés d’Atos se retrouvent régulièrement sur l’un des sites du groupe informatique, aux Clayes-sous-Bois (Yvelines), pour pratiquer l’apiculture. Le Comité d’entreprise (CE) dépense 25  € par an et par collaborateur. « Chaque matin, les abeilles envoient des éclaireuses pour optimiser la production du jour. Cette intelligence collective peut être mise en parallèle avec le monde de l’entreprise et la cohésion d’équipe », raisonne Sylvain Raulet, ingénieur et responsable de la section apiculture du CE.C.P. organisé par sa filiale canadienne, il y en a pour tous les goûts, selon Marc Vincent  : « On a une offre diversifiée pour satisfaire un maximum de monde. » Selon lui, 20% des collaborateurs participent à au moins un événement par an. 120  € PAR COLLABORATEUR Pour ce Mud Day, Acensi a déboursé 120  € par tête. Résultat, ses commerciaux, ses consultants en informatique et son développeur Web bénéficient d’un accès privilégié à l’espace « commando », dédié aux entreprises. A la clé, croissants et jus d’orange à volonté, un coach pour s’échauffer et des étudiants en ostéopathie aux petits soins après l’effort. Ces « packs » pèsent 20% du chiffre d’affaires de l’événement, estime l’organisateur ASO, qui pilote également le Tour de France. Au lancement en 2013 de cette offre sur-mesure pour les sociétés, ils étaient 400 à avoir fait une croix sur un dimanche en famille au nom du team building. Cette année, ils étaient 2 000 (sur 16 000 participants). Nicolas, « business manager » chez Acensi, explique sa motivation  : « La boue, ça change du costume. On se voit dans un environnement plus naturel. » « On n’est pas situés au même étage. On se croise dans l’ascenseur, on se dit juste bonjour », poursuit son collègue Rodolphe, un consultant de 25 ans souvent en déplacement chez les clients. « Au boulot, il y a des hauts et des bas. Si on ne ACENSI EAGLES TEAM BUILDING Former un orchestre «SOUS LE CAGNARD, C’EST TRÈS DUR. SANS MES COLLÈGUES, J’AURAIS CLAIRE, ABANDONNÉ» COMMERCIALE CHEZ ACENSI travaille pas ensemble, on n’avance pas. Ici, c’est pareil », note Claire, qui s’est entraînée le midi dans une salle de sport à deux pas du bureau. Cette solidarité prend toute sa dimension à l’heure de la traversée de l’échelle suspendue à la force des bras. Avec une chute dans la boue comme sanction pour les moins costauds. « T’inquiète, on n’est pas là pour être jugés », peut-on entendre dans les rangs au moment de se lancer. QUATRE HEURES D’EFFORTS Vêtus de cuissards, shorts et t- shirts bons pour la machine à laver, Claire et ses collègues ont franchi la ligne d’arrivée au bout de 4 heures, contre 1 h 38 min pour les plus rapides. « On a marché », justifie Nicolas, exrugbyman. « Sous le cagnard, c’est très dur. Sans mes collègues, j’aurais abandonné », reconnaît Claire. « C’est dommage car il manquait les fonctions supports et la direction », regrette Stéphanie, qui dirige une équipe de commerciaux. « Notre directeur général était chaud mais il s’y est pris trop tard pour s’inscrire », précise Claire. Et son amie Stéphanie d’annoncer  : « L’année prochaine, on le motivera. » La musique est l’une des activités de l’entreprise Eagles Team Building (lire ci-contre) la plus sollicitée. Principe  : chaque participant apprend d’abord à se servir de son instrument, puis l’apprentissage devient collectif. Samba, classique, contemporain, les déclinaisons d’orchestre sont multiples comme cette fois où 1000 collaborateurs, répartis dans sept villes du monde, étaient reliés par satellite à un seul chef d’orchestre situé à Paris qui corrigeait et dirigeait à distance ces musiciens d’un jour. V.K. ê 3 ÉCO.. Man n_n. Man n: agenda De vendredi à dimanche A la découverte du métier de pâtissier Cours, démonstrations, tables rondes… Le Salon de la pâtisserie permet au grand public de découvrir une profession qui requiert créativité et rigueur. Entre deux dégustations, les visiteurs pourront s’informer auprès de chefs étoilés, entrepreneurs et formateurs. Parmi les conférences à ne pas manquer  : « la Biochimie au service de la pâtisserie de demain » (vendredi de 11 h 45 à 12 h 30) et « Chefs pâtissiers  : quelles formations ? » (samedi, de 11 h 45 à 12 h 30). Du vendredi 15 juin au dimanche 17 juin, à Paris Expo, Porte de Versailles (XV e). Prix  : de 5  € à 17  € . www.lesalondelapatisserie.fr. Jusqu’au 24 juin Concours pour les entrepreneurs franciliens Révélateur de Talents a pour but de valoriser l’entrepreneuriat en Ile-de- France. Ce concours de l’association Créo s’adresse aux porteurs de projets de créations d’entreprises et aux dirigeants dont la société est immatriculée depuis moins de trois ans. Une promotion de 20 candidats bénéficiera d’un accompagnement de six mois, avant de connaître les trois lauréats, en avril 2019. Ces derniers se partageront une dotation de 10 000  € . Fin des inscriptions le dimanche 24 juin à minuit sur www.creo-adam.fr Le livre CV et lettres de motivation inspirants Vous manquez d’idées pour rendre attractif votre curriculum vitæ ? Laissez vous guider par le livre « 100 modèles de CV et 100 lettres de motivation »  : des professionnels de tous secteurs ainsi que des experts de la reconversion professionnelle livrent astuces et conseils pour se démarquer. L’ouvrage, rédigé par la fondatrice de MyCVfactory, a pour but d’aider les candidats à mettre en valeur leurs compétences. « 100 modèles de CV et 100 lettres de motivation », Pauline Lahary, Editions Studyrama, 447 p., 16,90  € . emPLe 100 MODÈL ES DE CV E T 190 LETTRES DE M OTIVATION FÛTM



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