Le Parisien Economie n°522S 22 mai 2017
Le Parisien Economie n°522S 22 mai 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°522S de 22 mai 2017

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Le Parisien Libéré

  • Format : (280 x 360) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : marché des seniors, une vraie mine d'or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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twipe_ftp LE PARISIEN LUNDI 22 MAI 2017 ÉCO 16 REBONDIR @LeParisien_Eco Mission café pour l’ancien soldat VIRAGE Afghanistan, Tchad… Ancien militaire, il a enchaîné les missions avant sa reconversion dans la restauration. PAR CYRIL PETER Mais qu’est-ce qu’on f ou t là ? » En charge de la protection d’une base militaire française au Tchad, Joris et son futur associé ont « une révélation » en survolant le Sahara  : le temps est venu de quitter l’armée de l’air pour entreprendre. « J’en avais marre des supérieurs pas toujours compétents », justifie Joris, très cash. A leur retour en France, le Parisien et son collègue décident d’ouvrir un café à Dijon (Côte-d’Or), où ils sont basés. UN ACCOMPAGNEMENT Comme la plupart des militaires sur le départ, Joris, aujourd’hui âgé de 30 ans, frappe à la porte de l’agence de reconversion du ministère de la Défense (lire ci-dessous). Et demande un « congé pour création d’entreprise » (CCRE). Grâce à ce dispositif, le fusilier-commando, qui a combattu les talibans en Afghanistan, continue de participer aux missions de son unité tout en peaufinant son projet. L’accompagnement dure deux ans. La première année, il touche chaque mois son salaire sans primes (1 300 € net), moitié moins la suivante. « Au démarrage, je n’avais pas besoin de payer le RSI », sourit-il. Autre avantage  : en cas d’échec, il peut réintégrer l’armée. LP/THOMAS HAZEBRO. « On a l’habitude que l’armée fasse tout pour nous. Mais une fois dans le civil, on doit se débrouiller », observe-t-il. Pendant ses congés, Joris suit une formation payante, en partie remboursée par l’armée, pour les nouveaux franchisés du restaurateur Columbus café. En immersion dans un « coffee 10 TENDANCES POUR ÉVITER DESEFAIRE UBÉRISER... « On consultera leVictor comme les juristes consultent le Dalloz » Maurice Lévy, Président du Directoire, Publicis Groupe shop », il apprend le métier de « barista », qui sert et vend boissons, salades, sandwiches… « HORAIRES À RALLONGE » En parallèle, Joris, qui a arrêté les études en seconde, peine à financer son commerce. Un an et demi s’écoule entre le refus de son établissement bancaire, qui pointe du doigt son inexpérience et un faible apport de 45 000 € , et l’obtention de deux pr ê t s p our un t o t a l de 325 000 € . « J’ai eu des super chefs qui m’ont laissé voir toutes les banques de Dijon », insiste-t-il. Les premiers mois, le jeune gérant mise sur ses capacités physiques qu’il a développées à l’armée. « Je faisais des horaires à rallonge, sans pause, de 6 heures à 21 heures, sept jours sur sept. Avec mon associé, on a battu le record de chiffre d’affaires  : 1 600 € en deux heures, A l’armée, les reconversions professionnelles se préparent en amont. « On essaie de commencer 18 mois avant la fin du contrat », précise le lieutenant-colonel Jean- Philippe Enderlé, chef du pôle Défense Mobilité à Lyon. Cette agence nationale du ministère de la Défense accompagne 13 000 « reclassés » par an, dont 2 000 conjoints qui « subissent les conséquences des mutations ». La majorité d’entre eux s’orientent vers le privé (80%). Un centre de formation les prépare à 42 métiers, dans l’aéronautique « « ON A L’HABITUDE QUE L’ARMÉE FASSE TOUT POUR NOUS. MAISUNE FOIS DANS LE CIVIL, ON DOIT SE DÉBROUILLER » Dijon (Côte-d’Or). A 30 ans, Joris est un patron heureux. Son entreprise fait travailler onze personnes, dont deux manageurs qui l’épaulent au quotidien. pour un panier moyen de seulement 6 € . » Quatre ans après l’ouverture de ce café, situé dans une allée très fréquentée d’un centre commercial, le patron n’est plus derrière le comptoir. Parmi ses onze employés, deux manageurs l’épaulent, notamment pour recruter. « En pleine étude de marché », Joris fait actuellement le tour des banques pour créer un deuxième café dans la région. « Avec un magasin qui tourne, des équipes déjà formées et de l’expérience, c’est plus facile de convaincre le banquier ! » Un organsime spécialisé dans la reconversion des militaires et les espaces verts notamment. Des entreprises partenaires, comme la SNCF, s’engagent à étudier les candidatures de Défense Mobilité. En 2015, 60% des militaires de rang, sousofficiers, officiers, exmilitaires au chômage, civils et conjoints, passés par l’agence, ont trouvé un emploi dans l’année suivant leur départ. Quant aux aspirants entrepreneurs, ils peuvent bénéficier des conseils de patrons, via un programme mis en place avec le Medef.C.P.



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