Le Parisien Economie n°522S 22 mai 2018
Le Parisien Economie n°522S 22 mai 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°522S de 22 mai 2018

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'accélérateur de business Viva Tech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
twipe_ftp LE PARISIEN MARDI 22 MAI 2018 i ÉCO 4 SPÉCIAL VIVA TECH e @LeParisien_Eco ALAIN THÉBAULT, CO-FONDATEUR ET VICE-PRÉSIDENT DE SEABUBBLES « LP/GUILLAUME GEORGES PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Le grand public vous a découvert à Viva Tech en 2016 mais ne vous voit toujours pas sur la Seine. C’est pour quand ? On a senti une volonté politique lors de Viva Tech en 2016 avec la maire de Paris Anne Hidalgo. Elle nous avait demandé que la capitale soit la ville pilote de ce projet, expliquant que toute sa politique allait dans ce sens. Le millefeuille administratif bloque. Il y a des règles nécessaires sur la Seine et quand vous arrivez avec un projet disruptif comme celui-là, ça dérange et il faut quelques mois ou quelques années pour que les règles évoluent. En attendant ? On a une start-up à faire fonctionner et on doit rentabiliser nos investissements. Quand on a une difficulté, on la contourne. On va donc plutôt vendre nos premiers Bubbles à des grands groupes hôteliers de luxe pour La start-up est sortie de l’eau en même temps que naissait sur le papier le croquis de la première Bubble, en janvier 2016. Henri Seydoux, le fondateur du fabricant de drones Parrot, y investit tout de suite 100 000  € , suivi du fonds Partech capital. « Depuis, tout est allé très vite, raconte le navigateur Alain Thébault, cofondateur et vice-président de Paris, vendredi dernier. Propulsé par son moteur électrique, le petit bateau d’Alain Thébault et Anders Bringdal prend de la vitesse, s’élève au-dessus de l’eau et vole à quelques dizaines de centimètres des flots, en prenant appui sur ses dérives spéciales appelées « foils ». Une technique qui limite les frottements et économise ainsi l’énergie. « On ouvre les premières commandes de taxis volants » transporter une clientèle privée. C’est plus facile que du grand public comme à la RATP. Vous avez donc commencé à vendre vos Bubbles ? On ouvre les premières commandes pour 20 bulles, livrables dans un an. On a des discussions avancées avec plusieurs acteurs privés dans 18 pays. L’objectif est de pouvoir concrétiser ces demandes et s’ouvrir à d’autres pendant Viva Tech. La semaine dernière, j’étais à New York, la semaine prochaine ma fille Joséphine (lire ci-dessous) part au Canada, et Anders (NDLR  : Anders Bringdal, le cofondateur) en Hollande. Et Paris ? Il faut demander à la présidente de la RATP et aux différentes autorités. On discute avec beaucoup d’interlocuteurs ici. Il nous faut un premier client. On est comme Airbus, on conçoit, on fabrique, on peut assurer la maintenance mais on n’est pas opérateur. Imposer une solution dans une ville contre vents et SeaBubbles veut bien un partenaire industriel SeaBubbles. On ne partait pas de rien car on a assemblé des technologies déjà existantes. Notre expérience de la voile et du foil (NDLR  : dérives spéciales permettant aux bateaux de décoller de l’eau) a permis d’être plus rapides et crédibles ». Les familles d’Alain Thébault et Anders Bringdal, cofondateur et PDG de la société, ont 65% marées, ce n’est pas notre combat. On sera là où c’est plus facile. Où par exemple ? Les discussions sont très avancées à Rotterdam, on a beaucoup de demandes de Venise pour le trajet allant de l’aéroport à la ville… A Dubaï aussi. Petit flash-back. Vous êtes l’inventeur de ces bulles volantes avec Anders Bringdal. Quelle en est la genèse ? En 2009, Anders, quatre fois champion du monde de windsurf et moi avons battu le record de vitesse à la voile sur l’hydroptère, un bateau à voile volant (NDLR  : pointe à 95,11 km/h). Mes filles nous ont alors soufflé l’idée de créer un engin qui vole, utile à la collectivité et accessible au plus grand nombre. J’ai alors dessiné quelques croquis de la bulle volante. Pour quel type d’usages ? L’idée, c’est de faire voler tout le monde dans toutes les villes, sans polluer, sans faire de vagues et sans faire de bruit. D’un point de vue business, on s’est des parts. L’une des trois filles Thébault, Joséphine, est même numéro deux de l’entreprise. L’année dernière, avec 10 M € , la MAIF a rejoint le tour de table. « Certains nous disent vouloir racheter l’ensemble, d’autres veulent aider, explique Alain Thébault. Nous, on veut piloter notre rêve. On a de la visibilité, des sous sur notre compte. D’accord pour nous adosser à r 140 000  € C’EST LE PRIX D’UN TAXI BULLE DE SÉRIE » un grand acteur industriel mais on n’est pas à vendre. » De 18 personnes, SeaBubbles prévoit d’être 25 à la fin de l’année. En ajoutant tous ceux qui travaillent en externe, plus de 100 personnes sont sur le projet depuis le début. « Plus on grandit, souligne-t-il, plus on est capable de ramener les métiers-clés en interne » pour assurer la prochaine étape d’industrialisation et de commercialisation. BIO EXPRESS 1962 Naissance à Dijon (Côte-d’Or) 1982 Moniteur à l’Ecole Nationale de Voile de Quiberon (Morbihan) 1983 Officier sur le Pen Duick VI d’Eric Tabarly 1987-1992 Création de la société l’Hydroptère 2009 Double record du monde de vitesse de navigation 2016 Fondateur de SeaBubbles avec Anders Bringdal INNOVATION Révélé en 2016 lors de Viva Tech, le bateau volant développé par la start-up SeaBubbles est désormais à vendre. Selon son co-inventeur et cofondateur Alain Thébault, l’aventure devrait s’accélérer. demandé comment faire de l’argent avec cette idée, on a pensé au système de taxi. Combien avez-vous de modèles ? Pour l’instant, nous avons un seul modèle, le Bubble Taxi, capable de transporter un pilote et quatre passagers. Il décolle à 6 nœuds, soit 11 km/h avec une vitesse maximale de 15 nœuds (NDLR  : presque 28 km/h). Cela reste un petit bateau alimenté par une batterie électrique. On commence modestement pour les plans d’eau abrités  : baies, fleuves et lac. En mer, sous 25 nœuds de vent, ce bateau n’est pas adapté. On a d’autres modèles pour d’autres situations… Par exemple ? Nous développons notre bureau d’études propre à SeaBubbles pour récupérer les compétences nécessaires et en nombre suffisant pour développer d’autres produits  : une bulle autonome sans pilote, deux modèles pour 12 ou 40 personnes, afin de déplacer les employés d’une entreprise. Nous avons aussi un modèle de bateau-bus, collé à l’eau pour les endroits où la vitesse est très réduite, contenant jusqu’à 110 personnes. Il a 14 heures d’autonomie pour une vitesse réglementaire autorisée à Paris. Anne Hidalgo voudrait qu’on le lui présente. Vous offrez de nouvelles solutions de mobilité… Il y a une évolution naturelle inéluctable vers des moyens de mobilité moins polluants à terre. On va assister au même mouvement sur l’eau. Notre start-up a été créée au moment où le besoin est important. Le monde entier cherche un système comme le nôtre. On a une avance significative mais on voudrait encore accélérer pour avoir 50 Bubbles d’ici 2024 dans 50 villes. Où a lieu la fabrication ? Les 5 premières sortent du chantier Decision, en Suisse, qui a construit Solar Impulse. Comme c’est très coûteux, ce n’est pas possible de produire en grande série. Il faut entre 400 et 600 heures pour construire une bulle. Nous choisissons nos partenaires dans différents endroits dans le monde pour cette phase d’industrialisation. Pour l’instant, vous ne dégagez ni chiffre d’affaires ni profit… Non mais nous afficherons notre premier chiffre d’affaires cette année. Nous vendons nos Bubbles taxis 140 000  € pour la version en série avec plusieurs gammes possibles selon la demande. Vous pourriez quitter la France ? Pour le moment, notre société est 100% française, toutes les filiales actuelles sont rattachées à la maison mère. Vous serez à Viva Tech en 2019 ? Dans un an, j’espère qu’il y aura une bulle autonome. Il faut six mois de développement, on en est capables. C’est prévu après notre prochaine levée de fonds. J’aimerais bien en avoir quelques-unes sur la Seine, à titre expérimental.
twipe_ftp ege Chambres de Métiers et de l'Artisanat lie-de-France RÉSULTATSDE L’ENQUÊTESUR LESARTISANS FRANCILIENS L’ACTIVITÉ Oui Non ? QU’EST-CEQU’UNE ENTREPRISEARTISANALE C’estuneentreprisequiexerceuneactivité professionnelleprincipaleousecondairede production,deréparation,detransformation oudeprestationdeservices. L’Artisanatrecenseplusde250métiers répartisdansquatresecteurs:Alimentation (Boucher,boulanger...),Bâtiment(Électricien, maçon...),Fabrication(Bijoutier,tapissier...)et Services(Coiffeur,fleuriste...). L’entreprisenedoitpasavoirplusdedix salariésaumomentdesacréation. Lesentreprisesartisanalessontplusconfiantesenl’avenir etvoientleurchiffred’affaires2017s’améliorer. Prévisionchiffred’affairesau1ersemestre2018 L’EMPLOI 288000emploissalariésen2017 (+1,4%parrapportà2016) 55%desentreprisesemployeusesont procédéàaumoinsunrecrutementen2017 a EnÎle-de-France, Profilsdeschefs 8,5% 11,5% 37% 43% Fabrication Alimentation Bâtiment Service L’INVESTISSEMENT 17% 19% ontrenoncéàavoirrecoursàunprêtbancaire 44% carilsanticipaientunrefusdelabanque fele Nombred’entreprises dansles8départements, 75 77 78 91 92 93 94 95 23550 20350 23500 22600 21600 20700 30250 44000 Âgemoyen 46ans d’entreprise 22%defemmes 78%d’hommes 22% ont-de35ans EMPLOI TRÉSORERIE INVESTISSEMENT CHIFFRED’AFFAIRES 18,5% ontaugmentéleurseffectifs Enhausse Stable Enbaisse Enhausse Stable Enbaisse Évolutiondeseffectifs Chiffred’affairesen2017 : Enhausse Stable Enbaisse TENDANCESDEL’ARTISANATFRANCILIENEN2017 2017estmarquéeparunaccroissementdeseffectifssalariésdans l’artisanat. Naturedescontratsdesnouveauxrecrutés CDI CDD 32% 31% 24% 52% 37% 24% 41% ontrencontrédes difficultéslorsdurecrutement 19%desentreprisesemployeusesdisposentd’unouplusieurspostesàpourvoir 24% 52% 24% 40% 69% 60% 206600entreprisesartisanales 31% +33000créations 47650microentreprises 15500apprentis Étudecomplètedisponiblesurwww.crma-idf.com 67,5% ontconstatéunestabilitéou uneaméliorationdeleurtrésorerie Entreprisesayantréalisédesinvestissementsen2017 37,5% 62,5% Lesrelationsdesentreprisesavecleurbanque : 37% ontinvesti Oui Non 32% enregistrentunehausse deleurchiffred’affaires 85% desartisansontobtenuleurprêt 72% détiennentleurcomptepersonneldanslamême bancaireauxconditionsdemandées banquequeleurcompteprofessionnel FOCUS desentreprisesontsollicitéunprêtbancairedetrésorerieoud’investissement Parmilesdirigeantsn’ayantpaseurecoursaucréditbancaireen2017 : LAREPRISED’ENTREPRISEARTISANALE 22%desentreprisesartisanales franciliennessontissuesd’une repriseoud’unesuccessionfamiliale Lavaleurderachatd’uneentreprisedansl’artisanat : 209000 € enmoyenne L’accompagnementdanslareprise : 94000 € dansleBâtiment 50%deschefsd’entrepriseontétéconseilléspardes professionnels:conseillerd‘uneChambredeMétierset del’Artisanat,expert-comptable,avocat,notaire,etc. nefontjamaisappelaucrédit bancaire « parprincipe » 208000 € danslaFabrication Source:enquêtetéléphoniqueréaliséeparlaChambreRégionaledeMétierset de l’Artisanatd’Île-de-France(CRMAIdF)auprès d’un échantillon représentatifde1000chefsd’entreprisesartisanalesfranciliensaudébut del’année2018. Étudecomplètedisponiblesurwww.crma-idf.com 20%desdirigeantsen2017 envisagentdecéderleurentreprise dansles3ansàvenir 220000 € dansl’Alimentation etleService COMMUNIQUÉ 40%sesontfaitaccompagnerparle cédantlespremiersmoisdel’activité Chambres de Métiers et de l'Artisanat Ile-de-France IllustrationsréaliséesparRoundicons,FreepiketSmashicons:www.flaticon.com



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :