Le Parisien Economie n°522S 22 mai 2017
Le Parisien Economie n°522S 22 mai 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°522S de 22 mai 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : marché des seniors, une vraie mine d'or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 22 MAI 2017 ÉCO 4 L'INVITÉ DE LA SEMAINE @LeParisien_Eco MARIE CHEVAL,DIRECTRICE GÉNÉRALE DE BOURSORAMA « LP/AURÉLIE LADET. En onze ans, Boursorama a installé les bases de la banque en ligne. Avec l’arrivée d’une multitude d’acteurs, Marie Cheval, directrice générale, veut profiter de son statut de leadeur pour innover encore et se démarquer. PROPOS RECUEILLIS PAR VIRGINIE DE KERAUTEM Boursorama regarde « avec attention » l’arrivée des nouveaux entrants qui déferlent depuis un an  : Nickel, Carrefour Bank, Orange Bank… « Il faut toujours prendre au sérieux les concurrents sans être paralysés par eux. L’arrivée de nouveaux crédibilise le marché. En tant que leadeur, Marie Cheval, directrice générale de Boursorama, dans les locaux du siège de la banque en ligne, situés à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Le nouveau dispositif de mobilité bancaire, qui permet de changer d’établissement plus facilement, profite-t-il à Boursorama ? La mise en application de la loi Macron a été l’occasion de parler des banques en ligne. Par rapport à l’année précédente, Au premier trimestre 2017, nos ouvertures de comptes ont crû de 40%. La banque en ligne séduit ? Ce qui déclenche le choix de la banque en ligne, c’est le prix. Mais cela ne suffit pas. La simplicité et le gain de temps jouent. Le slogan de Boursorama c’est de libérer nos clients des contraintes de la banque. Tout le monde souhaite passer le moins de temps à gérer ses finances personnelles. Nous proposons justement à ces clients des services très intuitifs qui leur permettent d’accéder non seulem en t à l e u r s c o m p t e s Boursorama mais aussi à ceux qu’ils possèdent dans d’autres banques. Notre faiblesse reste encore de savoir comment convaincre les clients de passer le pas. La carte bancaire gratuite est un bon produit d’appel… Nos clients viennent d’abord pour elle, nous testent et transfèrent progressivement leurs produits bancaires chez nous. 40% d’entre eux nous considèrent comme leur banque principale. La gamme de produits et service proposée doit être large pour permettre à la banque d’être rentable. On espère par exemple que les jeunes se tourneront également vers nous pour un crédit à la consommation ou un crédit immobilier. Vous avez passé le cap symbolique du million de clients. Qui sont-ils ? Au lancement, en 2006, on s’adressait à une clientèle très connectée, très bobo parisien. on se dit que si le marché grossit, on grossit aussi », indique Marie Cheval, directrice générale de Boursorama. Avec un risque néanmoins  : « Se faire un peu ringardiser ». L’innovation est donc le seul moyen pour marquer son territoire. Ses axes ? « Rester la banque la moins chère, Ce n’est plus le cas. Le smartphone a changé le rapport avec la distance et facilité le passage vers les banques en ligne. Aujourd’hui, nos clients sont plutôt des hommes, de catégorie socio-professionnelle élevée. Ils ont 35 ans en moyenne, avec tout de même plus de 20% d’entre eux qui dépassent la soixantaine. La moitié habite en Ile-de-France, l’autre est en province, sachant que cette dernière part progresse. Il n’y a plus de conditions de ressources pour devenir client Boursorama. Et les entreprises ? On a lancé en janvier une offre pour les professions libérales et les entrepreneurs individuels. On ne fait pas de financement pour le moment. Notre cœur de cible reste les particuliers. Banque en ligne signifie banque sans agence. Quid du contact avec les clients ? Nous ne les voyons jamais. POur autant, nous sommes toujours en contact avec eux. Tous les services passent par le site De nouveaux concurrents sur la banque en ligne élargir notre offre », insiste la dirigeante qui n’hésite pas à rappeler ses avantages. « Notre gamme est complète. Vous pouvez n’avoir que Boursorama comme banque ce qui n’est pas le cas avec d’autres. » Le modèle Boursorama est « dans l’ère du temps et fonctionne bien ». Et oui, « il y a de la place pour r 700 COLLABORATEURS CONTRIBUENT AU DÉVELOPPEMENT DE BOURSORAMA, DONT 250 À LA DIRECTION CLIENT. » plusieurs modèles », y compris le maintien des conseillers physiques, de proximité. « Mais la question, souligne Marie Cheval, est de savoir si les clients sont prêts à payer pour ces services. Je pense qu’on n’aura jamais d’agence mais on pourrait faire du conseil plus haut de gamme… » 14 BIO EXPRESS 1974 Naissance à Paris 1999 Diplômée de l’Ecole nationale de l’administration (ENA) 1999 Entre à l’Inspection générale des finances, jusqu’en 2002 2002 Rejoint les services financiers de La Poste, qui deviendront La Banque Postale en 2006 2011 - 2013 Intègre le groupe Société générale Depuis Mars 2013 Directrice générale de Boursorama « Boursorama a été copié sur tout » ou l’application mobile. On envoie beaucoup d’alertes par SMS lors d’un retrait à un distributeur de billets par exemple, un paiement supérieur à 200 € ou en cas de dépassement de plafond. Aucun conseiller ? Le client n’a aucun conseiller dédié mais peut en appeler quand il veut. Nos pôles de conseillers sont à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) mais répartis en agences virtuelles dans lesquelles chaque client est affecté. Notre parti pris est de laisser le client autonome. C’est en cela que notre business model diffère des banques classiques. Celui qui ne veut rien faire tout seul et voir son conseiller en face-à-face sera malheureux chez Boursorama. Le coût de gestion par client doit être compétitif. Si l’on tarifie moins, nos services doivent être les meilleurs. Avez-vous plus de développeurs que de conseillers ? On n’est pas un gros ordinateur ! Nos 700 collaborateurs dont 250 à la direction client, sont bien réels. On a les services d’une banque classique avec des personnes qui ouvrent les comptes, montent les dossiers de crédit… Notre département informatique est forcément très important car notre site Web est notre unique canal. Nous avons une vingtaine de développeurs. Qu’est-ce qui vous permet d’être rentables ? On a moins de tarifs de commissions et plus de marge d’intérêt qu’une banque classique. On ne communique plus nos chiffres depuis que nous ne sommes plus cotés en bourse, de façon à ne plus fournir nos informations financières à nos concurrents. On nous a copiés sur tout  : 80 € offerts pour une ouverture de compte, carte bancaire gratuite, modification instantanée du plafond de carte bancaire… Que vous apporte la Société Générale, votre actionnaire ? Boursorama est une entreprise autonome. Cela dit, être adossé à une grande banque rassure. D’ailleurs ce sera intéressant de voir si les clients vont faire confiance à Carrefour, Orange… Quel est le degré d’investissement ? Nous travaillons beaucoup sur les interfaces qui se périment très vite. On a refait notre site et toutes nos applications l’année dernière. C’est sur ce point qu’on est le plus comparé. On a mis 10 ans à construire et installer nos process. Idem pour la notoriété. Comme on ne nous voit pas dans la rue, on doit beaucoup communiquer, notamment à la télévision. Les budgets de communication sont importants, surtout cette année mais cela reste top secret. Qu’est-ce qui attend Boursorama ? On vise plus de deux millions de clients en 2020. En attendant, on est une grosse PME. Notre enjeu est de savoir comment grandir en gardant notre esprit start-up.
LUNDI 22 MAI 2017 LE PARISIEN 5 www.leparisien.fr/ecoMÉDIAS ET COMMUNICATION ÉCO twipe_ftp Macron, c’est aussi une marque de sport BUZZ L’équipementier sportif italien Macron profite de l’élection du président de la République pour communiquer et faire connaître sa marque. Celle-ci s’affiche en Une du quotidien « l’Equipe ». PAR CYRIL PETER Vous avez dit Macron, le nouveau président ? Non, l’équipementier sportif italien du même nom, qui profite de l’élection du candidat d’En Marche pour mieux se faire connaître en France, son deuxième marché étranger derrière le Royaume-Uni. Depuis jeudi, l’entreprise bolognaise s’affiche en Une du quotidien sportif « L’Equipe », avec le message suivant  : « Technical sportswear, Italy 1971 ». De l’anglais pour affirmer son caractère européen, Macron réalisant 60% de son chiffre d’affaires (70 M € ) sur le Vieux continent. « J’aime bien l’image d’Emmanuel Macron, reconnaît le PDG Gianluca Pavanello. Il est jeune, croit en l’Europe. Ses idées collent bien à notre entreprise  : européenne, tournée vers l’avenir, qui emploie de nombreux jeunes. » Ce n’est donc pas un hasard si l’opération publicitaire intervient après le deuxième tour. « On a trouvé que c’était opportun, mais pas pendant la campagne présidentielle », concède-t-il. Et si Marine Le Pen avait été élue ? « On l’aurait fait quand même, parce que nous voulons continuer à progresser en France. » LE NOM VIENT DU GREC « MAKROS », « GRAND » REJOIGNEZ UNE ENTREPRISE QUI SE RÉINVENTE CHAQUE JOUR. SURVEILLER LE RÉSEAU FERRÉ AVEC DES DRONES EST UN EXEMPLE DE NOTRE PERPÉTUELLE RECHERCHE D'INNOVATION. SNCF RECRUTE 3500 TECHNICIENS, TECHNICIENS SUPÉRIEURS ET INGÉNIEURS SUR SES MÉTIERS TECHNIQUES. 71 SNCF RECRUTE SUR SN.CF/METIERS En manque de notoriété, loin derrière l’Américain Nike et l’Allemand Adidas, la marque italienne n’hésite pas à sortir le chéquier. Etalée sur trois semaines, la campagne a coûté 200 000 € , soit autant que son budget publicité en France l’an passé. « Cette année, on devrait doubler la mise », estime le PDG. En France depuis 8 ans, Macron ne prévoit pas de spot télévisé, ni de mener une campagne identique dans d’autres pays. Si l’entreprise transalpine est « aidée » par cette actualité française, gare à ne pas se louper, avertit Gianluca Pavanello  : « C’est une opportunité mais aussi un risque. A nous de bien négocier cette grande vague. » La recette ? D’abord rappeler son histoire  : le fondateur, qui s’est inspiré du mot grec « makros » dont la signification est « grand », n’est pas l’oncle d’Emmanuel. Puis communiquer sur ses produits (survêtements, ballons…) à travers les sportifs que Macron sponsorise. Comme les footballeurs de la Lazio Rome et du Sporting Lisbonne, les rugbymen de la sélection écossaise portent une tunique estampillée Macron. En France, le logo figure sur le pectoral droit des footeux de l’OGC Nice et des quinzistes du Biarritz Olympique, entre autres. En quête de visibilité, Macron est sur le point de signer deux L’équipementier sportif sponsorise, notamment, l’équipe de foot de l’OGC Nice de Mario Balotelli. contrats, avec un club de Ligue 2 de football et une équipe du Top 14 de rugby. « D’ici la fin de l’année, on veut encore deux ou trois clubs professionnels, dans le football et le rugby, les deux sports majeurs en France », annonce le dirigeant. idliM11> m acres TECNNI CALSPORTSVVEAR ITALY 1971 - FRANCE 2017 Crédit photo  : Fotolia LP/FRÉDÉRIC DUGIT.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :